Stanislas Karkaroff – Where my demons hide

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MessageSujet: Stanislas Karkaroff – Where my demons hide   Ven 15 Avr 2016 - 16:38

DON'T BLINK ♛
NOM Karkaroff
PRENOMS Stanislas, Simon
SURNOMS Stan, Stany, Stanis
NATIONALITE Anglo-bulgare
AGE 17 ans
SEXE Homme ♂
ORIENTATION Hétérosexuel
DATE DE NAISSANCE 13/01
MAISON Serpentard

S t a n i s l a s ' t h e m e:
 
YOU'VE GOT A PRETTY KIND OF DIRTY FACE
Random facts ♛ Son uniforme est toujours impeccable ♛ Il prend un café le matin ♛ Il ne parle pas avant d’être douché ♛ Ses yeux sont partout ♛ Il est très jaloux et possessif ♛ Stan adore les sortilèges ♛ Et la DCFM ♛ #Sterilis est le sort qu’il utilise le plus, sur ses propres mains ♛ Stan jure en russe ♛ Il a horreur de l’impolitesse ♛ Et du manque de respect ♛ Il dépense son argent dans les vêtements de marque ♛ Mais aussi dans les livres d’auteur ♛ Il fume régulièrement du tabac de sorcier ♛ Stan et son père boivent un shoot de whiskey pur feu à chaque retrouvaille ♛ Il est très adroit sur un balai mais préfère utiliser la poudre de cheminette ♛ Xénophobe vis-à-vis des créatures magiques ♛ Stanislas fait du piano depuis ses sept ans ♛ Il porte quelques bagues dont une d’armurerie familiale ♛ L’amortencia qui le définit sens la menthe poivrée, la forêt fraîche et la pomme ♛ Il lui arrive de rougir ♛ Il fera passer ce phénomène par un frisson de froid ou un coup de chaud ♛ Il dort en serrant son oreiller dans ses bras ♛ Magie noire & magie blanche ♛ L’étude des moldus lui apparaît absurde ♛ Stan suit les cours d’étude des runes et d’arithmantie ♛ Son épouvantard l’enveloppe dans un voile d’obscurité infini ♛ Stan a donc la phobie du noir complet ♛ Il sait apprécier la beauté d’un serpent, d’une araignée et même d’un cafard ♛ Pour autant il préfère les chats, plus élégants ♛ Il a un bon potentiel magique ♛

Répartition

Son visage est une éloquence muette. Entre chaque sourire se lit un méfait dissimulé. Entre chaque regard de ses yeux clairs on y contemple une noirceur magnétique. Ce sont ses lèvres relevées en coin, l’air moqueur, ce sont ses iris bleues qui scintillent pour te leurrer, ce sont ses gestes calculés et cette attitude travaillée. Respect, droiture, froideur, provocation, intensité et brûlure au fond des mots. Qui es-tu pour le regarder avec innocence ? Comment est-il encore possible que quelqu'un ait effacé sa suspicion, toute emprunte de méfiance à son égard ? Il ne fait naître que des questions et appels de mise en garde. Tout le cri et l’alerte, alors pourquoi t’approches-tu encore ?

Fascination, curiosité, exaspération, incompréhension. Tu te perds dans le torrent des pensées qui envahissent ton esprit au moment même où il fini sa phrase, cette phrase acide. Il est une machine à attiser la haine, mais il draine de ton cœur l’admiration que tu lui cache, par de beaux mots renversés. Sûrement sait-il déjà qu’il ne manque plus qu’un pas pour qu’il t’attrape entre ses bras. Et t’y serre. Tendrement. Doucement. Une étreinte venu de l’éden, qui t’enveloppe d’illusion.

Tout n’est qu’un mirage.

Et ce vil serpent au visage imaginaire s’occupe seulement de te serrer dans ses anneaux. Il n’a qu’un but, celui de se satisfaire. S’il te veut, il t’obtiendra. Tu seras sa proie, pour une heure, une journée, une soirée, une semaine, un mois, des années. Il continuera de te serrer dans ses bras, froids. Il aura choisi après une réflexion étudiée de t’enlacer avec soin et délicatesse, ou bien de t’étrangler dans l’étouffante oppression qu’il a apprit à exercer.

