Fly me to the moon [Chris]

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Hazel Flynn
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MessageSujet: Fly me to the moon [Chris]   Mar 26 Avr 2016 - 23:43

C'était la fin du mois de mai, et il pleuvait. Pas une petite pluie, de celles qui vous rafraîchissent et soulagent la terre asséchée par les premières chaleurs, non. Des trombes d'eau martelaient le sol d'Haveirson, claquait contre les vitres, tentait de s'insinuer entre les pierres. La semaine qui venait de s'écouler avait été étouffante, bien au dessus des normales saisonnières galloises, et le ciel craquait. Littéralement. L'orage avait débuté au première lueurs du jour, grondant dans la grisaille matinale, faisant office de réveil pour toute la population d'Haveirson et Avalon. Gorgonzola s'était enfoui dans les cheveux d'une Hazel encore endormie, peinant à s'extirper de son sommeil sans rêve, et un concert d'éclairs et de coups de tonnerre assourdissants avait occupé la majeur partie de la matinée. D'abord un orage sec, furieux. Puis les premières gouttes, de véritables balles d'eau qui marquaient le sol. Une odeur typique des pluies chaudes s'était répandue dans l'air, et l'averse avait redoublé d'intensité pour ne plus s'arrêter. Hazel adorait ces moments là, ces instants où l'eau dominait tout, où les éléments semblaient crier leur rage. Elle se sentait libérée de ses propres émotions. Comme si le les éléments parlaient pour elle.

Elle avait aidé le professeur Larkin dans ses tâches matinales, relisant pour lui quelques copies, notant des pistes à proposer aux étudiants lors de futurs débats. Elle avait proposé un peu de son aide à une jeune sorcière de première année dont l'amour pour la matière n'avait d'égal que ses difficultés à traiter un sujet de façon claire et organisée. Les deux jeunes femmes avaient passé des heures à la bibliothèque, ensevelies sous une pile de livres, à discuter de politique un moment, puis de tout et de rien. Zola restait niché dans la poche de sa veste, et elle lui tendait de temps à autre un petit morceau de biscuit, n'ayant aucune considération pour sa ligne. Bientôt, l'animal roulerait au lieu de marcher, et elle s'en voudrait. Mais pour le moment, son plaisir était son seul intérêt.

Et alors que la journée avait bien commencé, Hazel avait commencé à se sentir à l'étroit entre les murs d'Haveirson. Il lui semblait que l'air, partagé par bien trop d'âmes trop frileuses, était bien trop lourd pour être respiré. Peut être était-ce ça. Ou peut être qu'elle ne parvenait pas à faire abstraction des murmures qu'elle discernait autour d'elle. Ils n'étaient pas toujours nombreux, ils n'étaient parfois même pas méchants.Mais ils suffisaient à creuser un peu dans son estime d'elle même, à conforter sa culpabilité. A la faire se sentir différente, déplacée. Et puis à midi, alors qu'elle sortait de la cafeteria pour repartir vers Haveirson, elle avait croisé celui qui lui avait donné le goût de la pluie sur sa peau, de son martellement sur ses tempes. De grands espaces, d'air humide mais pur. De solitude. D'infini. Un idiot. Il s'était placé devant elle, dans l'espace trop étroit d'un couloir quelconque, et l'avait empêché de passer. Ricanant, fier de son humour désolant, il avait cherché à la faire réagir. La moldue, la sang de bourbe. La fausse sorcière.

Il avait cherché à la faire réagir, et Hazel avait fait de son mieux pour retenir sa colère. Elle avait fait de son mieux pour ne pas agir en parfaite petite moldue en abattant son poing tremblant sur le nez du garçon. Elle avait attendu, patiente, la fin des injures et de la provocation, la fin des menaces et de l'humiliation. Elle avait glissé la main dans sa poche, cherchant du bout des doigts le contact doux et rassurant de Zola, nourrissant sa paix intérieure de son affection et de sa chaleur animale. Faire abstraction. Et elle avait craqué. De sa main libre, elle avait sorti sa baguette, et lancé le sort qu'elle maîtrisait le mieux en dehors des sorts ménagers. D'un coup de baguette, une nuée de petits oiseaux bleus se matérialisèrent, troublant le sorcier qui recula de quelques pas, harcelé par les petits volatiles dont les ailes maladroites frôlaient son visage. Ce n'était pas grand chose, pas bien méchant, mais la diversion suffit pour qu'Hazel mette les voiles. Elle s'échappa vers le parc, l'air renfermé et le souffle court. Elle marqua une pause, et son regard chercha un refuge, quelque chose. Et au dessus du stade de quidditch, de petites silhouettes attirèrent son attention. Sous la pluie battante qui  les déstabilisait, une poignée de sorciers s'accrochaient à leurs balais, probablement trop passionnés pour se laisser décourager par un temps pareil. Qu'il pleuve, qu'il vente, ils n'abandonnaient pas. Et leur ténacité l'attirait. Leur liberté aussi. D'un pas rapide, elle se dirigea vers le stade.

La pluie ne cessait pas, et elle était sortie dans une telle hâte qu'elle n'avait pas pris le temps de passer par le bureau de Rupert récupérer ses affaires, aussi n'était-elle pas vraiment protégée. Elle lança un nouveau sort, un enchantement visant à imperméabiliser ses vêtements. Il ne durerait pas longtemps vu ses maigres capacités, mais c'était toujours ça de pris. Elle tira la capuche de son vêtement sur ses cheveux déjà mouillés, baissa la tête et accéléra un peu. Entrée dans le stade, elle s'immobilisa un moment, admirative devant le courage de ces étudiants. Puis elle se faufila dans les gradins, trouvant une place bien en hauteur, d'où elle pourrait admirer leur baller aérien à son aise.

Elle y resta un long moment, immobile, trempée, perdue dans ses pensées. Ses yeux suivaient souvent sans les voir les pirouettes des joueurs, et au bout d'une bonne heure, alors qu'ils posaient le pied sur la pelouse, elle se décida à bouger un peu. Elle descendit lentement sur la pelouse, discuta quelques minutes avec l'un des sorciers du cursus de quidditch qui l'accompagna vers la réserve. Il lui prodigua quelques conseils, lui affirma que son idée n'était pas bonne mais ne tenta pas grand chose de plus, sans doute frigorifié et épuisé. Il abandonna donc Hazel ici, et la jeune femme le remercia de sa sollicitude, le suivant du regard jusqu'à ce qu'il disparaisse. Elle resta immobile encore quelques instants, le temps que les voix s'éloignent, et que le stade retrouve son calme, savourant le silence. Au hasard,elle jeta son dévolu sur un balai, un bout de bois assez vieux, biscornu. Du bout des doigts, elle en caressa le manche, avant de faire preuve de courage, d'assumer ses envies. Le tenant fermement, comme si elle avait peur qu'il ne tente de prendre la fuite, elle retourna vers la pelouse. Et maintenant ?

Hazel tenait l'objet entre ses deux mains crispées, et se plaça à califourchon au dessus du bout de bois inerte. Elle patienta quelques instants, fronça les sourcils, hasarda un timide « tu voles ? » et se mit à rire. C'était ridicule. Désarmée, la galloise s'assit en tailleurs dans l'herbe trempée à côté de son moyen de transport inanimé. Une main au dessus de lui, elle tenta un claquement de langue, comme pour inciter un animal à venir à elle, se concentra, mais rien. Pas un seul sursaut. Alors elle se laissa tomber en arrière, le dos contre le sol, un bras pour protéger ses yeux de la pluie qui continuait ses assauts. Elle voulait juste s'élever un peu. Au dessus de la bêtise  humaine ou, à défaut, juste un peu au dessus du sol.

Mais c'était sans doute trop demander. Trop utopique. Elle ne parvenait pas à se faire respecter par une pièce d'échec, alors un balai ? Lui obéir ? La meilleure blague du monde sorcier.
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Chris Hamilton
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MessageSujet: Re: Fly me to the moon [Chris]   Dim 1 Mai 2016 - 15:54

「 Fly me to the moon 」

Chris & Hazel

Le besoin d'évacuer la frustration devenait vital pour le jeune homme. Il avait laissé cette dernière croître dans l'ombre, pensant que l'ignorer et nier son existence finirait par résoudre le problème de lui-même, mais c'était utopique. La distance qu'il avait été obligé de mettre entre lui et sa famille vivant chez les moldus le rongeait petit à petit, cette pensée toujours nichée dans un recoin de son esprit, ne lui laissant aucun répit. Bon d'accord, Chris avait connu pire dans sa courte vie et il y avait pire. Mais il n'était pas habitué à cette absence, lui qui avait toujours été très proche de sa sœur et de ses parents. Et à présent, il ne communiquait que rarement avec ses géniteurs et plus du tout avec Cynthia qui avait imposé un silence radio entre elle et lui. Le Sinistros ne pouvait lui en vouloir, mais aurait préféré qu'elle réagisse autrement, qu'elle comprenne le choix qui s'était imposé à lui et qu'il avait prit. L'élève avait peu de temps pour penser à cela durant ses journées, trop occupé par ses cours, son emploi, ses tâches de président et ses amis. Alors il y pensait durant la nuit, bien malgré lui. Cela le tenait parfois éveillé des heures durant, son esprit errant à la recherche d'une solution qui tardait à venir. Cette nuit avait été l'une d'elles. Réveillé de son sommeil léger par la pluie battante à la fenêtre de sa chambre aux alentours de six heures, il savait qu'il ne fermerait plus l’œil. Précautionneusement, il s'assit sur son lit et une fois que ses yeux furent habitués à la pénombre il vit Law dormir paisiblement dans son propre lit. L'heure était bien trop matinale pour le tirer de ses songes. Pourtant il avait besoin de se vider l'esprit, penser à autre chose. Se levant à pas de Sinistros et se déplaçant à la faible lueur de la lune qui filtrait dans la chambre, il récupéra un jogging, son sweat vert à capuche fétiche pour aller se changer dans la salle de bain. Occuper le corps pour distraire l'esprit, une solution qui avait fait ses preuves.

Lorsqu'il fut habillé, Chris sortit de la chambre et de la confrérie pour prendre la direction de la salle vide où il avait l'habitude de s’entraîner. Spacieuse et insonorisée, elle était quasiment parfaite pour pratiquer. Après un sort ou deux pour faire apparaître des tatamis au sol et un sparring-partner, il débuta l'échauffement. Son sang bouillait et il souhaitait se défouler le plus tôt possible mais ça ne valait pas la peine de prendre le risque de se blesser en travaillant à froid. Une fois prêt il s'assura de la dureté de la « peau » de son partenaire magique. S'il voulait oublier efficacement, il allait devoir en baver pendant le combat et se faire mal aux jointures à chaque coup attirerait son attention sur autre chose.

En sueur et perclus de courbatures, le Sinistros se laissa basculer en arrière pour atterrir sur le tatami après avoir magiquement fait disparaître celui qui lui servait d'adversaire. Le souffle court il profita des ultimes instants durant lesquels l'adrénaline parcourait son corps. Les coups qu’il avait donné lui avaient fait mal mais pas autant que ceux qu'il avait reçu. Mais l'objectif était atteint. Son esprit était apaisé, cela valait donc la peine. Après de longues minutes allongé au sol perdu dans la contemplation du plafond, Chris fini par se lever de nouveau, redonner à la salle son état habituel et retourna jusqu'à sa chambre où il prit une douche, en profitant pour nettoyer au passage les écorchures sur les jointures de ses mains.

