Le banquet de la rentrée

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Narrateur
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MessageSujet: Le banquet de la rentrée    Ven 2 Sep 2016 - 20:56

Le banquet de la rentrée
18h06 – Pré-Au-Lard
Une colonne de fumée s’élève dans le ciel et le klaxon de la locomotive retentit bruyamment, annonçant son arrivée. Le bruit redondant du crissement des bogies se fait plus fort alors que le train rentre en gare. Sous la puissance des freins, la locomotive crache furieusement une épaisse vapeur avant de s’immobiliser enfin.

Les portes s’ouvrent, les premières têtes sortent et le quai de la gare se remplit rapidement. La foule dense se presse vers la sortie de la gare alors que la grosse voix bourrue du garde-chasse se fait entendre, « Les premières années par ici ! » Le demi-géant a crié, même si ce n’était pas nécessaire pour se faire entendre. La plupart des élèves sont silencieux et on peut facilement lire l’anxiété sur leur visage. Compréhensible quand on sait qu’il y a deux mois, leur école est devenue un champ de bataille, puis un tas de ruines. Un cimetière pour nombreux de leurs camarades. Appréhendent-ils de découvrir le nouveau Poudlard ? Sera-t-il identique à l’ancien château ? Des questions légitimes que tous doivent probablement se poser. Mais l’heure n’est pas aux questions ; le demi-géant semble différent de d’habitude. Il apparaît toujours comme un rustre homme, mais son sourire malicieux, ses yeux espiègles et sa maladresse habituelle semblent s’être fait la malle. Le ton de sa voix est plus grave et l’homme paraît tellement fatigué! Il a perdu son protecteur, son mentor, son père de substitution. Alors a-t-il encore une raison de sourire ? « Allez, dépêchez-vous les premières années ! Bones, tu es au milieu du passage, va donc aux calèches ! » soupire Hagrid alors que l’élève de septième année à Poufsouffle est comme figée. « Professeur Hagrid ! Il y a des choses accrochées aux calèches. » Le ton de Susan est angoissé. La plupart des élèves ont le même regard horrifié en regardant la route. Hagrid les regarde, compatissant. Évidemment, ils ont vu la mort… Alors les sombrals leur apparaissent… « Pauvres gosses… » Soupire Hagrid pour lui-même avant de se reprendre, « Ce sont des sombrals, ils sont inoffensifs ! Allez dépêchez-vous, vous êtes tous attendus dans la grande salle à 19h00 ! » Dit-il à tous les étudiants, avant de prendre la direction des embarcations du lac, avec les premières années.
18h49 – L’entrée du château de Poudlard
Les dernières calèches déposent les élèves devant les portes de l’école. Nombreux sont ceux qui ont versé une larme en franchissant les portes. Poudlard brille comme jamais, dominant le lac Noir de toute sa splendeur. L’émotion est là, et pourtant… Les ruines, les flammes, les cadavres… Il ne reste plus rien, comme si l’affrontement qui y avait eu lieu, deux mois auparavant, n’avait été qu’un mauvais rêve. Mais le manque d’un ami, d’un frère, d’une sœur, d’un cousin ou d’une cousine, d’un camarade leur rappelle l’abomination. C’est dans un silence quasi religieux que les élèves franchissent les grandes portes en remarquant bien le monument imposant installé au milieu du cloitre. Un hommage à ceux qui ont laissé leur vie pour la victoire du bien.
19h00 – La Grande salle.
Il y a comme un vide. Elle est reconstruite à l’identique, pourtant… Ce n’est pas la même.
Et l’absence du professeur Dumbledore… Sa mort a été des plus surprenantes, lui qui semblait pourtant invulnérable. N’était-il pas le seul sorcier dont avait peur vous-savez-qui ? Le professeur McGonagall a pris sa place dans le grand fauteuil aux bordures dorées, dominant la grande salle. Elle apparaît forte. Son apparence soignée, son chignon fermement serré et son regard sévère à travers ses petites lunettes rondes inspirent le respect et les petits nouveaux en seront probablement intimidés, mais malgré son air pincé, personne ne doute de sa bienveillance. À ses côtés, de nombreux professeurs encore inconnus des élèves. Slughorn et Flitwick figurent parmi les grands absents, mais au grand dam de beaucoup, le professeur Rogue est toujours là, l’aspect peu amène, comme s’il s’apprêtait à punir les élèves simplement parce qu’ils existent.
Le silence règne dans la grande salle alors que les nouveaux apprentis sorciers font leurs apparitions. La répartition se passe sans encombre, dans un élan bien plus calme que d’habitude. Et une fois le choixpeau magique ayant déserté les lieux, la directrice McGonagall se lève.