Dans le premier cas, ne t’avise pas de te glisser hors la chaleur naissante à son torse, quand bien même tu en seras devenue libre ; trahi, il se nourrira de la rancune que tu auras fait naître pour établir une vengeance fatale. C’est toujours lui qui choisi comme l’histoire se finit, encore plus si son cœur tait l’humanité qui s’y tapit. Alors ne le laisse pas si tu as le privilège de trouver la chaleur de ses bras. L’attention de son regard. La protection de sa ruse. Le soutient de son ambition. Farouche, il l’est. Mais loyal tout autant. Loin des fourberies, à l’écoute de ses sentiments, le serpent se fait plus docile, mais jamais ne sera domestiqué.

Le dilemme est peu clair à première vue ; s’en faire un ami précieux ou un ennemi inoubliable. La frontière est si fine pourtant, que le choix n’en demeure jamais simple. La peur t’incite à fuir ou à obéir. La fascination à te méfier ou t’y abandonner. Puis, lorsqu’il s’ouvre davantage, ses intentions te laisseront perplexe et son intellect rare déterminera ta décision finale.

N’oublie pas une chose ; surveille-le chaque jour. Il file entre tes doigts alors que son venin glisse déjà dans tes veines.
COME IN THE DARK SIDE
I WAS LYING TO YOU BABY ♛


Dernière édition par Stanislas Karkaroff le Lun 9 Mai 2016 - 22:10, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Stanislas Karkaroff – Where my demons hide   Ven 15 Avr 2016 - 16:43

We're

Karkaroff
Prospérité
Sagesse
Pouvoir
Rigueur
Gloire
Loyauté
Dignité

Blason : Dragon couronné, fond rouge li de vin, ornements dorés

Devise : Хитростью можно взять льва силой даже не крикет, littéralement "Par la ruse on peut prendre un lion, par la force pas même un grillon"

Spécialité : La magie noire s'enseigne au sein même de la famille

La famille Karkaroff est une large lignée de sorciers slaves au sang-pur ; depuis sa naissance, elle s'est divisée en plusieurs branches, qu'on retrouve notamment en Russie, Bulgarie et Ukraine. Éparpillées en petites familles dans l'Europe de l'Est, les Karkaroff ont gardé comme point commun l'aversion des moldus et les traditions aristocratiques de sangs-purs.

Autrefois - des siècles de ça - marchands ambulants ou antiquaires, le sens des affaires est inné chez chaque membre des Karkaroff ; leur stratégie aiguisée les a conduit à gravir les échelons de la haute société et la préservation de leur sang pur a constitué leur notoriété. Ils se sont rapidement fait une place auprès d'individus très importants ou influents ; obtenant eux-mêmes, au cours du temps, une renommée puissante. Cette habitude étant restée, il est de coutume chez les Karkaroff de choisir ses alliés avec grande minutie ; la vie, ce n'est que les relations.

La famille est une très grande lignée, mais pour la plupart des sorciers portant son nom, ils ont une assez bonne réputation avec pour opinion politique le pro-sang-purs librement revendiqué. Étant un nom important dans le commerce magique, ils ont d'autant plus d'influence. Leur richesse leur donne raison. Il n'est pas rare qu'un Karkaroff soit médicomage ou commerçant de luxe.

« Are monsters born or created ? »

TSVATAN KARKAROFF

RELATIONS FAMILIALE:
 

Riche homme d’affaires Bulgare, propriétaire d’une lignée de magasin de magie noire, réputé pour son caractère sévère. Le sorcier est craint autant que respecté. Il est également reconnu dans le monde magique pour sa richesse, et officieusement, pour la réputation de mage noir qui poursuit la famille Karkaroff.