Sa montre affichait douze heure tapante et Chris s'ennuyait sévère en cours. Le professeur avait beau être très gentil, il n'était pas doué pour rendre son cours intéressant et tous les élèves pouvaient le sentir. Si encore Ben était venu en cours lui tenir compagnie, mais même pas ! Quel intérêt de suivre le même cursus qu'un de ses amis si ce derniers ne va jamais en cours ? Heureusement le dernier cours de sa matinée venait de s'achever et il ne comptait pas se rendre à ceux de l'après-midi. Le Sinistros prit le temps d'avaler un repas frugal à la cafétéria avant de remonter jusqu'à sa salle commune. Il avait quelques dossiers à remplir, des devoirs à finaliser et des détails à peaufiner concernant le voyage scolaire qu'il organisait en secret avec Isolde et Novenka, ses homologues dans les deux autres confréries. Il était particulièrement enthousiaste à propos de ce dernier point. Ce serait une de leur première action concrète depuis leur élection avec le club de duel et tous les trois espéraient que l’événement plaise à une majorité d'élèves. Chris espérait bien en profiter pour passer des moments privilégiés avec ses amis.

Mettant le point final à son devoir, l’élève releva la tête pour fixer l’horizon et s’y perdre en contemplation. L'un des avantages de leur salle commune était son emplacement, située au plus haut de l'académie elle offrait, grâce à son immense baie vitrée une vue magnifique sur le domaine du comte et ses environs. Une beauté sans pareille lorsqu’une averse venait s’ajouter à l’équation. La pluie avait le don de rendre le jeune homme nostalgique. Pas le type de celle créant un sentiment de mal-être et de manque, qui pouvait mettre le moral de quelqu’un plus bas que terre, non. Le genre qui nous faisait repenser au passé avec un sourire aux lèvres, permettant à d’anciens souvenirs jusqu’ici enfouis de refaire surface pour être chéris. Aujourd’hui, cette nostalgie du temps d’avant avait prit le visage d’Isolde. Cette forte averse le ramenait à Poudlard, quelques années en arrière. La météo était semblable, des trombes d’eau tombaient sur le château mais elle et lui n’en avaient cure. Les deux amis s’entrainaient au Quidditch depuis plus d’une heure malgré une vision brouillée mais rigolaient tellement…  Les compères avaient terminés allongés dans l’herbe trempée, la pluie tombant sur leur visage joyeux.

Vêtu de son sweat à capuche vert (lavé magiquement entre temps), Chris affrontait les éléments qui se déchaînaient. La pluie battante et l’orage qu’on pouvait voir et entendre gronder faisait qu’il était le seul ou presque à sortir du château. Oui, il aurait pu utiliser un sort pour de protéger de la pluie battante, mais cela aurait enlevé de l’intensité à ce moment, non ? Les images du passé l’avaient décidé à se rendre sur le terrain de Quidditch pour revivre ces instants avec plus de force. Puis cela faisait plus d’un mois qu’il n’avait pu enfourcher un balai et voler dans le ciel, alors ce serait l’occasion de pratiquer de nouveau ce sport qu’il aimait tant, ressentir cette sensation de liberté profonde. Arrivé à une des extrémités du terrain il remarqua que quelqu’un s’y trouvait déjà, sans parvenir à déterminer s’il connaissait cette personne, sa vision étant obscurcie. La silhouette se tenait assise sur l’herbe tout aussi trempée qu’elle. Quelqu’un d’autre avait ressenti le même besoin que Chris de venir se recueillir en ce lieu pendant l’orage ? Drôle de coïncidence.  Il vint à l’esprit du garçon que cette personne souhaitait certainement un peu d’intimité et de tranquillité, raison pour laquelle il s’apprêtait à rejoindre les gradins où il serait tout aussi bien pour se remémorer tout ça. Mais c’était sans compter sur la silhouette qui venait de se laisser tomber dans l’herbe. Avec tout ce que Chris entendait sur Haveirson, ne pu résister au besoin d’aller vérifier que cette pseudo chute était bien volontaire et non engendrée par une absence quelconque. Plus il s’approchait, plus l’inconnue lui était familière. Ce n’est qu’alors qu’il se trouvait à deux pas d’elle qu’il reconnu Hazel. Son amie dont les secrets avaient été si injustement étalés dans la gazette. Était-ce pour cela qu’elle se trouvait ici, seule ? Il n’était pas trop tard pour faire demi-tour, avec le bruit de la pluie et du vent, elle ne l’avait certainement pas entendu approcher. Mais il n’en avait aucune envie. Maintenant qu’il l’avait vu, il voulait passer un peu de temps avec elle, les occasions étant trop rares. Parcourant tranquillement la distance les séparant encore pour ne pas l’effrayer, il remarqua qu’elle avait les yeux ouverts et un balai à ses côtés. S’entrainait-elle au Quidditch avant son arrivée ? Possible. Ses cheveux étaient plus courts aussi, cela lui allait terriblement bien. Une fois à sa hauteur, il la salua, un grand sourire aux lèvres.

- Bonjour toi ! Tu t’es perdue en voulant te rendre jusqu’à la chaumière ou je ne suis pas le seul idiot à se dire qu’un terrain de Quidditch non couvert est un endroit cool quand il pleut autant ?

Elle ne semblait pas particulièrement joyeuse et sachant ce qu’il se passait dans sa vie en ce moment, du moins en parti, il ne pouvait que la comprendre. Il l’aurait bien prise dans ses bras, mais étant donné qu’elle était allongée au sol et qu’il lui aurait fallu en faire autant pour la câliner, cela aurait sûrement été une situation plus gênante et étrange qu’autre chose. Il se contenta donc d’autre chose.

- La place est libre ?

Sans vraiment attendre de réponse, il posa son derrière à ses côtés. L’idée lui vint que peut être, dans quelques années, la pluie le rendrait nostalgique du moment qu’il s’apprêtait à passer, comme elle lui avait fait repenser à cet instant lointain avec Isolde. Il l’espérait en tout cas et pour ça, il comptait bien profiter de l’instant présent avec son amie.

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Hazel Flynn
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MessageSujet: Re: Fly me to the moon [Chris]   Lun 2 Mai 2016 - 14:19

Allongée sur la pelouse... Non, allongée dans la boue de laquelle émergée quelques brins d'herbes courageux, un bras sur ses yeux, abritant ses yeux grands ouverts, Hazel rêvassait. Elle regardait les gouttes tomber lourdement, tentait parfois de compter celles qui s'écrasaient sur son ventre, sut son bras, sur son nez, toujours en vain. Sa poitrine se soulevait régulièrement, et malgré la frustration accumulée ces derniers jours, elle était détendue, enfin. Bien sûr, si on la surprenait ainsi, on la prendrait pour une folle. Encore plus qu'avant. Mais elle avait l'impression d'être lavée par les torrents qui se déversaient sur Haveirson, nettoyée de toutes ses impuretés spirituelles. Et elle se sentait merveilleusement bien. Alourdie par l'eau qui imprégnait ses vêtements maintenant, mais allégée en son for intérieur. Une sensation difficile à décrire pour ceux qui ne comprennent pas le puissant effet rassérénant de la pluie, la beauté violente des orages.

Perdue dans ses pensées, fermant parfois les yeux pour éviter une goutte ou deux, elle ne s'était pas rendue compte qu'on l'approchait. Elle n'entendit pas ce son si particulier des pas sur la terre boueuse, ne sentit pas la présence qui s'imposait avant qu'une voix familière, agréable, ne se fasse entendre. Elle ferma d'abord les yeux, creusant sa mémoire à la recherche du souvenir raccroché à ses intonations. Paupières closes, elle écoutait le moindre trémolo dans la voix, concentrée sur sa douceur autant que sur les mots employés. Il se tut avant qu'elle ne le reconnaisse et elle tâcha de maintenir sa concentration à son apogée. Quand elle trouva enfin, un rire succinct souleva sa poitrine brusquement, brisant la régularité de son souffle, avant qu'un large sourire ne s'étale sur ses lèvres bleuies par l'eau froide.

« Chris ! » s'exclama-t-elle.

Elle écarta son bras, grimaça un peu sous les assauts de la pluie sur sa peau maintenant découverte et se redressa. Ses paumes appuyées dans la boue glissait un peu, et quelques mèches de cheveux se collaient à ses joues. Elle devait avoir l'air bien pitoyable, et elle n'en avait pas grand chose à faire, pourtant. Elle l'observa, planté sous la pluie, trempé comme elle, ou peut être un petit peu moins quand même, vaguement protégé par une capuche déformée sous le poids de l'eau qui l'imbibait. Ils auraient pu se rencontrer dans une machine à laver qu'ils n'auraient pas été plus beaux. Elle toussota un peu pour chasser une gêne dans sa gorge, conséquence d'un manque d'utilisation ces dernières heures et de la pluie qui avait martelé son cou à découvert, et se décida à lui répondre.

« Non, non, ce n'est pas pour la chaumière. Je ne suis pas vraiment d'humeur pour ça aujourd'hui, j'avais plus envie de  solitude. »

Elle hésita, se mordit la lèvre et haussa les épaules. Au point où elle en était de ses mensonges, de ses aveux démesurés au jeune homme, de sa reconnaissance et de sa gêne, il était ridicule de retenir des mots qu'il pourrait mal interprétés, ou qu'elle craignait de ne pas être adaptés. Un nouveau sourire, plus fin et plus doux, naquit sur ses lèvres et elle le fixa avec amusement.

« Nous sommes donc deux idiots, je crois. A vrai dire, j'ai d'abord admiré les joueurs qui s'entraînaient comme si la météo était un peu moins cruelle avec eux, puis ils sont partis, et de fil en aiguille je me suis retrouvée ici, seule, au beau milieu du terrain. C'est vraiment grand, hein ? On n'a pas tant l'impression quand on est dans les gradins, mais ici, je trouve que l'on a l'air tout petit. Et j'aime bien ça. »

Un nouveau haussement d'épaule et elle s'allongea une nouvelle fois, plus délicatement, paupières de nouveau closes. Elle s'étira et ses bras se rejoignirent, se croisèrent au dessus de sa tête. Elle était minuscule, insignifiante, invisible ou presque. Et elle aimait ça. Elle aimait n'être pas grand chose au milieu de tout ça, juste un moment. La demande de Chris la fit rire une nouvelle fois, tout doucement, et elle acquiesça. Puis Hazel tourna la tête vers cet amateur de pluie battante et rouvrit les yeux lentement, l'observant longuement. Ils devaient avoir l'air tellement étranges, tous les deux. Au milieu de rien, là où ils n'avaient aucun sens, proches mais pourtant éloignés, à côtés mais pas vraiment ensemble, silencieux. Terriblement silencieux. Elle chercha son regard sans rien oser dire, savourant ce calme tellement rare à Haveirson. Tout le monde avait toujours quelque chose à dire, en bien ou en mal. Il y avait toujours l'agitation des tableaux, des élèves pressés et des professeurs appliqués. Il y avait les cris de ceux qui se détendaient dans le parc, qui relâchaient la pression. Mais là, tout le monde était certainement à l'abri, sauf eux deux. Et elle lui fut reconnaissante de ne pas parler, pas encore. De ne pas briser ce silence relatif, simplement rythmé par la pluie. Puis finalement, crevant l'immobilité de la scène, un nouveau sourire. Elle se redressa un peu, pas beaucoup, et se décala doucement pour venir poser sa tête sur un genou du sinistros.

« Tu permets ? » interrogea-t-elle, alors qu'il était de toute façon un peu tard pour s'enquérir de son avis sur le sujet.