« Une nouvelle année commence… » Elle jette un regard à ses élèves, ceux avec qui elle a partagé tant de douleurs. Être formel est-il vraiment nécessaire ? « Je sais que ça doit être dur pour beaucoup d’entre vous de revenir ici après… la bataille qui vous a opposés aux troupes de Lord Voldemort. Vous avez traversé l’enfer, et vous êtes toujours là. Beaucoup n’ont pas eu cette chance… Alors pour vos camarades, j’aimerais que vous vous leviez afin d’observer une minute de silence… » Demande-t-elle à ses élèves sur un ton beaucoup plus doux.

D’un même geste, tous se lèvent. L’émotion qui règne est indescriptible, et même Minerva doit retenir ses larmes. Certains élèves qui ont levé les yeux vers le plafond sans fond jouent des coudes avec leurs camarades, montrant de leur index la direction qu’ils regardent. Les bougies habituelles ont été remplacées par des étoiles qui bougent, prenant la forme des noms des disparus. Une façon de se souvenir de ceux qui auraient dû être là. Ou peut-être est-ce une façon pour eux d’être là, justement ?

La minute de silence se termine et le professeur McGonagall reprend la parole. « Demain après-midi, tous les cours sont annulés. Une cérémonie de commémoration en hommage aux disparus de la bataille se tiendra dans le parc de Poudlard. Il sera précédé par un recueillement devant le monument érigé en leur honneur », avise la directrice, « et comme vous le savez probablement tous, le professeur Dumbledore… nous a quitté… et nombreux de vos professeurs, ne reviendrons pas… malgré tous les changements qui vous sont imposés de façon dramatique, la vie continue. Si vous ressentez le besoin de parler, de vous confier… ma porte vous sera toujours ouverte, comme celle de vos professeurs… » ajoute-t-elle en tournant la tête vers l’ensemble du corps professoral et jetant un regard appuyé au professeur Rogue qui n’était pas connu pour sa grande compassion. « Et sur ces paroles, je vous souhaite un bon appétit » clôture-t-elle en tapant une fois ses mains entre elles.

Et les mets les plus succulents firent leurs apparitions sur les tables des quatre maisons et sur celle des professeurs.

Précisions Hors-jeu:
 
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Anastasiya Styrbjörn
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MessageSujet: Re: Le banquet de la rentrée    Ven 2 Sep 2016 - 22:37

Tout ça n’était que de la mise en scène, les gens n’attendaient que cela, voir comment se passerait Poudlard sans la présence du génialissime Dumbledore. Anastasiya n’avait qu’à faire de sa mort, elle ne la touchait pas et si la grandeur de cet homme était impossible à remettre en question, il ne représentait rien aux yeux de la jeune Serpentard. L’idée-même d’être affectée par son décès n’était pas même concevable dans son esprit et elle était persuadée qu’un bon nombre d’élèves feignaient la tristesse pour rentrer dans le moule et ne pas avoir à se justifier. A quoi bon jouer la comédie dans un monde qui s’en occupe déjà bien assez pour elle ? Elle n’avait pas pleuré la mort du directeur de Poudlard quand elle l’apprit, la fausseté de cette Grande Salle si touchée par cette disparition ne faisait que la conforter dans sa position.