C'est un homme constamment occupé, qu'il est rare de voir autrement qu'en train de travailler. Très souvent en déplacement afin de signer des contrats, entretenir la qualité de ses boutiques ou parler affaire, Tsvatan est quelqu'un d'actif et travailleur. Également persuasif et disposant d'une influence importante, Karkaroff est une pointure dans le commerce magique ; il veille d'ailleurs à conserver cette image élogieuse et se conforme naturellement au comportement aristocratique - qui le rend d'autant plus admirable.

Les activités commerciales et autres déplacements pour affaires ne sont néanmoins pas très nettes. Outre le fait qu'il s'agisse de ventes d'objets dangereux, obscurs, rares voire interdits, les entretiens professionnels de monsieur Karkaroff sont parfois une excuse pour se rendre à d'autres réunions secrètes.

En effet, Tsvatan Karkaroff est un fidèle partisan de Lord Voldemort. Issu d'une famille sang-pur qui adulait le seigneur des ténèbres, il rejoint tout naturellement les convictions du mage noir. Cependant, plus méfiant et réfléchit que certains membres de sa famille, Tsvatan n'a jamais mis aucun de ses enfants dans la confidence ; pas même sa femme. Craignant que les forces aurors ne le démasquent un jour, ou que Lord Voldemort lui-même rende son identité secrète compromettante, Tsvatan voulait être certain que ni sa progéniture, ni sa femme ne puisse être impliqué.

Lorsque sa famille et lui vivaient en Bulgarie, ses activités Mangemorts étaient moins difficiles à accomplir. Le seigneur des ténèbres étant à des lieux de son pays, Tsvatan s'appliquait à grandir le parti Mangemorts en réaliser des missions importantes en toute quiétude sur les terres slaves. Y compris lors de la disparition de Voldemort ; Tsvatan est un loyal partisan qui échappa aux autorités et aux traîtres. Dans l'ombre, il poursuivit les tâches que le maître voulait accomplir – il sévit également sur les infidèles, ce qui lui valut une certaine reconnaissance de Voldemort à son retour. Corrompu par la magie noire, ses ambitions pour les Mangemorts sont effrayantes.

Tsvatan garde donc secrète cette identité de mangemort, néanmoins il ne se prive pas d'instiller une propagande subliminale pro-sang-pur dans sa demeure, espérant au passage influencer ses enfants à rejoindre le parti qu'il juge être le bon, lorsque le moment sera venu. A mesure que les années passent, Karkaroff Père s'aperçoit bien que Stanislas est celui qui dispose du meilleur potentiel à devenir Mangemort, quand d'un autre côté, il déplore l'opinion progressiste de sa fille, Nastia ; il espère cependant que Stanislas saura convaincre sa cadette. Enfin, même si son héritier est moins déterminé dans ces convictions, Tsvatan se persuade que Nikolaï finira par faire le bon choix.

Monsieur Karkaroff a peu de temps pour sa famille, pourtant ceci ne l’empêche pas de la chérir avec force et dévouement. Son fils aîné est le trophée où il dépose toutes ses aspirations futures, ne se souciant pas de charger ses épaules. Les trois autres sont tout autant de réussite avec chacun un domaine de prédilection ; il rêve de les voir répandre son nom et propager leur pureté. Sa fille est sa petite chérie, qu’il taquine beaucoup et chouchoute tout autant. Quant à sa femme, elle est toujours l’amour de sa vie, veillant dans son ombre et le soutenant avec tendresse.

« Be the worst you can be. »


UNDERCONSTRUCTION arrive sous peu wsh

« Greatness lies in his power of thought. »





QUI SONT-ILS





QUI SONT-ILS


[ NO MUGGLE ]




Dernière édition par Stanislas Karkaroff le Jeu 26 Mai 2016 - 14:32, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Stanislas Karkaroff – Where my demons hide   Ven 15 Avr 2016 - 16:51






Chapitre I – Septième année



Avril 1997

Rencontre inopinée - 16 Avril En se rendant à la bibliothèque, Stanislas surprend une dispute entre Gabrielle T. Rosier et le professeur Carter Martinelli. Stan se fait discret jusqu'à la sortie de sa camarade, où il l'intercepte. (abandonné)