« Pour le coup, la boue et l'herbe mouillée dans la nuque, ce n'est pas vraiment la chose la plus agréable qui soit. Je n'appuie pas trop sur ta jambe, ça va ? »

Puis elle soupira et ferma de nouveau les yeux, replia son bras pour les dissimuler, pour les protéger. Elle se plongea de nouveau un peu dans ses pensées, dans sa journée, dans ce qui l'avait poussée à se réfugier ici. Elle songea à ses inconnus à qui elle n'avait rien fait et qui semblaient outrés comme si elle leur avait vendu père et mère en les abreuvant de mensonges, et Chris, qu'elle avait écouté se confier sur sa petite sœur cracmole, sans rien oser lui dire, comme si ses confessions ne valaient pas les siennes. Pourtant, il ne semblait pas du tout dérangé par tout cela. Comme il lui avait écrit, ils ne se connaissaient pas encore. Peut être que ça n'était pas plus mal tout ça, pour toutes les relations qu'elle voulait voir naître, toutes ces amitiés potentielles qui partiraient sur de meilleurs fondations. Elle pensait au mois qu'elle venait de passer, aux émotions qui l'avaient agitée, rendue si vivante et si faible à la fois. Tout avait été si déconcertant, si grave et si bénin à la fois. Tout n'était que paradoxe et chamboulement. Mais là, sous la pluie, la tête déposée sur la jambe d'un garçon qu'elle connaissait à peine sous un temps désastreux pour cette époque de l'année, elle se détendait un peu. Elle se libérait un peu. Et c'était bon. Il y avait eu les mauvaises langues, il y avait les ignorants, il y avait les évités, ceux qu'elle n'osait toujours pas affronter. Et mille réactions déjà. Et Chris, ses mots rassurants, son cadeau. Oh, son cadeau ! S'en souvenant soudain, Hazel remua, peut être un peu brusque, et leva son bras en tirant sur sa manche de l'autre main. Collée par l'humidité, elle avait du mal à découvrir la peau frissonnante de la jeune femme, mais finalement, le tissu se retira pour dévoiler le bracelet qu'il lui avait offert.

« Tu as vu ? Je le porte tous les jours, je l'adore. C'est mon truc fétiche maintenant, celui qui me rappelle que je suis une sorcière, même quand certains sorciers peinent à le croire ou à l'avouer. Merci encore, Chris. »

Elle rit de sa propre bêtise, de ses mots qu'elle trouvait trop enfantins, de cette déclaration venue de nulle part. Comme une explosion, elle avait ressenti le besoin de lui montrer l'objet, de lui montrer qu'elle était vraiment contente et qu'il avait bien fait de lui faire ce cadeau. Chaque matin, elle passait le bijou entre ses doigts, toujours sous sa forme de bracelet pour la nuit. Elle le changeait en collier, jouant avec les quelques perles qui le composaient, puis en boucle d'oreilles, puis à nouveau, dans ses mains fines, l'objet reprenait son apparence initiale, redevenait bracelet. Et elle faisait son choix pour la journée. Ce qu'il représentait pour elle – l'importance de la magie dans sa vie et sa légitimité dans ce monde – en faisait une sorte de talisman qu'elle chérissait. Ce n'était peut être qu'une babiole dans l'esprit de celui qui le lui avait offert, un petit jeu de métamorphose pour une occasion ordinaire, mais Hazel était convaincue que ces objets-là faisaient les meilleurs porte-bonheur. Elle remonta sa branche et son bras revint prendre place sur son ventre tandis qu'elle observait Chris, repensant à ce qu'il lui avait dit en arrivant près d'elle, quelques instants plus tôt.

« Alors donc tu aimes la pluie ? Je pensais qu'il n'y avait que moi qui n'utilisais pas de sort pour me protéger et rester au sec. Tu venais t'entraîner au quidditch, peut-être ? »
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MessageSujet: Re: Fly me to the moon [Chris]   Lun 9 Mai 2016 - 21:07

「 Fly me to the moon 」

Chris & Hazel

Après que Chris lui eut adressé la parole, Hazel ferma les yeux et il se mit à douter. L’avait-elle entendu ? La pluie était forte mais tout de même pas à ce point, si ? Lui avait parfaitement entendu sa propre voix et il ne se trouvait pas très loin d’elle, donc elle avait nécessairement du percevoir les mots du garçon. La demoiselle désirait-elle rester seule et lui faisait-elle comprendre d’une telle façon ? C’était encore l’explication la plus logique qu’il vit là. Penaud, ne sachant pas bien quoi faire, il hésitait toujours quand elle s’éveilla. Un grand sourire prit naissance sur son doux visage trempé par la pluie et elle se mit à rire brièvement. Sa blague avait-elle eu un effet à retardement ? Elle prononça son prénom et les interrogations qu’il se avait s’évaporèrent instantanément.

Se redressant laborieusement a cause du manque d'appui stable, elle prit de toute évidence le temps de le détailler avant de lui répondre. Il tenta de s'imaginer ce qu'il découvrirai en voyant par ses yeux à elle, qui étaient d'ailleurs très beaux, même cachés derrière ses cheveux trempés. Un garçon un peu étrange, se tenant debout, enlisé dans des vêtements détrempés lui collants à la peau, le visage enfoui sous une capuche difforme, les mains dans les poches. Voilà ce qu'il pourrait voir. Il ne devait pas avoir fière allure et c'était le moins que l'on puisse dire. Finalement, elle répondit à sa question. Pas d'humeur pour la chaumière et envie de solitude. Raisonnement qui se tenait parfaitement, la chaumière était un lieu où on préférait généralement se rendre à deux. Ou plus, selon les cas. Mais cela signifiait aussi qu'il devait la déranger dans son envie d'être seule.

- Oh, j'imagine que je ne participe pas beaucoup à concrétiser ton besoin de solitude, du coup ?

Chris comprenait ce besoin d'être en tête à tête avec soi même, sans personne autour et sa proposition était sincère. Il ne le prendrait pas mal si elle décidait de lui répondre de manière positive. Elle le rassura cependant et lui sourit délicatement, comme amusée par quelque chose qui échappait au jeune homme. Il faut dire que le nombre de choses qui passait hors de sa zone de compréhension, il y en avait beaucoup, mais ça ne le dérangeait plus depuis longtemps. Lui-même était assez étrange et devait rendre la pareille bien plus souvent que nécessaire. Elle expliqua la raison de sa présence ici et il fut attendri. Se rappeler de notre taille dans l'immensité du monde permettait souvent de relativiser, de se rendre compte qu'il y a bien pire ailleurs, ressentir le sentiment d'être minuscule et d'autant plus libre. Tous l'ont ressenti un jour, que ce soit au beau milieu de la mer ou couché dans le rond central d'un terrain de Quidditch. Chris se rappela la première fois qu'il avait participé à un match amical, du haut de ses onze ans... Non, avant de se plonger dans ses souvenirs, répondre était une nécessité, s'il ne voulait pas passer pour un weirdo. Elle s'était de nouveau allongée au sol et il suivit son exemple, prenant place à ses côtés.

- Pour te dire la vérité, la première fois que je me suis retrouvé sur un terrain de Quidditch, il m'a fallu 5 minutes avant de réaliser que je devais décoller. J'étais trop absorbé dans la contemplation du lieu et intimidé par son immensité. Mais j'essaie de me suis soigner depuis !

Allongé dans la boue la tête vers le ciel, son vêtement protégeant vaillamment tout autant que vainement ses cheveux de la terre humide, il nota du coin de l'œil qu'elle l'observait. Il se soumit à l'examen détaillé faisant mine de ne pas le remarquer, de peur d'interrompre ses pensées. Peut être cherchait elle le sien, peut être souhaitait elle tenter d'y lire quelque chose. Peut être. Lui qui était venu troubler la tranquillité dont elle pouvait bénéficier, seulement dérangée par le bruit de la pluie qu'elle était, il ne comptait pas relancer la conversation tant qu'elle ne l'aurait pas fait. Et puis ce calme était apaisant, reposant. Le Sinistros ne se souvenait même pas la dernière fois qu'il avait pu se poser ainsi, sans rien faire, à cause de toutes les activités qui l'attendait une fois dans l'enceinte du château.

C'est alors qu'il commençait à se laisser abandonner à sa quiétude qu'elle se mit en mouvement. Geste bénéfique pour lui, il ne voulait pas rencontrer Morphée dans un tel endroit. Comme le policier d'une mauvaise série télévisée, elle agit d'abord et posa les questions ensuite. C'était mignon. La tête d'Hazel était à présent posée sur son genou, faisant paraître ça comme la situation la plus normale au monde. Au moins elle serait mieux installée que la tête calée dans le sol boueux. Lui, ça ne le dérangeait absolument pas, au contraire. Il appréciait le fait qu'elle se sente assez à l'aise avec lui pour ça. Le portugais se redressa sur ses coudes pour ouvrir un meilleur confort. Et pour mieux la voir.

- Je t'en prie, si ça peut être agréable pour toi, n'hésite pas. Et ma jambe le supportera, je t'assure. Rajouta-t-il un sourire aux lèvres, qu'elle ne pouvait voir mais entendrait peut être.

De nouveau le visage caché, à l'abri de son bras, Hazel sembla se perdre dans ses pensées, encore, et lui en profita pour laisser son regard voguer sur l'horizon. La scène qu'ils offraient devait sembler si étrange, vu de l'extérieur. Deux personnes, liées d'une amitié toute fraîche, allongées dans l'herbe sous un déluge l'une se reposant sur l'autre. Remplacez la boue par du sable, le terrain par une plage et les trombes d'eaux par un beau soleil et là, oui, ça aurait du sens. Mais ça n'avait pas d'importance pour les jeunes gens, juste heureux de partager un moment de calme, privilégié, à deux. Rompant avec l'immobilité jusqu'ici observée, Hazel s'agita soudainement, désireuse de lui mettre quelque chose sous les yeux, de toute évidence. Curieux, Chris s'essuya les yeux du revers de sa manche pour chasser l'eau qui lui brouillait la vue, ce qui n'eut une efficacité que très relative. Cependant, ceci ne l'empêcha pas de voir le bijou bleu pétrole qu'arborait Hazel, à l'instar de son sourire radieux. Elle semblait toute heureuse de lui prouver qu'elle avait conservé son cadeau et Chris ne put s'empêcher de rire avec elle.

- Je n'aurais pas cru en te l'envoyant qu'il aurait cet effet. Pour dire vrai, j'avais même assez peur qu'il ne te plaise pas. Mais s'il peut t'aider à ne plus douter de qui tu es quand je ne suis pas là pour jouer ce rôle moi-même, j'en suis heureux.

La phrase pouvait sembler étrange et il s'en rendit compte qu'une fois que ce fut trop tard. Il était en effet enchanté que le cadeau ai plu, surtout si elle disait vraiment et que le degré d'appréciation était aussi élevé. Mais la partie sur se faire remplacer par un bijou pendant son absence, alors qu'ils ne se connaissaient à peine ? Là c'était étrange, et certainement même une raison suffisante pour certaines filles de se débarrasser du bracelet enchanté à la première occasion, y voyant quelque chose de tordu. Tout ce qu'il voulait dire au final, c'était juste que lui ne doutait pas des qualités d'Hazel et que si elle avait besoin de quelqu'un pour les lui rappeler, il était prêt à le faire, à la rassurer. Tout comme il réconfortait tous ses amis, sauf que ça, elle ne le savait peut être pas.