Cela ne lui faisait ni chaud ni froid, elle n’attendait qu’une chose : que tout cela soit terminé. Comme le disait McGonagall : « la vie continue », au moins une phrase qui concordait avec la pensée d’Anastasiya qui se lamentait de toutes ces tournures dramatiques. Le monde n’allait pas arrêter de tourner simplement à la suite du décès d’un seul homme, ça ne faisait pas de sens, il fallait être d’une naïveté rare pour s’arrêter de vivre pour une raison si vaine. Anastasiya concevait tout à fait l’idée que les élèves puissent être perturbés et même déboussolés par tout ce qui avait pu se dérouler entre les murs du château, c’était un événement extraordinaire de violence et les pierres dégageaient encore toute cette énergie brutale qui s’était déversée quelques semaines plus tôt. Tout cela faisait tout de même partie de la vie et les élèves de Poudlard ne pourraient se reposer continuellement sur les épaules de leurs professeurs, il fallait apprendre à grandir.

Tout l’agacement que ressentait Anastasiya engrangeait encore plus d’intransigeance qu’à l’habitude, elle observait chaque recoin de la grande salle pour analyser les comportements des uns et des autres. Et dire que les cours du lendemain allaient être annulés juste pour rendre hommage à tous ses gens, c’en était trop. On ne parlait déjà qu’eux depuis des mois, tout le monde se succédait à discourir sur le sujet, refaire la bataille et adresser quelques mots aux défunts. Il fallait savoir passer à autre chose et imposer un recueillement était vraiment quelque chose de stupide aux yeux d’Anastasiya. La communion devait se faire naturellement et aucune force ne devrait y pousser. Malgré tout ce qu’elle pouvait penser, elle avait évidemment été très touchée par la bataille et en restait toujours perturbée. Seulement, Anastasiya ne pouvait se résigner à pleurer des morts sans cesse, ce n'est pas comme cela que le monde se reconstruira.

Le discours se termina enfin et le repas fut servi. Il était temps de reprendre une routine qui convenait parfaitement à Anastasiya qui entamait sa sixième année au château. Le premier repas était le bon moment pour doser le comportement de chacun, les réactions suite à la bagarre. Les pleurs furent, pour beaucoup, remplacer par de la gourmandise et des conversations engagées, Anastasiya restait en dehors de tout cela, observatrice. Les nouveaux arrivants méritaient aussi un coup d’œil, peut-être que certains auraient en eux un gros potentiel alors autant les analyser dès maintenant.

Le premier festin de l’année avait une saveur toute particulière, Anastasiya retournait dans ce qui était son nouveau monde. Poudlard était le lieu de sa deuxième naissance et chaque année qui y démarrait était un véritable réconfort pour Anastasiya qui s’y sentait vraiment comme chez elle. A ses côtés, Harmony, c’était une évidence. Cela ne pouvait être qu’elle. Le reste avait peu d’importance, quiconque s’asseyait à ses côtés ? Grand bien lui fasse, il fallait plus pour l’importuner.

Perdue dans ses pensées, elle ne mangeait qu’à peine, farfouillant pour trouver quelques légumes à ingurgiter rapidement, histoire de fêter la nouvelle année tout de même. Le temps passait vite et les années s’étaient déjà enchainés mais celle-ci avait une saveur tout à fait différente, les choses devenaient sérieuses.
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Lilianor A. Zyskowski
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MessageSujet: Re: Le banquet de la rentrée    Sam 3 Sep 2016 - 1:30