Mai 1997

La menace du serpent - 12 Mai Suite à des résultats médiocre en potion, Stanislas intercepte un élève doué en la matière. Cependant, Morange Tiller est un Sang-De-Bourbe... Ces entres-vues doivent rester secrètes.(terminé)

Royals - 19 Mai C'est l'anniversaire de Charlie K. Grant, la meilleure amie de Stanislas. Il ne peut décemment pas manquer un événement de si haute importance. Ainsi se rend-t-il faire la fête en compagnie de ses camarades Serpentards pour célébrer la naissance de cette peste. (en cours)

Sick & Full of pride - 20 Mai Tentative de révision pour les examens à venir en compagnie de Blaise Zabini. Malheureusement, la concentration est difficile à garder. (en cours)

Le chant du cygne - XX Mai Lors d'un repas à la grande salle, Hope Westminbrook agit soudainement de façon énigmatique ; imite-t-elle une poule ? Tout les élèves présents assiste à cette honteuse prestation, alors que Stanislas aide Charlie Grant et Alycia McWood à sortir Hope de la grande salle. (terminé)

Engagement - 31 Mai Stanislas reçoit un courrier de son père qui lui annonce ses fiançailles prévues avec Hope Westminbrook. Se sentant trahi et en colère, Karkaroff invite Hope à le rejoindre après le couvre-feu pour parler de cette nouvelle inattendue. (en cours)


Juin 1997

Hatred and darkness - 1er Juin Après une séance de révision en salle commune avec Charlie K. Grant, les deux meilleurs amis tombe sur un conflit entre maisons, impliquant Lilianor A. Zyskowski, Morange Tiller et Neville Londubat. (en cours)

La loi du plus fort - 4 Juin Pour se changer les idées et prendre l'air, Charlie K. Grant entraîne Stanislas voguer sur le lac noir. Evidemment, il était impensable que tout se déroule sagement... (terminé)

Cunning folks - 8 Juin Stanislas et Lilianor Zyskowski s'adonnent à des entraînements en magie noire et legilimancie/occlumancie, dans les couloirs Interdits... (en cours)

Heralded by thunder - X Juin Retour attendu et presque inespéré de Daphnée Greengrass au haut de la tour d’Astronomie, en compagnie de Hope Westminbrook. (en cours)

The fuck is a bezoar ? - X Juin Dernier cours particulier de potion entre Mésange et Siffleur. Pour cette ultime classe, Morange Tiller propose à Stanislas une expérience pratique. Boom. (en cours)

Pretty little liars - 12 Juin Lucy Roseburry, qui se fait passer pour une certaine Sophia auprès de Stanislas, lui donne rendez-vous près du lac pour lui avouer son mensonge... Du moins, elle le croyait. (en cours)

Bataille de Poudlard- 25 Juin Durant la bataille, à laquelle Stanislas ne prend pas particulièrement part, le fils Karkaroff s'aperçoit que ce n'est pas son combat et que la cause Mangemort est perdue. (terminé)


Juillet 1997

Cooking time - 4 Juillet Avez-vous déjà vu un sang pur de l'aristocratie sorcière faire la cuisine façon moldue ? Charlie Grant vous offre ce spectacle. (en cours)

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Dernière édition par Stanislas Karkaroff le Dim 3 Juil 2016 - 16:10, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Stanislas Karkaroff – Where my demons hide   Mar 24 Mai 2016 - 18:55

« Legilimen »


dans l'esprit de Stanislas



to be continued
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MessageSujet: Re: Stanislas Karkaroff – Where my demons hide   Jeu 26 Mai 2016 - 14:33


 
 