Hazel orienta la conversation sur lui en posant quelques questions sur la raison de sa présence ici et il sourit. Comment expliquer qu'il avait été prit par un élan de nostalgie en voyant l'averse et avait voulu renforcer ce sentiment en venant ici ? En y réfléchissant, Chris se fit la remarque que, peut être, Hazel était de celle qui pourrait comprendre. De toute façon, il ne comptait pas mentir !

- J'adore, tout simplement. L'odeur, les sons, la tranquillité quand tout le monde disparaît pour s'en protéger… Et j'ai bien essayé un sort, à mes débuts à Poudlard, mais profiter de la pluie sans ressentir les gouttes sur son visage perd de son charme, non ?

Il lui sourit. Ces déclarations étaient peut être idiotes, le faisant passer pour un gamin rêveur ayant pourtant passé l'âge, et cela le définissait sûrement parfaitement, mais il s'en fichait un peu. Parti pour être excentrique, il continua.

- Non, je venais profiter du paysage, tenter de raviver quelques souvenirs. J'ai passé de très bons moments sur un terrain comme celui-ci, je me suis dis que peut être… Cela dit, je n'ai pas volé depuis un petit moment. Et toi ? J'ai vu que tu as un balai, tu comptais t’entraîner un peu ? Tu joues quel poste, habituellement ?

Chris avait trop l'habitude à présent de fréquenter des personnes ayant grandi parmi les sorciers pour réfléchir au fait que, possiblement, son amie n'ai jamais apprit à voler. Ce n'était pas un manque de délicatesse de sa part, juste que cela semblait trop naturel à ses yeux.


Ecrit dans le train sur mon téléphone, donc le T9 a du bien s'amuser. Désolé d'avance pour les fautes/erreurs/incohérences, je relis tout ça dès que c'est plus calme au boulot
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MessageSujet: Re: Fly me to the moon [Chris]   Jeu 26 Mai 2016 - 1:10

A chaque expiration, une volute blanchâtre s'extirpait d'entre ses lèvres, s'élevait péniblement dans l'air trop humide pour être avalée aussitôt, sans pitié. Et à chaque nouveau souffle, une nouvelle tentative de fuite. Si elle prenait le temps de la réflexion, ne serait-ce que cinq minutes, Hazel se rendrait compte qu'elle avait froid. Elle réalisait que chaque pore de sa peau était saisi par la fraîcheur de l'eau, que les frissons ne cessaient plus, sous le lourd tissu imbibé. Elle se rendrait compte que ses lèvres étaient bleuies par le vent chaque fois qu'elle passait plus de quelques minute sans les mordiller. Et pourtant, malgré ces réactions, ces signaux lancés par son corps comme des bouteilles à la mer, elle se sentait bien. Elle avait l'impression de faire partie de tout ça. D'être un peu de ces gouttes qui se prenaient dans ses cils et roulaient sur ses joues. D'être assez légère pour faire corps avec le vent. De ne pas être un corps étranger dans cette nature boueuse, dégoûtante pour beaucoup mais magnifique à ses yeux. Et alors qu'elle avait fait de son mieux pour épouser la solitude, la présence de Chris ne la dérangeait pas.

Le sourire de la sorcière s'étira un peu en l'entendant s'inquiéter de la gêne qu'il pouvait causer, amusée que cela ne semble absolument pas le surprendre que l'on puisse faire un break dehors par ce temps, et elle décida de le rassurer. A défaut de l'inviter clairement à lui tenir compagnie, elle ne ferait rien pour le tenter de s'éloigner. Son rire était noyé par le grondement du ciel, mais il suffit visiblement au garçon pour ne pas se sentir en trop, et c'était parfait. A l'observer à travers le rideau de pluie, elle s'amusait de voir qu'il n'avait pas plus belle allure qu'elle. Et pourtant, ça lui allait bien. Les gouttelettes prises dans sa barbe, l'air doux qu'il arborait chaque fois qu'elle avait eu l'occasion de lui parler. Et une capuche. Il avait été tellement plus malin qu'elle ! Il ne fallut pas longtemps pour qu'ils soient tout deux parfaitement bien installés dans la boue et que la conversation naisse entre eux, doucement, presque pudiquement. Commenter les lieux, d'abord. Admirer la beauté de ce qui les entourait, de ce cocon percé qui les accueillait pour ces quelques instants de recueillement à deux.

Hazel hocha la tête pour toute réponse à l'anecdote de son ami, si tant était qu'ils en étaient là de leur relation toute fraîche. Sa voix peinait à éclore sous le déluge, et elle se perdit quelques secondes, peut être un peu plus, dans la vision de ce bonhomme de onze ans, un balai aussi grand que lui à la main, estomaqué par la beauté du site, laissé seul rêveur à terre quand ses pairs s'élevaient rapidement. Elle en avait vu quelques uns prendre leur envol durant l’entraînement auquel elle venait d'assister, et monter si haut, si vite, avec une simple petite impulsion du pied et le contrôle de cet objet imprégné de magie l'avait impressionnée. Elle mourait d'envie d'en faire l'expérience et en même temps, s'imaginait déjà crier comme une souris mouillée, saisie par la surprise de sensations nouvelles et déstabilisantes.

Elle garda le silence mais se rapprocha, brisant ainsi les bulles intangibles de solitude qui les entouraient. Elle s'arma d'une demande de permission un peu tardive, d'une justification assez banale et appuya sa tête sur la jambe du garçon. Dans un autre contexte, elle aurait probablement profité de la chaleur émanant de son corps pour réchauffer un peu le sien, transi par le froid. Pas d'une façon tendancieuse, rien de déplacé. Juste pour chasser un peu les vagues de froid qui léchaient sa peau. Mais là, il était aussi trempé qu'elle et hormis le confort pour sa nuque, il n'y avait pas vraiment d'amélioration notable. Elle se demanda un court moment ce que l'on penserait en les voyant ainsi, proches et seules sous la pluie qui faisait fuir toute personne sensée et balaya rapidement cette idée au profit d'une autre, bien plus intéressante : elle devait impérativement lui montrer qu'elle avait réellement apprécié son cadeau, et que l'intention autant que l'objet en lui-même lui étaient très précieux et l'avaient énormément aidé dans l'acceptation de sa nouvelle condition. Il n'avait très certainement pas cherché à atteindre un objectif aussi poussé, aussi capital pour la jeune femme, mais il l'avait fait malgré tout, et elle ne pouvait pas ne pas le remercier encore une fois pour cela. Et tant pis si, son poignet brandi devant le nez du Sinistros, elle avait l'air un peu bête. Tant pis si, l'excitation qui faisait frémir sa voix la faisait paraître un peu gamine. Elle se réjouissait et aimait inonder les autres de ces bonheurs simples.

Il joignit son rire au sien et elle tenta difficilement de capter son regard, malgré l'ondée qui lui brouillait la vue.

« Ne pas me plaire ? »

Sa voix chantante, faussement offusquée mais véritablement étonnée, s'étouffa et l'expression d'Hazel se fit plus sérieuse, plus calme. Plus réservée. Elle poursuivit plus doucement aussi, de manière audible mais presque comme pour elle même.

« Il est absolument parfait. J'ai jamais rien vu d'aussi beau, dans l'autre monde. Tu es réellement adorable. »

Puis, égale à elle-même, elle afficha de nouveau un sourire franc, de nouveau elle haussa les épaules et dissimula ses yeux et la majeure partie de son visage, les protégeant des assauts répétés des trombes d'eau qui ne semblaient pas décidées à s'estomper. Malgré tout, cette position ne lui convenait pas, la privant des expressions qui se dessinaient sur les traits de Chris, et limitant l'échange entre eux et elle se résigna, grimaçant brièvement. Pour éviter de se focaliser sur le mal-être qui commençait à se faire une place en elle, Hazel tâcha de trouver une idée de conversation, n'importe quoi, afin de reporter son attention sur le garçon, sur ses propres pensées, mais surtout pas sur la piqûre de l'eau froide ou cette sensation de rouille qui s'insinuait dans la moindre de ses articulations. L'eau lui semblait toujours aussi belle, mais moins quand elle bravait les murs que dessinaient ses paupières. Elle se raccrocha à la première idée qui vint, au souvenir de cette idée d'idiots sous la pluie, d'amour pour les éléments déchaînés. Le calme, le chant de l'orage, le néant humain et le contact mouillé de chaque goutte... Toutes ces petites choses qui lui plaisaient et l'inspiraient aussi.

« Je te comprends tellement... C'est rare de parler avec quelqu'un qui ne me prend pas une folle quand je parle de la pluie. Et puis la pluie lave tout. Les mauvais sentiments, la colère, les doutes. Elle emporte les larmes, elle nous met à nu, en quelque sorte, et elle protège nos faiblesses en même temps. On m'a appris un sort d'imperméabilité il y a quelques semaines, mais il ne dure pas très longtemps. Ou peut être que c'est simplement moi qui n'ai pas les capacités nécessaires pour qu'il soit au top. Toujours est-il qu'il s'est vite dissipé, et que j'ai trop aimé ce contact pour le fuir. Je me surprends encore par moment à faire comme quand on était enfants, tu sais ? A tirer la langue pour goûter la pluie du bout de la langue. Enfin, tu étais peut être un enfant normal, toi »

Elle rit et frotta ses joues, ce qui fut absolument vain, ses mains étant au moins aussi mouillées que l'était son visage. Elle reprit.

« Quand j'étais petite, je vivais au bord de l'océan, et j'adorais regarder la pluie sur la plage, les cratères dans le sable, les averses qui se perdaient dans les vagues. L'eau qui rejoignait l'eau. »

Hazel souffla un peu dans ses mains pour les réchauffer et les frotta un instant l'une contre l'autre. Elle l'écouta distraitement atteindre le bout de sa pensée et se figea à ses questions. Elle eut un moment d'hésitation avant de réaliser que c'était très certainement une question machinale, puisqu'il savait qu'elle n'avait pas appartenu à ce monde pendant trop longtemps. Tâchant d'apaiser les battements de son cœur qui s'affolait, comme chaque fois qu'on lui avait posé une question de ce type depuis son arrivée à Avalon, elle sourit doucement.

« Je n'ai jamais touché un balai avant aujourd'hui. Enfin, un balai de vol, parce que pour le ménage... enfin je m'égare là. J'ai essayé de le faire décoller, mais rien. Alors j'ai abandonné. »

Elle eut un rire un peu triste et fit la moue avant de se redresser brusquement, comme habitée par la révélation du siècle.