Je savais pertinemment que ce début d'année scolaire n'allait avoir rien de joyeux. Je savais que bon nombre d'élèves avaient encore la guerre en tête. L'école avait été partiellement détruite et on ne savait pas encore comment nous allions revoir notre seconde maison. Même moi, j'ai toujours considéré Poudlard comme un second foyer où je me suis fait un bon nombre d'amis avec les années. Et cette année-ci allait être très différente des précédentes. Je n'étais plus considérée comme la garce Zyskowski mais bien la traîtresse Zyskowski, celle qui s'est rangée du côté des Mangemorts. Celle qui a ruiné la vie de Lucy Rosebury. j'allais toujours avoir cela d'étampée sur le front et ce, même si mes raisons derrière mon choix de camp concernaient entièrement ma famille, contrairement à Andrew qui n'avait eu aucun but réel dans ce conflit. Je ne pouvais pas changer le passé, sinon Alycia serait toujours en vie, à mes côtés. On aurait pris le train ensemble et peut-être même avoir passé une partie de l'été ensemble au lieu que je la passe dans cette prison de torture psychologique. Cette prison qui m'a changée et qui a fait de moi une nouvelle personne, reste à savoir de quelle façon les gens vont l'interpréter...

Les sombrales... Je pouvais les voir désormais. Je n'avais jamais eu la malchance de voir la mort avant la bataille. Même si j'ai une famille remplie de tueurs, jamais je n'ai été témoins de quoi que ce soit de ce genre-là. Il n'y avait pas que moi qui avait la possibilité de les voir, beaucoup ont été témoins des décès de la bataille, de près ou de loin. Et ces cheveux... Malgré leur apparence squelettique, ils ne me répugnaient pas.

Je regardais le blanc de leurs yeux avant d'embarquer dans une calèche, en toute solitude, sous le regard désagréable de quelques élèves. Plus tôt, j'avais passé une partie de la route en compagnie d'Angel, Marie et Keira. Là, j'étais seule. Je voulais être seule. Néanmoins, cela ne dura pas longtemps. Je fus rejoins par Angel avec qui j'avais précédemment fait une partie du voyage, ma soeur et Eleonora.

Le voyage vers le château ne dura pas bien longtemps et il valait dire que ma patience était désormais énorme, sachant le temps que j'avais passé à ne rien faire lors de mon temps au centre. Regarder le mur des heures et des heures, ce fut une de mes activités "préférées". Néanmoins, tout fut silencieux dans la calèche. Une boule se tenait au fond de mon estomac. Je ne savais pas ce que cette première soirée allait nous réserver.

Une fois la calèche arrivée au château, le silence continuait. Des pleurs se fusèrent dans les yeux de plusieurs élèves. J'avais envie de pleurer parce que je savais que Alycia ne serait pas là, surtout que je l'avais vue mourir à l'intérieur de la grande salle vers laquelle les élèves se dirigeaient. J'eus droit à plusieurs mauvais regards puisque beaucoup savaient ce que j'avais fait, par la gazette. Je ne faisais qu'ignorer tous ces crétins ignorants, me contentant d'avancer de plus en plus vers la grande salle, me demandant toujours dans quelle état elle serait. Une fois sur place, je fus tout de même surprise de la voir comme neuf, comme avant la bataille. Comme d'habitude, je me suis dirigée vers la table de Serpentard, regardant partout dans la salle, notamment l'endroit où j'avais jeté les Flagellums à Lucy. La gamine. Alycia. Aaron. Gabrielle. Le Mangemort en feu. Mon oreille.