FERMÉE Ϟ VEROUILLÉE Ϟ INTERDITE Ϟ ENSORCELÉE Ϟ BLOQUÉE Ϟ CADENASSÉE Ϟ SCELLÉE Ϟ SOUS CLEF


Malle de Stanislas

« A l’intérieur se trouvent… »
Des manuels de cours, rangés par ordre alphabétique et selon leur fréquence d’utilisation •• Une paire de gants en cuir de dragon •• Une cape d’hiver avec doublure •• Une écharpe de sa maison •• Plusieurs chemises, pulls et gilets aux couleurs de Serpentard •• Des pantalons d’uniforme gris et noir •• Sa cravate verte et argent soigneusement repassée •• Un chapeau pointu de sorcier noir •• Des caleçons aux nuances sobres
Quelques vêtements décontractés  •• Chaussures cirées et rangers en cuir •• De la littérature bulgare •• Des recueils de poèmes •• Son cartable en bandoulière •• Un album photo sorcier •• Du parfum pour homme •• Du tabac •• Des carnets •• Un chat en peluche •• Une montre de son père •• Une trousse de toilette •• Des fioles vides



Fiche de duelliste
Âge : 17 ans
Métier : Élève à Poudlard
Alignement : //
Seuil de base débutant : 37
Seuil de base intermédiaire : 47
Seuil de base avancé : 57

Traits de personnalité
Solitaire
Stanislas agit mieux seul. 3 points de bonus sont appliqués lorsqu'il combat seul ou très éloigné de ses alliés. 34 - 44 - 54
Vite fait, bien fait
Stanislas déteste quand un combat traîne en longueur et se donne à fond pour que ce soit fini le plus vite possible. Le bonus de +2 s'applique lors des trois premiers tours de combat. 35 - 45 - 55
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MessageSujet: Re: Stanislas Karkaroff – Where my demons hide   Mer 29 Juin 2016 - 0:33

Souvenir #1


It's dark inside
Résidence Karkaroff,
vacances d'hiver 1997 - 22:49


(Stanislas et Charlie sont dans la chambre du premier cité ; haletants, amusés, complices. Leur activité secrète passe inaperçue, grâce à d'immenses efforts pour se faire discrets. Dans un dernier souffle, le jeu s'achève. Stanislas regarde Charlie avec un sourire insolent – satisfait. « Respire, mh ? Ils n'ont rien entendu. »)

Charlie adresse un dernier regard enjôleur au slave avant de fermer délicatement les yeux, et s'affale sur son corps musclé comme sur un matelas, encore essoufflée. « Sérieux Stanislas, tu crois que je m'inquiète qu'une personne de ta famille déboule dans ta chambre et te voit en pleine action avec une sang-mêlée ? Pff, n'importe quoi. » Sans perdre de son sourire, Stanislas enlace d’un bras le corps de sa meilleure amie, laissant traîner ses doigts en une caresse légère contre son épaule. Un rire nerveux secoua son torse. « C’est vrai que tu as l’air très détendue, quand il y a des pas dans le couloir. » Son souffle s’apaise alors qu’il porte une main aux cheveux de Charlie. « Essaie de vivre avec trois frères aussi fous que moi, qui passent leur temps à te faire des mauvais coups en déboulant en trombe dans ta chambre. Tu vas voir que t'en développes des réflexes » répond-elle du tac au tac, suscitant une risette amusée sur le visage du brun. « Si tu omets la partie ‘sang-mêlée’, on ne risque pas grand-chose. »

Les doigts de fée de Stanislas l'endorment presque, lorsqu'elle déballe un « Ils sont pas au courant pour la partie ‘sang-mêlée’ ? » juste un brin agacée. Aussitôt que le sujet dérive sur la qualité de sang de Charlie Grant, l’air s’électrise imperceptiblement. « Figures-toi que ce n’est pas le genre de détails qu’ils me demandent quand j’invite quelqu’un. Mais si c’était le cas, je doute que mon père s’en soit montré ravi. » Heureusement, ses parents lui faisaient confiance. Il place un bras sous sa tête. « Ni même ma mère. Elle adore ton intérêt pour les potions ; on peut bien s’arrêter à ça. » Le ton de sa voix est calme, mais grave. « Tout le monde s’en porte mieux ainsi. » La tension monte légèrement ; Charlie n'est pas du genre à tout faire pour que celle-ci redescende pour s'extasier sur une belle et longue sérénité. « Je t'en prie ─ pourquoi donc ? » Question purement rhétorique. « En fait, du moment que je suis une adorable sang-pure aux notes potables, je peux me permettre de franchir le seuil de la porte des célèbres Karkaroff en affichant clairement mes origines ? » elle n'a pas bougé ; seulement perdu son sourire provocateur. Le ton sifflant qu’emprunte Charlie interpelle le garçon. Elle détourne le regard dans un soupir de contrariété et commence activement à faire des cercles sur le bras de Stan, tandis que son cœur s'emballe.