« Tu pourrais m'apprendre ? Me montrer, me guider ! M'empêcher de tomber. Tu pourrais m'aider, non ? Tu veux bien m'aider dis, Chris ? J'ai un balai et on est tranquilles là. Pas de distraction ou de perturbation, juste toi, moi et un balai. C'est l'occasion, non ? Et puis je commence à avoir froid, ça nous réchaufferait. »

Elle se leva et, bien plantée sur ses pieds, lui tendit la main.
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Chris Hamilton
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MessageSujet: Re: Fly me to the moon [Chris]   Sam 25 Juin 2016 - 17:51

「 Fly me to the moon 」

Chris & Hazel

Les yeux rivés vers le ciel, la tête dans les nuages, Chris expérimentait comme bien souvent un exercice pouvant sembler étrange aux yeux de certains, la possibilité lui étant offerte par le fait qu'Hazel restait pour le moment silencieuse. L'objectif était simple mais la pratique ardue : Repérer une simple goutte de pluie, banale et semblable aux autres et réussir à suivre son parcours le plus longtemps possible. L'idée lui était venue en voyant des centaines et des centaines de ses consœurs s'écraser au sol, dans la terre boueuse. Après avoir quitté leur nuage elles subissaient une chute libre vertigineuse de plusieurs centaines de mètres, sensation très certainement merveilleuse avant de venir violemment exploser contre la surface plane. A leur échelle, cela devait sembler être une épopée sans pareille ayant pour fin un destin funeste. Alors qu'à nos yeux, ce n'était rien de bien impressionnant, juste le cycle de la nature. Après quelques secondes à toutes les laisser s'échapper, il comprit que cela n'était pas possible. Pas avec une telle averse, chacune ressemblait trop à sa voisine, sa vue était brouillée et la gravité terrestre rappelaient à elle ces petits êtres bien trop rapidement. D'un certain côté, il pouvait s'identifier à elles. Parfois il avait peur, lui aussi, de n'être qu'une goutte parmi tant d'autres dans un océan de personnes, une goutte que personne ne pouvait vraiment distinguer ou remarquer, n'ayant rien de particulier. Des tonnes de personnes défilant sous ses yeux et se sentant pourtant si seul. Voilà ce dont il avait peur, au fond. Être banal, n'avoir rien de très spécial. Était-ce pourtant mal d'être normal au point de ne pas être remarqué ? Se fondre dans la masse, au risque de s'y noyer. J'imagine que là réside une partie de la nature humaine, chacun souhaitant être unique, se démarquer alors qu'au fond, cette volonté commune à chacun ne faisait qu'ancrer plus profondément leur personne dans la normalité. La différence entre ceux rêvant de l'être et ceux l'étant vraiment. Chris ne savait toujours pas dans quelle catégorie se classer et espérait que la réponse serait celle qu'il ne redoutait pas.

Son introspection bancale prit fin quand Hazel se mit à lui parler du bracelet et cela lui allait très bien ainsi. Jouer les psychologues en herbe ? Très peu pour lui, surtout pas en aussi bonne compagnie. La surprise dans sa voix lorsqu'il lui communiqua sa peur de faire un flop avec son cadeau fini de le rassurer. Il avait visé juste de toute évidence, ou alors la jeune fille méritait un oscar pour son jeu d'actrice ! Le compliment sur la beauté de l'objet aurait peut être même fait monter le rouge aux joues du portugais s'il n'était pas si trempé et que le froid ne se faisant pas sentir autant sur sa peau découverte. Gêné et ne sachant pas bien quoi répondre, il préféra orienter la conversation sur autre chose. La pluie. C'est bien la pluie, non ? Puis ça avait le mérite d'être de circonstance. La conversation démarra et Hazel vint à lui dire que les gens la prenait parfois pour une folle quand elle parlait de la pluie et de son côté enfant.

- Être prit pour un fou n'est pas forcément une mauvaise chose à mes yeux. Je n'ai jamais vraiment réussi à être un enfant normal, du coup j'ai décidé d'en rester un jusqu'à y parvenir. Je t'avoue que les progrès ne sont pas fulgurants jusqu'ici. Un sourire amusé montrant qu'il n'est pas sérieux. Du moins pas totalement, car il était resté bien plus enfant que certain de ses camarades dans sa tête.

Il ne se rendit compte de la stupidité de sa question que lorsqu'Hazel lui apprit qu'elle n'avait jamais volé jusqu'ici. Mais bien sûr qu'elle n'avait jamais volé, triple buse ! Elle venu du monde moldu que lui même connaissait si bien, et le moins que l'on puisse dire était que les balais volants n'étaient pas une spécialité de l'autre monde ! Il se serait bien frappé le front de la paume de la main pour marquer son idiotie, mais se contenta de le faire mentalement pour ne pas paraitre plus bête encore. Trop habitué à côtoyer d'anciens élèves d'écoles de magie, il avait tendance à oublier que son amie n'avait pas eu cette occasion. Il lui fallait faire attention ou elle finirait par lui en vouloir à ce rythme ! Ce n'était pourtant pas faute d'essayer, mais cela lui venait si naturellement, Hazel n'ayant pas l'air moins sorcière qu'une autre. La moue triste de la jeune fille ne lui échappa pas et il s'en voulu un peu de l'avoir provoqué. Comment se rattraper ? Le Sinistros eu tout juste le temps d'orienter son cerveau vers cette réflexion qu'elle trouva la réponse pour lui. Lui apprendre, bien sûr ! Il se redressa lui aussi grâce à sa main tendue, l'idée l'enthousiasmant follement.

- Ton idée est géniale ! Évidemment que je veux t'aider ! Et la sensation devrait nous réchauffer, en effet.

Se positionnant à côté du balai, il tendit la main et sans douter un instant que le balai allait venir se nicher dans celle ci, prononça d'un ton sec « Debout. » Le morceau de bois enchanté sauta droit dans sa main, vibrant à l'idée de voler. Ou alors était-ce lui. Sans perdre de temps, Chris l'enfourcha en se positionnant bien à l'arrière du balai pour laisser de la place à Hazel. Après tout, c'était elle qui allait les faire voler, il fallait bien qu'elle ait de la place et puisse prendre le manche en main pour manœuvrer.

- Grimpe donc et je t'explique la suite !

Maladroitement mais sûrement, elle s'exécuta et le rejoignit sur la monture boisée. Jamais ils n'avaient été si proche, leur deux corps l'un contre l'autre, vibrant d'appréhension et d'excitation. Le vol. On n'imagine pas le genre de sensation que cela peut créer !

- Maintenant, du plat du pied tu vas donner une impulsion sur le sol pour nous faire décoller. Ne t'en fais pas, une fois en l'air, je vais me charger de nous stabiliser le temps que tu t'habitue à voler et pour t'apprendre à le manier comme il faut.

Tu sais déjà, mais désolé pour le délai
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MessageSujet: Re: Fly me to the moon [Chris]   Sam 16 Juil 2016 - 18:31

Il était difficile de savoir depuis combien de temps elle était là. Il était difficile d'avoir une quelconque idée de l'heure, quand les nuages obscurcissait le ciel et privait les sorciers d'un soleil salvateur. Hazel n'avait jamais eu une grande notion du temps, mais avait toujours eu pour habitude de se fier au soleil et aux autres éléments de la nature, en plus de sa montre qu'elle avait la fâcheuse manie de perdre. Parce que oui, ce don pour l'égarement n'était pas une chose nouvelle. Mais aujourd'hui, sa montre était noyé et la course du soleil se faisait sans spectateur. Tout ce qu'elle savait, c'est que le sort qui l'avait pendant un temps protégé des assauts de la météo s'était estompé depuis longtemps, et qu'il n'y avait pas une maille de tissu, pas un pore de sa peau qui ne soit pas imprégné d'eau glacée. Au début, elle avait eu froid. Son corps avait combattu la fraîcheur de la pluie, surpris d'un tel écart avec sa propre température. Maintenant, c'était un peu comme lorsque l'on se baigne dans un lac, dans une rivière. Après la première morsure de l'eau, on s'immergeait doucement. Et quand l'eau avalait tout, que le vent ne pouvait plus lécher la peau, alors tout allait mieux. C'était un peu ça, avec cette pluie torrentielle. Maintenant qu'ils étaient tous deux trempés comme jamais, il était difficile de faire pire. Leurs corps s'habituaient, baignaient dans la froideur.

Bien sûr, cette sensation de bien-être, d'harmonie, était éphémère. Bien sûr, bientôt, leurs lèvres prendraient une teinte violacée. Leur peau frissonnerait. D'ailleurs, elle recommençait à sentir la piqûre des gouttelettes et elle croyait remarquer sur les joues de Chris la rougeur que laissaient les sillons de l'eau, marbrant sa peau au travers de sa barbe naissante. Hazel tira sur le bord de sa manche pour qu'elle recouvre son bras et son poignet, espérant vainement une quelconque protection. Oui, elle aimait l'eau. C'était un délice, un véritable bonheur, même si c'était difficile à comprendre pour beaucoup. Malgré le froid qui l'engourdissait, elle se sentait mieux. Elle avait pleuré, un moment. Mais tout ce qui roulait sur ses joues à présent, c'était la pluie. Elle se sentait détendue, et chaque bouffée d'air qui brûlait ses poumons lui paraissait plus pure, plus chargée en oxygène. Elle se sentait bien. Blottie contre un ami, pas si proche que ça d'ailleurs, elle était sereine. Et c'était tellement doux...

Elle rit de la remarque du garçon, y décelant une certaine note d'humour mais ne pouvant s'empêcher malgré tout d'y réfléchir de façon un peu plus sérieuse. Rester enfant le plus longtemps possible. C'était quelque chose qui ne lui était pas étranger pour l'avoir vu chez certains de ses amis, pour le découvrir encore aujourd'hui dans l'attitude de certains. Pourtant, elle n'avait jamais compris. Elle n'avait jamais su ce que les gens trouvaient de si différent dans l'âge adulte. Elle avait si longtemps rêvé de son indépendance, de son autonomie... Très jeune elle avait commencé à travailler. Chez ses parents déjà, pendant les vacances d'été. Quand elle s'occupait d'Eleonora même. Elle avait un pied dans le monde des grands, qu'elle avait toujours voulu toucher, connaître, appréhender. Et elle avait aimé ça. Cela ne l'avait pas empêché d'être enfantine, de profiter de son âge, de la jeunesse et de ses opportunités. Aujourd'hui encore elle se trouvait parfois capricieuse, ou se surprenait de voir certaines facettes du monde en noir et blanc, comme une enfant. Mais elle avait très tôt épousé les responsabilités du monde adulte. Elle avait fait ses choix, en avait découvert les conséquences. Et même si c'était une blague, même si l'idée de Chris avait été de faire de l'humour, elle était certaine de déceler un fond de vérité sous le comique. Alors elle s'apaisa et hocha gravement la tête. Au fond, c'était quoi être adulte ?

« Tu le sais toi ? Ça change quoi, de ne plus être un enfant ? Est-ce qu'on a réellement besoin d'être quelque chose, d'ailleurs ? On évolue, toujours, peu importe l'âge. On n'a jamais qu'un jour de plus par vingt-quatre heures. »

C'était terriblement stupide, maintenant qu'elle s'entendait prononcer ces quelques mots. Mais elle n'avait pas la moindre idée de la façon d'expliquer cela plus clairement.  Elle frissonna et considéra que ce n'était pas le moment pour de grands débats philosophiques. C'était amusant d'ailleurs, cette façon qu'ils avaient de déterrer les sujets sérieux quand la conversation se voulait légère. Mais aussi intéressants ces échangent pouvait-ils être, l'idée de tout cela était de se détendre, de faire le vide. De faire une pause, un petit temps loin des considérations compliquées de leurs journées. Et en cela, la demande de Chris, quoiqu'un peu idiote, fut parfaite. Hazel ne s'offusqua pas de sa maladresse, bien au contraire, et l'idée qui germa lui plut aussitôt. Chris semblait être un garçon tolérant. Il lui avait prouvé plusieurs fois ne pas être du genre à se braquer quand les autres ne comprenaient pas ou étaient plus faible, comme elle. Alors qu'il l'aide un peu, c'était réellement une bonne idée. Ils passeraient un peu de temps ensemble, s'éloigneraient un peu de la boue, et joindraient l'utile à l'agréable. L'engouement du sinistros acheva de la convaincre que c'était un plan excellent et elle se leva. Ses vêtements étaient alourdis par l'eau dont ils étaient gorgés, et elle pressa le tissu entre ses doigts, laissant un épais filet d'eau s'en échapper. C'était peu efficace, mais toujours ça de pris.