C'est ainsi que je suis tombée durement sur le sol, sur mes genoux, la main sur mon oreille qui fut mutilée. Des larmes remplirent mes yeux. Je me tenais tout près de l'endroit où j'avais tombé de la gamine avant de la voir exploser en mille morceaux. Les jambes, les bras, les organes et même les doigts qui s'étaient engouffrés dans mes cheveux. Elle m'avait presque tuée peu avant sa mort. Une chance que Angel m'avait relevée sinon je me serais effondrée sur le sol. Malgré la douleur de mes deux genoux, je pus ainsi me rendre à la table de ma maison avec l'aide de mon amie. Je lui ai murmuré : « Merci... »

Je me suis finalement assise, en silence, à la table des Serpentards, très vide sans Alycia même si elle s'était rapidement remplie. J'aurais voulu la voir, souriante, à mes côtés. À la place, cela était du vide. Un vide triste. Un vide impossible à remplir. Un vide qui se rendait jusqu'au plus profond de mon âme. J'ai donc planté ma tête sur la table, à l'intérieur de mes bras, me fichant de qui pouvait bien me regarder et me lancer des regards haineux. J'en avais plus rien à faire. Je n'ai levé les yeux uniquement lorsque McGonagall se mit à parler. Je devais la respecter. Elle avait même témoigné en ma faveur, en quelque sorte. Je devais respecter cette femme.

Il y eut une minute de silence annoncée par la nouvelle directrice afin de faire honneur aux morts de la bataille, donc Alycia. Encore une fois, je ne pus retenir mes larmes alors que la grande salle était prise dans un rare silence où personne n'osait prendre la parole. Beaucoup de pleurs et de regards vides. La minute interminable passa enfin et McGonagall annonça qu'il allait y avoir une cérémonie de commémoration aux victimes pour le lendemain. Un autre moment difficile à subir. La directrice termina en disant que sa porte serait toujours ouverte avant d'annoncer l'ouverture du buffet. De magnifiques plats apparurent sur les tables mais moi, je restais là, sans bouger, essuyant mes larmes. Je n'avais pas réellement mangé depuis longtemps et ma maigreur le prouvait. Devais-je manger ou ne devais-je pas manger ? Je ne le savais pas. J'étais trop perdue mentalement pour répondre à cette question. Je suis simplement restée là en silence tout en essayant d'éviter de regarder toute la belle nourriture, voyant parfois quelques regards haineux à mon égard. La souffrance continuait de fuser au-travers de mes genoux mais à quoi bon se plaindre de douleur alors que la vie n'en ait que remplie ?


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MessageSujet: Re: Le banquet de la rentrée    Sam 3 Sep 2016 - 6:44


Le banquet de la rentrée
1er Septembre 1997

P
ersonne n’avait osé se joindre à elle dans son compartiment. Peut-être était-ce à cause de cette cape qu’elle rabattait sur sa tête, cachant la majorité de son visage, ou simplement par la faute des mille et une rumeurs qui circulaient, encore et toujours. La Gazette s’en était donnée à coeur joie de salir les Prendergast encore plus qu’ils ne l’étaient déjà mais, pour la première fois, Aldabella n’en avait rien à foutre.

Le regard rivé sur la route, elle n’avait même pas pris la peine de chercher Flora. Poser les yeux sur elle, malgré toute l’affection qu’elle lui vouait, était bien trop douloureux. Elle n’avait plus Orion, ni Mara. Elle était seule, désormais. Et il en serait de même pour toute l’année.

Mais ce n’était pas plus mal. Il y avait quelque chose de mort en elle, de toute façon, comme si on lui avait arraché tout espoir d’une vie meilleure. Car il fallait bien se rendre à l’évidence ; les Prendergast semblaient destinés à mener une existence emplie de misère, de douleur et de tentations. Et à quoi bon défier le destin alors que celui-ci vous a déjà piégé depuis votre naissance.

Elle ne voulait pas revoir Oscar. Ni Igazi. Ni Marie. Ni toutes les personnes inscrites sur cette foutue liste. Elle en avait marre de jouer les marionnettes, de n’être qu’un pantin que l’on manipule à sa guise. Sa seule compagnie agréable  risquait de se résumer à Rosaleen, toujours bien cachée dans sa malle. Avant de partir, elle lui avait bien fait comprendre qu’elle ne devait faire aucun bruit et se tenir tranquille. La pauvre, trop jeune pour parler, avait simplement hoché de la tête, confuse et bouleversée, et le coeur de sa maîtresse s’était serré devant son petit air.