Dans une profonde inspiration, il examine sa plainte – certes, elle était fondée. C’était une insulte envers sa valeur, une injure à son sang. Il fronce les sourcils, sérieux. « Ce sont leurs règles ; et je me dois de les suivre. » La blonde déroba son visage et Stanislas leva les yeux au ciel, sensiblement irrité par son accusation. « Est-ce vraiment important ? Au final, tu es bien là. Dans ma chambre. Dans la demeure de mes parents. Et nous passons de bonnes vacances. » Tentant d’apaiser la petite blonde, il la serre doucement contre lui. Elle écoute attentivement les graves paroles de Stanislas et décide de relever le visage vers son camarade, confortée. « Ouais, t'as raison. Ce serait vraiment stupide de tout gâcher. » Une nouvelle lueur d'envie s'allume soudain dans ses iris foncés et Charlie s'empare pour la énième fois des succulentes lèvres du Serpentard. La brillance dans son regard fait naître sur les lèvres de Stan un sourire désireux. Quoi de mieux que de balayer cette conversation dans un baiser appétissant. Les doigts de Charlie font frissonner son échine alors qu’il savoure le goût de ses lèvres et parcourt son dos de ses mains. Mais elle rompt aussitôt l’instant de délice. « T'es d'accord avec eux ? »

Stan lui adresse un regard blasé. « Quoi ? » Le temps de remettre en place le contexte. « Au sujet de ton sang, tu veux dire ? » Nouveau soupire, alors qu’il passe une main fatigué sur son visage. « Je m’en fiche que t’ais un moldu dans ta famille. Ou que tu fricotes avec un d’eux parce que ta mère l’a choisi. » Pause. « Mais les moldus n’en restent pas moins une sous-race. Dangereuse, en plus. Là, je suis d’accord. » Déclare-t-il. Charlie ressent l'exaspération dans son ton ; dans ses gestes lents ; au fond de son regard blasé. « Attends ─ quoi ? J'ai du sang moldu dans les veines, je te rappelle. » Il l'a vexé. La blessure se lit dans son regard froid et résonne dans ses mots envoyés comme des couteaux. Nouveau froncement de sourcil de la part du slave. « Tu déformes mes propos. Ça n'a rien à voir. » Mais elle s'esquive après un rire sarcastique. Sans rien ajouter, elle ignore Stanislas et s'empare d'une de ses cigarettes. Dans le même temps, le brun se redresse et vient s'adosser contre la tête de lit, l'air grave. La voilà vraiment blessée, il le sait.

Il peut le comprendre dans ses gestes et dans son attitude. « Charlie. » réessaye-t-il sur un ton égal. La blonde allume la clope et s'éloigne sur le côté, silencieuse. « Laisse tomber. » Soupire. Elle est butée. « T'as peut-être du sang moldu dans tes veines. Mais t'es pas une moldue. T'es pas comme eux. » Une marque de dégoût empreinte son visage une seconde. « Ce sont des putains de barbares, Charlie. » Avec leurs armes à feu, leurs machines fumantes qui brûlent la terre, leur haine des sorciers née de l'envie et de la jalousie. Il reprend. « Si un de ces chiens menaçait de te toucher, ou de te brûler comme ils l'ont fait à Llanelli, je le réduirais en cendre. Parce que tu compte pour moi et que ton sang mêlé m'indiffère. T'entends ? » Il y a une once d'agressivité dans sa voix, à l'idée de la menace moldue. Alors il prend la cigarette de la bouche de Charlie et tire une latte avant de continuer d'un ton très sombre. « Je pourrais les briser un par un, ces déchets. » Il regarde dans le vide, repense aux crimes moldus envers la communauté magique. « Mais toi, tu n'as rien à voir avec eux. Tu es au-dessus. Et je n'ai rien à foutre de ton ancêtre moldue. Tu ne l'as pas choisi. Et sans ça, tu ne serais pas là. » Cette hypothétique absence le blesse, mais il ne le dit pas. Aspirant une nouvelle bouffée de nicotine, il replace doucement la cigarette entre les lèvres de Charlie. Alors, elle se relève, plonge son regard encore heurté dans celui de Stanislas, et ressent toute sa sincérité. Elle accepte sans broncher la clope qui vient se poster de nouveau entre ses lèvres, et sourit tandis qu'elle commence à caresser tendrement son avant-bras. « Ils ne sont pas tous comme ça. » essaie-t-elle, alors, tentant de le raisonner.