Hazel fixa le garçon, concentrée sur ses manœuvres. Elle observa sa position, son aplomb, apprécia l'intonation de sa voix pour s'assurer de les reproduire à l'identique, quand le moment serait venu. Elle le regarda enfourcher le balai et fronça les sourcils lorsqu'elle remarqua qu'il se tenait bien plus en arrière que tous les joueurs qu'elle avait pu apercevoir. Cet espace, qu'il laissait... était-il... pour elle ? Pour tout dire, ce n'était pas exactement ainsi qu'elle avait imaginé les choses. Elle s'attendait à ce qu'il lui montre comment le prendre en main, comment le forcer à se lever au simple son de sa voix. Comment le tenir et comment le faire s'élever ne serait-ce que de quelques centimètres. Il ne fallait pas que ce soit trop dur. Et ce qu'il lui proposait là... C'était le grand plongeon. Pourtant, un peu pour ne pas perdre la face, elle hocha la tête lorsqu'il l'invita à se placer devant lui. Terrifiée, elle plaqua son dos contre le torse du sorcier, comme collée à lui par un sort de glue perpétuelle. Elle laissa son corps s'adapter au sien, comme si ne faire plus qu'un était moins risqué. Elle se souvenait un joue avoir fait de la moto avec un ami, à l'université. Il lui suffisait d'imaginer que c'était la même chose.

Elle posa les mains contre le bois et celles de Chris les rejoignirent, puisqu'il avait la maîtrise de l'engin au moins pour le commencement. Elle déglutit et tâcha de ne pas trop trembler, songeant que si elle se laissait aller à la panique, il le sentirait.

« En tout cas, c'est efficace, » s'entendit elle prononcer. « Je suis tellement nerveuse que j'ai déjà chaud. »

Elle écouta ses consignes et donna une impulsion, comme il le lui avait conseillé. Le balai vibra, mais ne fit rien de plus. Alors, décidée à ne pas se laisser ridiculiser, elle recommença. Plus fort. Le balai s'élança d'un coup et serrant le manche de toutes ses forces, elle lâcha un gémissement surpris.

« Je fais quoi maintenant ? Tu ne me lâches pas, hein ? »

Avec une prudence excessive, elle bougea ses doigts l'un après l'autre pour se raccrocher aux mains de Chris. Surtout, ne pas regarder en bas. Pas encore.
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MessageSujet: Re: Fly me to the moon [Chris]   Ven 22 Juil 2016 - 19:52

「 Fly me to the moon 」

Chris & Hazel

Une semaine ? Peut être moins à bien y réfléchir. Chris s'amusait à calculer combien de temps il faudrait, si la pluie battante maintenait son rythme pour qu'Haveirson se retrouve sous les eaux. Enfin les premiers étages bien sûr, car pour submerger la tour et le donjon du château, c'est un véritable raz-de-marée qu'il faudrait. Le fameux problème de la baignoire se remplissant goutte par goutte mais grandeur nature. Mais bordel à quoi était-il en train de penser ? Parmi tous les cheminements de pensées au monde, pourquoi fallait-il que son esprit emprunte les plus étranges dès que le garçon relâchait sa surveillance ? Que ce soit en cours, dans son lit avant de dormir ou ici en bonne compagnie, il se posait souvent des questions absurdes et était incapable de passer à autre chose avant d'avoir mené le raisonnement jusqu'à son terme. Se reconcentrer sur le moment présent, voilà ce qu'il devait faire. Ce moment particulier avec une personne particulière. Profiter tant que c'était possible car nul ne sait à quel point des moments simples comme celui ci pourraient compter et lui manquer dans le futur.

L'air grave et pensif qu'Hazel prit après avoir sourit le fit s'interroger. Avait-il dit une bêtise ? Encore ? Il ne lui semblait pourtant n'avoir rien dit de compromettant. Sa remarque sur le fait de rester un enfant était avant tout là pour faire rire, sans être totalement dépourvue de véracité pour autant. L'époque de sa vie où tout n'était qu’insouciance et bonheur lui manquait, il ne pouvait le nier. D'autant plus maintenant qu'il ne pouvait plus être en contact avec sa famille sans les mettre en danger et que sa sœur refusait tout bonnement de lui parler. Mais il n'avait pas à se plaindre de sa vie de jeune adulte. Ne devait pas se plaindre. Car elle découlait entièrement de ses choix et était géniale comparée à ce que pouvaient vivre d'autres personnes au vu du contexte actuel. Certes la nostalgie, ce sentiment de "saudade" comme on disait dans son pays, lui tenait souvent compagnie mais il avait apprit à s'en accommoder. Son amie fini par le questionner, poussant la réflexion plus loin que lui ne l'avait fait précédemment. C'était aussi ça qu'il appréciait chez elle, elle était une jeune femme réfléchie et pouvait passer d'une discussion légère à une réflexion profonde sans prévenir. Et cela rendait sans aucun doute les discussions plus intéressantes et révélatrices. Il aimait sa façon de voir le fait de grandir, selon laquelle on n'avait qu'un jour de plus par vingt-quatre heures. Mais il trouvait pourtant ça trop simpliste par faute de prise en compte de tous les paramètres. Car même si nous ne grandissons physiquement que d'un jour par 24 heures, vieillir implique aussi le fait de mûrir. Et selon les événements que l'on rencontre, cela amène parfois un changement trop radical, trop soudain concernant trop de chose. Nous changeons plus en quelques secondes décisives qu'en plusieurs mois stériles. Mais c'est là la vie, non ? Au fond, Chris avait juste peur de finir par perdre le petit enfant qu'il avait été, cette petite étincelle de magie brillant au fond de lui. Mais le portugais ne voulait pas penser à ça maintenant et encore moins embêter Hazel avec ses divagations jusqu'à s'y perdre. Alors il sourit largement sous la pluie.

- Ne prend pas tout ce que je dis au sérieux, tu finirais par t'y perdre. Mais en l’occurrence, non je ne sais pas vraiment ce que ça change. La vie devient peut être plus sérieuse ? Plus réelle, j'ai envie de dire ? Je doute qu'il existe une réponse universelle pour y répondre.

Même si le Sinistros n'avait rien contre les débats sérieux et passionnés, il n'était pas vraiment enclin à se prêter à cet exercice aujourd'hui. La recherche de calme était ce qui l'avait mené ici et il ne souhaitait pas impliqué son cerveau dans la tentative de résolution d'une question existentielle. A la limite si ça concernait une baignoire se remplissant...

Ce ne fut qu'une fois assis sur le balai, stationnant dans l'attente d'être rejoins qu'il remarqua l'air quelque peu inquiet d'Hazel. Il pouvait aisément comprendre que ça avait de quoi être impressionnant pour une première expérience. Trop abrupt et soudain, peut être ? Mais au moins une fois dans les airs, au commande du balai et avec son assistance, elle pourrait ressentir ce que voler fait éprouver. Puis si elle était capable de ça, le reste ne serait qu'une balade de santé non ? Malgré l'appréhension, elle ne sembla pas se démonter et vînt prendre place devant lui jusqu'à être collée contre son torse. Elle agrippa le manche et le portugais posa ses mains par dessus les siennes. Après un rapide topo sur les consignes à suivre et sur ce qui l'attendait, Hazel, se sentant certainement plus ou moins prête, s'élança. L'impulsion fut compliquée mais ce n'était dû qu'au poids combiné des deux jeunes gens, Chris en était persuadé.  Utilisant ses jambes pour faire contrepoids lorsque c'était nécessaire, ils parvinrent à se stabiliser dans les airs.

- Ne t'en fais pas, je ne bouge pas de là. Maintenant tu vas apprendre à le manier.

Doucement, laissant Hazel accompagné son mouvement, il tira le manche du balai pour le remonter et ainsi prendre de la hauteur. Pas trop, tout de même, mais suffisamment. Contrebalançant toujours de par son poids pour garder l'équilibre, il était minutieux dans ses gestes le temps que la jeune fille trouve son équilibre à elle et soi à l'aise. Après un léger arrêt le Sinistros entama une descente lente en abaissant le manche.

- Tu vois, c'est aussi simple que ça pour l'instant. Dis le moi si tu veux un peu plus de temps pour t'habituer, je ne veux pas te faire peur.

Avec toute les précautions imaginables, il se pencha pour tenter d'apercevoir le visage de son amie. Il comprit vite que la pluie lui rendait la tâche impossible. Les cheveux trempés collés sur son visage, elle devait être si douce à regarder... Il laissa cette pensée l'envahir quelques instants, la savourant tel un plaisir secret et inavouable. Il n'était pas bien sûr de ce qui l'amenait à penser ça, mais là tout de suite, collé à elle et respirant son parfum, il n'en avait rien à faire. Enfin, il se reprit.

- Je te laisse tenter de faire la même chose mais pour aller à gauche et à droite ?
.


Dernière édition par Chris Hamilton le Sam 23 Juil 2016 - 8:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Fly me to the moon [Chris]   Ven 22 Juil 2016 - 23:14

Se perdre dans ce qu'il racontait ne lui semblait pas la plus déplaisante qui soit, à ce moment-là, mais Hazel s'abstint de tout commentaire. Il avait raison, il n'était pas nécessaire d'être trop sérieux, là. Les discussions philosophiques pourraient attendre, aussi elle acquiesça en silence, abandonnant une réflexion des plus intéressantes sur l'acquisition de la maturité. Ils auraient très certainement l'occasion d'en reparler, n'importe quand. Pas maintenant. Le quidditch était la meilleure façon d'oublier son côté un peu trop sérieux, un peu trop terre à terre. Et collée contre le garçon, c'était une bonne façon d'oublier à peu près tout. Elle se concentra et ils s'envolèrent. Lentement, pas très sûrement, mais ils s'élevèrent dans les airs, et elle le laissa diriger, imposer son mouvement au balai. Elle fit de son mieux pour écouter les conseils, avide d'apprentissage, et pour suivre les mouvements de son corps lorsqu'il stabilisait l'engin. Mise en confiance, il lui sembla que tout cela n'était pas si compliqué. Ils rejoignirent le sol et il lui indiqua qu'elle allait devoir prendre les commandes à son tour, mener la danse. Soit. Elle pouvait le faire. S'il restait avec elle comme il lui avait dit, elle pouvait tout faire.

Elle sentit la joue de Chris frôler la sienne et ses mains serrèrent un peu plus encore le bois du balai, si bien que ses doigts engourdis devinrent douloureux. La pluie pouvait s'abattre, imbiber ses vêtements d'une humidité glaciale, dessiner des sillons gelés sur ses joues. Hazel avait chaud. D'une chaleur terrible et qui n'avait rien de météorologique. La proximité d'un corps, l'intimité du terrain désert. Elle songea à sa conversation avec Eleonora, les sous-entendus peu subtils de la petite sorcière, et son trouble ne fit qu'augmenter. Elle était certaine d'avoir les joues d'un joli rouge cramoisi maintenant, et elle remercia toute entité supérieure hypothétique qu'il soit derrière elle et qu'il ne puisse la voir clairement. Elle ferma les yeux, se délectant de ce contact éphémère. Bientôt, le vent frais remplaça la peau chaude du sinistros et il parla, faisant éclater la bulle qui s'était formée dans l'esprit de la jeune femme, lui permettant de revenir à la réalité et à ce qui était prévu : le quidditch.