Mais pour l’instant, elle était seule, et ce fut le cas durant tout le trajet durant.

* * *

Le visage toujours camouflé sous sa cape de velour aux couleurs d’un ciel nocturne, Aldabella avançait d’un lentement, les bras tendus le long de son corps. La tête baissée, les épaules relâchées et le tissu flottant au fil de ses pas, elle ressemblait à s’y méprendre à un spectre en pleine errance. Les gens la contournaient, n’y prêtant aucune attention. Jusqu’à ce qu’une main saisisse sa capuche et la retire de sa tête. Choquée d’un tel manque de politesse, la blonde releva la tête vivement et aperçut le visage du garde-chasse. Hagrid, debout près d’elle,  l’analysa quelques instants, avant de murmurer : « Pas de cape autre que celle de l’école lors de la cérémonie de la rent- Aldabella ? Par Merlin, ma petite, qu’est-ce qui t’es arrivé ? Tu as l’air d’une… » Morte. C’était vrai, et elle le savait très bien ; elle était méconnaissable. Ayant atrocement maigri durant les dernières semaines, ses pommettes, autrefois si adorables, s’étaient creusées. Ses yeux ne dégageaient plus aucun éclat et étaient marqués de cernes violacées. Ses boucles d’or,  autrefois si gracieuses et brillantes, n’étaient plus qu’un ramassi de laine d’acier de couleur fade, remontés en un chignon négligé. Le regard, déjà atrocement triste du demi-géant, devint encore plus déplorant à la vue de la jeune fille.


« S'il-vous-plaît Hagrid, n'éprouvez pas de pitié pour moi. Nous vivons nos épreuves à notre manière, c’est tout. Et... toutes mes condoléances pour Dumbledore, je sais combien il comptait pour vous. »

Et avant qu’il ne puisse placer un mot, elle avait déjà tourné les talons et se faufilait dans la foule d’élèves. Elle n’avait aucune envie de poser les yeux sur le parc ; là où avait péri Cyril. Là où elle l’avait abandonné. Là où elle avait tué un être humain pour la première fois. Forcée de suivre la tradition, elle se glissa néenmoins dans une diligence incomplète, ignorant tout autant ses occupants que les Sombrals qui les tiraient. Les dents serrées, elle tenta du mieux qu’elle pouvait d’ignorer les autres étudiants qui la dévisageaient, se demandant probablement si c’était bien elle. Qu’est-il advenu de notre préfète ? Elle-même n’en savait rien.

Lorsque le carrosse s’arrêta, elle se rua à l’extérieur la première. L’espace clos du transport avait semblé l’étouffer et, dès qu’elle mit le pied dehors, elle se sentit presque bien. Mais son regard se posa sur l’imposant château, reconstruit presque à la perfection, qui paraissait pourtant si différent. En soupirant longuement, elle pénétra dans l’école.

Dans les couloirs semblaient encore résonner les cris des élèves, les implorations des victimes, les rires morbides des Mangemorts. Mais le pire, ce fut d’entrer dans la Grande Salle. Figée dans l’embrasure des imposantes portes, son souffle se coupa tandis qu’une vague de souvenirs s’empara de son corps. Aldabella revit Flora et Ghrystal, tous deux e plein combat. Elle se remémora le visage soulagé d’Orion à la vue de sa soeur, et son désespoir lorsque celle-ci lui fut arrachée. Elle repensa à son frère, complètement anéanti par son erreur irréversible.  Au sacrifice d’Alycia. À Rowle, qu’elle avait achevé malencontreusement. Et à son oncle.

À Fergal et ses manières. Fergal et son honneur. Fergal et sa cruauté, son plaisir malsain à faire le mal. Au dégoût dans son regard à la vue de sa nièce et de son neveu. Pendant un instant, elle se repassa les paroles de son grand-père ; peut-être avait-il raison. Peut-être que, vraiment, cet homme débarquait directement des Enfers. Mais après tout, pouvait-elle vraiment faire confiance à son aïeul, maintenant ?