Sentant le regard de Cha posé sur lui, le sorcier cille, puis parcourt de ses prunelles bleues les murs de sa chambre. « Pourquoi penses-tu que le gouvernement avait instauré le Code International du Secret Magique ? » Désormais plus docile, le dialogue est diplomate ; jusqu’à ce que le slave prenne la main de Charlie dans les siennes – comme si parcourir sa paume l’apaisait. La rebelle se laisse faire et repose sa tête sur son épaule. « Ils nous haïssent, pour la grande majorité. Alors que nous leur sommes supérieurs ; ils ont attribué à certaines divinités des pouvoirs que nous possédons, nous sorciers. Mais ils nous chassent lorsque nous nous dévoilons. » Ricanement ironique. « Les sorciers se sont cachés durant des siècles, mais ce devrait être à ces vermines de s’incliner. Pourquoi devrions-nous les aimer, alors qu’ils ont tenté de nous éradiquer ? Même entre eux, ils ne savent pas se tolérer. » Charlie souffle la fumée laiteuse du tabac qui ondule dans l’atmosphère. « Putain ─ on dirait le discours d'un mangemort sérieux, écoute-toi. » remarque-t-elle en ricanant.

Le sorcier accueille sa remarque d’un rictus forcé. Un mangemort. Cette faction extrémiste guidée par le plus grand mage noir de tout les temps ; rien que ça. Une telle comparaison aurait pu l’offusquer – aurait dû. Mais il se contenta d’un sourire amère, car il savait ; que de nombreuses fois l’idée lui avait traversé l’esprit et que tôt ou tard, ses opinions se concrétiseraient par une prise de partie. Celle qui lui semblerait la plus juste, la plus méritée et honnête. Suprématie sorcière, asservissement des moldus, droits du sang. « Vraiment. » dit-il d’une voix éteinte. La répartie de Charlie ne semblait pas l’étonner. Elle relève la tête vers lui ; son regard la fuit soudain comme la peste, et Charlie s'offusque. « Comment ça ‘vraiment’ ? » Il a la voix vide, creuse, tandis que celle de la blonde reste alarmée. Alors il saisit la cigarette d’entre ces lippes savoureuses et aspire à nouveau son air vicié. Une fois qu'il eut fini de tirer, Charlie la reprend brusquement d'entre ses lèvres. Elle veut sa réponse ; aussi choquante puisse-t-elle être à avaler. « Stanislas ? » l'interroge-t-elle, ne voulant définitivement pas y croire. Et, oh, ce n'est pas bon signe quand elle utilise son prénom entièrement.

Sans broncher, il expire dans un long silence. Puis enfin, son regard se pose sur la blonde ; Stanislas la scrute, comme pour vérifier si elle était prête à encaisser. Ses mots réclament une réponse claire et ses yeux font pression. Le slave se fait attendre. « C’est vrai – je parle comme un mangemort. » Mais aucune marque n’encre encore son bras. Il fronce les sourcils et soupire. « Ne va rien t’imaginer, d’accord ? Simplement, je partage en effet leur point de vue sur un certain nombre de choses. » Silence. Elle soupire longuement et recommence sa caresse ─ elle s'était arrêtée ? ─ sur la peau du brun, qui pourrait être habillée d'un tatouage maléfique. Sa réflexion est pesante, son silence sinistre. Alors elle repose son crâne contre la tête lit, avant de replonger son regard dans celui de Stanislas, morose « Et, à quel point tu partages leur point de vue ? » demande-t-elle, voulant comprendre son meilleure ami.