Elle hocha la tête et prit une grande inspiration. Elle regarda droit devant elle, tâchant de porter son regard aussi loin que possible comme on le lui avait appris lorsqu'elle avait passé son permis de conduire. Ou plus jeune, lorsqu'elle avait manœuvré le petit bateau familial. C'était cela, la clé. Le parallèle à faire. Qlle s'élança, d'une impulsion assurée , imaginant que le ciel était un vaste océan, ce qui n'était pas très compliqué avec la pluie qui tombait. Combien de temps faudrait-il pour que le terrain de Quidditch soit rempli d'ailleurs, si l'on parvenait à le rendre parfaitement hermétique ? Hazel chassa cette idée ridicule, songeant que son professeur de quidditch improvisé se moquerait bien d'elle s'il savait où son esprit s'égarait, et elle tira le manche à droite. Comme sur une planche à l'abord d'une vague, ou même comme lorsqu'elle montait sur l'un des poneys de la ferme ou qu'elle prenait Forest, l'énorme cochon de sa tante, pour un cheval de compétition. L'animal imposant n'était pas bien vif, et peu lui importait qu'une gamine légère comme une plume s'installe sur son dos en s'accrochant à une corde pour se sécuriser. Il pouvait rester en place pendant des heures, et la petite Hazel de l'époque ne se lassait pas de s'imaginer participer avec lui aux courses hippiques (ou porcines, en l'occurrence) les plus prestigieuses. Parfois, lorsqu'elle tirait vraiment très fort sur la corde ou qu'il repérait un truc comestible, ou du moins qui lui semblait l'être, alors il faisait quelques pas dans la direction souhaitée par sa cavalière intrépide, et on entendait la petite sorcière hurler de joie à travers toute la ferme.

Aujourd'hui, elle était plus grande, plus mature, plus digne. Mais lorsque le bout de bois sur lequel Chris et elle étaient perchés bifurqua à droite dans un large arc de cercle, puis à gauche de façon un peu plus brusque tant elle s'enthousiasmait, elle ne put retenir un gloussement. Elle tenta de monter un peu, puis redescendit vers le sol, un peu trop vite, les faisant atterrir dans la boue sans aucune douceur. Sans lâcher le balai, incapable de desserrer ses mains tant l'excitation était grande, elle se retourna à demi vers Chris, ses yeux pétillants. Et tout devint un poil plus compliqué. Ses lèvres touchèrent celles du sorcier, tout doucement, presque accidentellement. Presque. Sans pression, juste dans un frôlement, elle pu sentir qu'il avait les lèvres un peu gercées, comme elle. Elle réalisa que son souffle était doux et qu'elle respirait bien trop forts. Et les yeux grands ouverts, le regard abandonné dans celui du Sinistros, le court instant durant lequel elle resta figée lui parut incroyablement long. Elle bougea doucement, effleurant ses lèvres encore un peu plus et se retourna, donnant en même temps un coup de talon dans l'herbe collante. Ils s'élevèrent de nouveau, un peu trop vite, et elle peina à contrôler le balai.

« Pardon, j'ai du rester trop longtemps sous la pluie, » marmonna-t-elle. « Je crois que j'ai de la fièvre. »
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Chris Hamilton
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MessageSujet: Re: Fly me to the moon [Chris]   Dim 24 Juil 2016 - 19:15

「 Fly me to the moon 」

Chris & Hazel

Hazel était motivée, il ne pouvait en douter. Pour quelqu'un qui prenait pour la première fois le contrôle d'un balai et malgré sa peur, elle ne reculait pas. Peut être parce qu'il était derrière elle, que ce soit littéralement ou métaphoriquement. Chris était admiratif devant sa détermination à connaitre et expérimenter ce monde nouveau qui s'ouvrait à elle. Elle volait de ses propres ailes. Enfin sur son propre balai, plutôt, mais l'idée était là. Après un premier virage à droit parfaitement négocié, Chris senti qu'il pouvait lui faire confiance et lâcha le manche pour s'accrocher à la taille de la jeune fille. En espérant qu'elle ne prendrait pas mal ce contact. Quoi que, vu comment ils étaient déjà collés l'un à l'autre, ils n'étaient plus à ça près et le portugais s'en serait voulu de rater l'occasion. Elle était charmante et être si proche d'elle était si agréable qui ce serait un crime de ne pas savourer cette occasion. Elle devait commencer à y prendre goût car il se mit à glousser et Chris lui emboita le pas d'un rire amusé.

L'excitation de la découverte et de la maitrise montait et les gestes se faisaient plus brusque, mais cela restait toujours plus raisonnable que les manœuvres in-extremis que certains matchs de Quidditch poussaient les joueurs à faire alors il laissa le contrôle total à Hazel. Puis elle semblait tant s'amuser, il ne voulait surtout pas jouer les rabats joie ! C'est en partie pour ça que l'atterrissage fut rude. Sa prise autour de la taille de la jolie jeune femme se raffermi, autant pour la maintenir que pour garder son équilibre. Il restait peut être quelques leçons à donner pour poser l'engin, finalement. Mais dans l'ensemble... Le Sinistros n'eut jamais l'opportunité de savoir jusqu'où cette réflexion aurait pu le mener car elle se retourna vers lui. Ses yeux avaient-ils toujours été si étincelants ? Sa peau si douce ? En tout cas, jamais ses lèvres n'avaient été si proches... Effleurant les siennes, elle semblait faire exprès de laisser le doute. Ce qui se passait là était accidentel ou intentionnel ? Aucune importance. C'était agréable, doux, chaud. Parfait. Sa respiration se fit plus légère, osant à peine respirer de peur de briser cet instant magique ou d'y mettre fin. Ils se regardaient dans les yeux sans parler, apprivoisant et se découvrant du bout des lèvres. Tout semblait figé dans le temps, même la pluie n'avait plus d'emprise sur eux, il l'aurait juré. Mais elle fini par rompre le contact en se retournant pour redécoller.

- Ne...  souffla-t-il.

Sa phrase se fit emportée par le vent et la pluie. Qu'allait-il dire ? Il ne savait même pas ce qu'il venait de se passer. Un moment de communion qu'il avait attendu et espéré. Et pourtant, il n'avait pas su réagir tellement tout cela était soudain et inattendu. Ce dont il était sûr, c'est qu'il avait aimé ça. Et qu'il voulait recommencer. Cédant à son attirance pour Hazel, il posa sa main sur l'épaule de sa partenaire de vol pour la laisser glisser, lentement le long de son bras pour délicatement se poser sur la sienne pour arrêter et stabiliser le balai dans les airs. De l'autre, il attira doucement le visage de la jeune fille jusqu'au sien et déposa ses lèvres sur les siennes. Avec plus de conviction et une envie moins contenue cette fois ci. Un premier vrai baiser, long et passionné. Son cœur battait à tout va dans sa poitrine et une chaleur dévorante l'envahi. Cette fois, il n'avait plus aucun doute.
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MessageSujet: Re: Fly me to the moon [Chris]   Dim 24 Juil 2016 - 23:13

Elle se débrouillait bien. Bien sûr, il y avait quelques erreurs de débutante. Des maladresses, des brusqueries. Mais Hazel était fière. Elle parvenait à accomplir ce petit exploit, pas grand-chose pour un sorcier lambda mais pour elle… Hazel avait passé tellement de temps à voir le verre à moitié vide ! Abandonnée dans son tout petit appartement, découvrant le monde qui était le sien avec une grande appréhension, elle s'était imaginée qu'elle ne progresserait jamais assez pour que son quotidien ressemble au leur. Elle s'était recroquevillée autour des vestiges de son passé, incapable de réellement s'élancer. Malgré ses plaintes, malgré ses râles, elle avait avancé sans jamais lâcher les liens qui la maintenaient prisonnière d'une vie qu'elle avait fuie. Comme la toute première fois où ses parents l'avaient emmenée faire du patin à glace. Accrochée aux parois, elle avait admiré les patineurs émérites qui exécutaient de magnifiques figures, trop loin d'elle. Elle les avait enviés et s'était dit qu'elle n'y parviendrait pas. Elle, elle n'était bonne qu'à patiner tout droit. Elle avait tenu cette fichu rambarde et avait avancé un pied puis l'autre, pendant de nombreux tours, convaincue qu'elle ne savait pas faire plus, puisqu'elle n'y arrivait pas. Puis un homme avait glissé devant elle, son corps s'écrasant contre le muret. Et pour évité la collision, elle avait lâché prise. Elle s'était éloignée, inconsciemment. Et une autre fillette avait pris sa main. Elle avait commencé à y aller toutes les semaines, et avait abandonné les bords pour la liberté de la glace. Qu'est ce qui l'avait fait lâcher prise, cette fois ? La compréhension infinie de Chris ? Le soutien infaillible de Nora ? La confiance flatteuse de Rupert ?

Perchée sur son balai, elle n'avait plus de garde fou. Et elle s'en sortait bien. Elle était encore en vie, c'était le principal. Elle sentit les bras de Chris enlacer sa taille et frissonna, ravie à l'idée qu'il attribuerait certainement cette réaction au froid qui lui grignotait le corps. Elle posa le balai dans la boue. La pluie et le temps se posèrent, eux aussi. Un moment parfait, comme dans les films. Elle imaginait la douceur du bout de sa langue sur ses lèvres glacées. Et un signal se déclencha dans son esprit. Mayday, mayday ! Elle redécolla sans prendre le temps de demander à Chris s'il était prêt et une fois qu'elle prit le temps de réfléchir, elle se sentit immensément soulagée qu'il soit encore là, cramponné à elle. Il posa une main sur son épaule et Hazel se retint d'y poser sa joue. Puis la main se mit en mouvement, et la jeune femme peina à se concentrer sur son vol. La monture commença à faire de très légères embardées, répondant au tremblement de ses mains comme s'ils étaient des ordres. Elle soupira sous la caresse, se laissa guider. Mais lorsque l'autre main de Chris frôla sa joue, exerça une douce pression pour amener son visage jusqu'au sien et qu'elle comprit, elle serra le balai de toutes ses forces de la main qu'il tenait. De l'autre, elle tâcha tant bien que mal de s'accrocher à lui, s'offrant à ses lèvres. Il l'embrassa.

Et sous la pluie galloise, il y eut un feu d'artifice.

Leurs lèvres se séparèrent dans un soupir et elle garda les yeux fermés un instant, un peu étourdie. Puis elle eut une idée. Une idée un peu folle, une idée sans queue ni tête. Une idée fiévreuse. Elle se mordit la lèvre et murmura.

« Tu tiens bien le balai d'accord ? Avec tes deux mains. Tu me fais confiance ? »

Elle n'attendit pas vraiment la réponse. Elle respira longuement, faisant le vide. Des années de danse. Des années de gymnastique. Elle se souvenait des heures passées à marcher sur les poutres, sur la pointe de ses pieds endoloris. Elle se souvenait des figures exécutées là haut, alors qu'elle était toute jeune. Et des quelques cours de voltige aussi, au centre équestre. Hazel avait toujours aimé ces disciplines. Elle avait un excellent équilibre. Entre les bras de Chris, elle s'avança un peu. Lentement. Elle posa une main devant elle, l'autre en arrière. Doucement. Et elle pivota. La jambe droite à gauche, la jambe gauche à droite. Minutieusement. Elle lui fit face. Elle rit, passa les bras autour de la taille du garçon et assurant sa prise sur le balai, elle se rapprocha de lui, tout en délicatesse. Elle passa ses jambes par dessus celles du sinistros, les croisa en reposant ses mollets sur le bois mouillé. Ses bras vinrent prendre place sur ses épaules. Ses doigts se perdirent sur sa nuque, dans ses cheveux. Elle frôla de son nez celui du garçon et lui sourit. Elle le regarda droit dans les yeux, des étincelles d'extase illuminant ses iris. Elle mêla son souffle au sien, elle effleura ses lèvres, encore. Cette fois avec la maîtrise de ce qu'elle faisait. Et son corps tout contre le sien, elle l'embrassa. Doucement, puis avec fougue. Avec délice. Cette fois, elle n'avait plus aucun doute.
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Chris Hamilton
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MessageSujet: Re: Fly me to the moon [Chris]   Mar 26 Juil 2016 - 19:02

Un feu d'artifice. C'était en effet une bonne description de ce qu'il se passait en ce moment dans la poitrine et l'esprit de Chris. Des pensées et des sentiments s'entrechoquant pour libérer dans une explosion émerveillement, bonheur et plaisir à travers tout son être. Son cerveau semblait engourdit et sa réflexion inexistante, il ne vivait que par et pour l'instant présent, relié à la vie par les lèvres d"Hazel. L'élève soupira lorsque leur baiser prit fin, hors du temps et pourtant trop court à son goût. Mais ce n'était peut être pas plus mal, car à ce rythme, il allait en oublier le maintien du balai, ce qui pourrait s'avérer... problématique sur le court terme. Hazel se mordit la lèvre et l'envie de l'embrasser à nouveau se fit plus forte. Mais elle lui demande de tenir le balai et de lui faire confiance. Pour une raison qu'il ne s'expliquait pas vraiment, il avait en entière confiance en elle et s'il suffisait de tenir fermement le manche, il pouvait bien le faire des heures durant pour elle.

La voilà à présent lancée dans un exercice de haute voltige à plusieurs mètres du sol alors que peu de temps encore plus tôt, elle n'avait jamais chevauché un balai ni n'était allez si haut dans les airs. Sa capacité d'adaptation était impressionnante. Comme bien d'autres choses chez elle, d'ailleurs. Centimètre par centimètre, seconde après seconde, elle pivotait pour se placer face à lui, ce qui l'enchantait déjà. Si lui avait tenté l'exercice et bien... il serait très certainement tombé de haut. Et même si on dit que l'amour donne des ailes, il n'aurait pas tenté le coup - pas sans au moins une potion Llubder, préparation magique donnant vraiment des ailes-. Quand enfin son exploit fut réaliser, elle se retrouva face à lui et un rire cristallin s'échappa d'elle, si doux aux oreilles du garçon et auquel Chris se joignit. Il ne savait même pas pourquoi, mais il riait. Il se sentait si bien, si léger. Mais elle n'avait de toute évidence pas terminé de prendre place. S'avançant aussi proche de lui qu'il était possible de l'être actuellement, elle enroula ses jambes autour de sa taille pour les laisser dans une position plus que propice à faire fonctionner l'imagination du Sinistros. Toujours les mains agrippées sur le balai pour maintenir leur vol stationnaire, elle était maître de la situation et Chris ne pouvait que subir. J'imagine que c'est ce que voulait signifier le terme "victime consentante" car Chris irait très certainement même jusqu'à en redemander. Laissant à la jolie jeune femme le loisir de mener la danse et de jouer avec lui, il ne bougea pas lorsqu'elle approcha son visage du sien pour frôler ses lèvres. Elle le faisait mariner et ça ne lui donnait que plus envie encore de l'avoir contre lui. Quand enfin elle l'embrassa, il se sentit libérer et se permit enfin de réagir, répondant au contact de ses lèvres par des baisers passionnés. Il n'avait pas ressenti ça depuis... bien trop longtemps pour qu'il s'en souvienne. Les yeux toujours clos, ses mains se firent plus lourde sur le balais et petit à petit, ils entamèrent une descente. Selon ses calculs, en partant de là où ils étaient, c'est à dire environ le milieu de terrain, ils pouvaient encore descendre de plusieurs mètres avant d'avoir à changer de trajectoire pour éviter une collision. Alors autant s'abandonner encore un peu au plaisir.
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MessageSujet: Re: Fly me to the moon [Chris]   Mer 27 Juil 2016 - 14:38

Il suffisait d'oublier la hauteur. Le vide, les éléments, il suffisait de faire abstraction de ces  détails, et la proximité de Chris lui faisait tout oublier. Alors il n'y avait plus qu'un océan de confiance et d'envie, qui lui donnaient des ailes. Si elle avait voulu l'épater, lui en mettre plein la vue, elle aurait pu y mettre de la grâce, offrir un peu plus de hauteur à sa pirouette. Mais c'était inutile. Tout ce qu'elle voulait, c'était être dans ses bras, qu'il soit dans les siens. C'était retrouver ses lèvres et le feu d'artifice. Elle voulait entendre la fanfare, encore. Elle voulait que ça ne s'arrête pas. Ni la pluie, ni l'étrangeté de la situation ne pouvait lui faire perdre de vue ce qui l'attirait. Et à son rire léger se maria celui du sinistros, la faisant céder un peu plus, fondre un peu plus.

Ils s'embrassèrent encore. Et encore. Comme si cela leur avait longtemps manqué, comme s'ils se retrouvaient après une éternité séparés. C'était comme plonger dans une eau à la température idéale. Un sentiment de plénitude inconnu, une réponse aux questions qu'elle ne se posait pas encore. C'était normal, c'était doux, c'était parfait. Mais c'était aussi éphémère. Et lorsque le balai s'inclina un peu, elle ne put s'empêcher d'ouvrir les yeux, de les écarquiller en resserrant son emprise sur la nuque du Sinistros. Elle gloussa, mit fin au baiser et s'excusa.

« Je… Je ne m'attendais pas à ce que ça bouge, pardon. »

Elle baissa les yeux, incapable de retenir son amusement, et pouffa de rire. Hazel dissimula son visage dans le cou du garçon, le laissant les poser sur le sol normalement maintenant qu'elle avait mit un terme à cet instant suspendu. Elle avait précipité le romantisme par dessus le balai, le laissant s'écraser dans la boue qui avait remplacé l'herbe. Du bout des doigts, elle tira sur le col du sweatshirt détrempé de son compagnon, déposant ses lèvres sur sa peau. Finalement, il mit un pied à terre, et Hazel se dénoua, descendit, un peu déséquilibrée. Elle lui prit la main, l'attira à elle et soupira.

« Je crois qu'il va falloir qu'on parte d'ici. La pluie ne s'arrête pas, et j'ai vraiment très froid, pas toi ? »

Et puis, dans son esprit germa une idée. Une idée qu'elle tenta d'ignorer, d'abord, puis qui lui parut assez douce pour ne pas être totalement mauvaise. De ces petites idées à double tranchant, qui peuvent vous faire autant de bien que de mal. De ces idées qui vous font prendre des risques inhabituels, et parfois heureux. Elle fixa Chris, soutenant son regard, caressa sa joue. Puis elle le lâcha. Elle fit quelques pas en arrière, hésita, jeta un coup d'oeil vers les gradins déserts vers les portes qui allaient les mener à l'intérieur de l'ossature du stade, au sec et au chaud. Elle reporta son attention sur lui et s'éloigna encore, à reculons. Comme pour instaurer une distance de sécurité entre eux. Puis, tentant de couvrir le son de la pluie, elle lança.

« Je pense qu'il va nous falloir une douche et… Enfin… J'ai pensé... »

Elle se figea, blêmit, rougit et détourna le regard. Elle était sûre de ce qu'elle voulait. Et il lui semblait assez évident que sa volonté ne déplaisait pas à son ami. Malgré tout… elle frotta ses yeux d'une main. Un peu de courage, un peu d'aventure. De nouveau, elle posa les yeux sur lui,, puis se ravisa et les ferma, pour rendre les choses plus aisées pour elle. Sa voix se fit aussi claire que possible. Sa voix se fit forte.

« Tu veux la prendre avec moi ? »
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Chris Hamilton
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MessageSujet: Re: Fly me to the moon [Chris]   Mar 23 Aoû 2016 - 9:37

「 Fly me to the moon 」

Chris & Hazel

[justify]Une fois de nouveau sur à terre il resta tout contre Hazel. Comme si l'idée de s'éloigner d'elle à présent qu'ils avaient été si proches lui était douloureuse. Comme devoir dire au revoir à un proche quelques minutes seulement après l'avoir retrouvé. Car oui, il se sentait proche d'elle, ce n'était pas une simple attirance physique. Tous ces sujets qu'ils avaient abordés, ces confessions faites, ces moments passés en tête à tête, il y tenait aussi. Mais heureusement pour le garçon, elle non plus ne semblait pas avoir envie de le quitter pour le moment. Quand la demoiselle lui annonça avoir froid, il ne put s'empêcher de la serrer un peu plus fort contre lui, bien que ce soit inutile. Partir d'ici lui allait, du moment qu'ils restaient ensemble. Car malgré la chaleur interne qui l'habitait presque continuellement, lui permettant d'avoir chaud naturellement, là, il n'était pas loin de se mettre à trembler.

- Je t'avoue que je commence à avoir froid aussi. Tu veux aller où ? lui demanda-t-il un sourire aux lèvres.

La question, innocemment posée eu une réponse des plus inattendue. Heureusement, son sang choisi d'affluer vers ses joues et non ailleurs car avec des vêtements aussi trempés et collés à son corps, il n'aurait pas pu cacher quoi que ce soit. Heureusement qu'elle s'était quelque peu éloigné, cela cacherait peut être quelque peu le feu dévorant son visage. Bien sûr l'idée ne lui déplaisait pas. Bien au contraire. Mais il ne s'était pas attendu à une telle proposition et cela le surprenait autant que ça le ravissait. Pourquoi était-il si enclin à rougir, allant presque jusqu'à être timide quand il s'agissait d'Hazel ? Il était presque sûr de ne pas avoir été si niais en amour depuis... la primaire ! Heureusement que la jolie jeune fille ne s'en sortait pas mieux, elle aussi ayant adopté le rouge qu'elle semblait tant apprécier.

Le portugais aimait qu'elle soit capable de prendre ce genre d'initiative et comptait bien se rattraper lui aussi, n'osant clairement pas assez de peur d'aller trop loin. A quoi bon ? Si c'était le cas, elle était bien assez grande pour le lui faire comprendre. Voyant qu'elle attendait une réponse, les yeux toujours fermés, il s'approcha d'elle et, passant une main sur sa nuque, rapprocha lentement son visage du sien pour déposer ses lèvres sur les siennes. Quelle meilleure façon de dire oui à une fille aussi unique ?

- Tu n'imagines pas à quel point ça me ferait plaisir.

Glissant sa main dans celle de sa douce, il se mit à marcher en sa compagnie en direction des gradins si vides, à l'inverse de lors des matchs de Quidditch où ils étaient pleins à craquer. Le moment qu'ils vivaient là étaient bien plus important qu'un simple match, mais nul besoin de visiteur contrairement à ces rencontres sportives. Une fois à l'abri à l'intérieur de l'ossature du stade, ils se dirigèrent machinalement en direction des vestiaires, là où les douches se trouvaient. Le cœur de Chris battait fort dans sa poitrine, appréhendant tout autant qu'il attendait avec impatience ce qui allait suivre. Attrapant le bas de son sweat entre ses mains, il les remonta pour l'ôter. Hazel, elle, le regardait faire jusqu'ici. Pas très équitable, n'est-ce-pas ? C'est pour cette raison qu'il s'approcha d'elle, glissant ses mains sous son haut tout, le remontant tout doucement, en laissant leurs lèvres se frôler.
Piforpi. Et encore désolé pour l'attente Pancake
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MessageSujet: Re: Fly me to the moon [Chris]   Aujourd'hui à 23:04

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