C’est un sujet particulièrement délicat à aborder. Non pas qu’il suscite de la honte, au contraire, mais Stanislas admet que ses paroles ont une sonorité obscure peu rassurante. Lorsqu’il reprend, sa voix est terne. « Assez pour soutenir leurs agissements. » Une réponse qui ne s’est pas fait attendre. Et son sens est troublant ; révélateur ? Les mots de Stanislas manquent rarement de conviction, sa voix froide tranche les choix de manière incisive. D’un spectateur passif, suivant avec verve l’actualité morbide des journaux, il présage soudain d’en devenir l’acteur, la cause dissimulée dans l’ombre. Sous le masque. Pas un instant il ne lâche le regard de Charlie, voulant desceller ses pensées, s’immisçant dans sa tête. Alors d’un mouvement, il soulève le bras que la blonde étreint et lui prend la main ; enlace leurs doigts. « Ca ne change rien entre nous. » N’est-ce pas ? Car Charlie n’a rien à craindre de lui. Mais elle reste muette, implacable ; une multitude de pensées semblent parcourir son esprit. Finalement, la blonde se laisse étreindre, dans un soupire de soulagement ; ses doigts fins rencontrent une paume douce, apaisante. Charlie gigote un peu et passe une jambe par dessus celles du slave, collant de tout son large le flanc gauche de Stanis. Son Stanis. Son idiot. « Pourquoi ; ça devrait changer quelque chose ? » elle lui colle un baiser brûlant sur la joue, repose sa tête sur son épaule et ferme les yeux, humant ce parfum délicat qui la berce depuis maintenant plusieurs années.

Alors de nouveau, la chaleur de Charlie se répand sur sa peau. Pas de regard accusateur, pas de distance froide ; elle se comporte envers lui comme elle l’avait toujours fait. Et rien n’avait changé, même après cet aveu de Stanislas. A cet instant, il est profondément reconnaissant d’avoir Charlie Grant à ses côtés. Car elle l’accepte tout entier, sans condition ni compromis. Pour ce qu’il est, ou malgré ce qu’il est, dirons-nous. Et c’est précisément ce dont le fils Karkaroff a besoin. Un port d’attache, un phare qui brille en toute situation dans la mer la plus agitée. Puisque Stan est un navire qui se laisse porter à la dérive de ses seuls principes, tout ce qui pourrait le sauver de ses erreurs est une profonde patience et beaucoup de compassion. Charlie sera toujours là pour lui, il le sait. Et lui sera toujours là pour elle. Ses choix ne se feront pas sans considérer sa meilleure amie. Cette confiance qui les unie est inébranlable ; peut-être même la seule chose qui le soit dans un monde qui s’effrite. Sa décision est uniquement sienne, rien ni personne ne l’en détournera sinon lui-même.

Charlie le sait, Charlie l’accepte ; Charlie reste à ses côtés. En dépit de tout les dangers qu’un tel choix implique. « Non – mais je voulais que tu le sache. », fit-il d’une voix suave. Alors il passe un bras autour de son épaule et lui rend le baiser, contre son front. « Heureusement que je t’ai... » Enfin, un sourire réapparaît sur ses lèvres, un sourire provocateur. « … ma petite peste. » Elle lâche un léger rire, franc, suite à son appellation. « Ouais, sinon je ne sais pas ce que tu ferais sans moi ─ sérieusement, regarde-toi. Je t'entretiens à merveille. » Et alors qu'elle écrase sa cigarette dans le cendrier, Charlie passe la langue sur ses lèvres et se jette sur son meilleur ami, avide de ses caresses, de son corps, de ses frissons au passage de ses mains sur sa peau blanche, tandis qu'elle rabat la couverture sur leurs deux enveloppes charnelles d'un geste sec.


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MessageSujet: Re: Stanislas Karkaroff – Where my demons hide   Aujourd'hui à 7:17

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