Des élèves désirant pénétrer dans la Grande Salle la tirèrent de sa transe en la bousculant accidentellement, et elle se décida enfin à avancer. Elle remarqua McGonagall, qui avait pris la place de Dumbledore, mais ce changement ne lui fit ni chaud, ni froid. Certes, elle avait apprécié le directeur, mais jamais elle n’en avait été très proche. Et, selon elle, les places vides aux quatres tables des maisons représentaient une perte bien plus importante que celle d’un seul homme. Tête baissée, elle prit place auprès des Gryffondor, détournant le regard dès qu’elle croisait les yeux empreints d’inquiétude d’un camarade. Le dos courbé, le cou enfoncé entre ses épaules, elle n’écoutait qu’à moitié le discour de sa directrice. Elle se leva cependant comme tout le monde, avec toutefois un peu de retard, mais ne releva pas les yeux vers le plafond. L’idée de voir le nom de Cyril, d’Alycia, de Gabrielle ou de toute autre victime de la Bataille lui donnait la nausée. Alors, elle détourna lentement la tête vers la droite, là où se trouvaient les enseignants. Et tout de suite, elle eut l’impression que son coeur cessa de battre ; l’air grave, Oscar Underwood avait les yeux rivés sur elle, scrutant sa personne toute entière, analysant ce qu’elle était devenue.

Elle n’avait même plus la force de soutenir son regard. Elle reposa vivement les yeux sur ses couverts et, les jambes tremblantes, sentit ses genoux fléchir et s’effondrer sous son poids. En deux temps, trois mouvements, elle se retrouvait assise à nouveau, tandis que ses autres camarades étaient toujours debout.

Et alors, Aldabella comprit que les véritables victimes des derniers mois n’étaient pas tous ces innocents inscrits au plafond. Non. Il s’agissait de tous ceux qui devaient continuer de vivre avec le fardeau de leur mort sur le dos. Qui devaient continuer d’avancer alors qu’une partie de leur monde s’était effondrée. Qui devaient se montrer forts alors qu’il ne leur restaient plus rien.

C’était cette salle toute entière qui était à pleurer.

Résumé:
 




Dernière édition par Aldabella Prendergast le Mer 21 Sep 2016 - 17:57, édité 1 fois
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Evan Kvelgen
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MessageSujet: Re: Le banquet de la rentrée    Sam 3 Sep 2016 - 13:21

Au beau milieu de la grande salle, un jeune garçon se dandinait d'impatience sur sa chaise, un étrange chapeau sur la tête. Comme beaucoup d'autres élèves avant lui, le petit Evan Kvelgen s'apprêtait à rejoindre l'une des très célèbres maisons de Poudlard. Il avait attendu ce moment toute sa vie et brûlé d'impatience en entendant les membres de sa famille lui parler de l'école, mais le jeune garçon ne s'était pas attendu à cela.  Dès l'instant où il avait grimpé dans le Poudlard express, Evan avait bien vue que la rentrée ne se passerait pas normalement, aussi bien pour lui, que pour toutes les personnes qui avaient assistés à l'assaut des Mangemort sur l'école. Même s'il faisait sa première rentrée, Evan savait parfaitement ce qu'il s'était passé et les visages tristes des élèves en témoignait long sur le tragique événement qui avait conduit à la mort du très célèbre Dumbledor. Alors oui, Evan était content de rentrée à Poudlard, lui qui l'espace d'un moment avait bien cru que la rentrée serait annulée, mais d'un autre côté aussi, sa grande empathie ne pouvait l'empêcher d'éprouver une certaine tristesse.

Assis sur le tabouret, Evan esquissait un léger sourire, un peu timide et témoignant d'une certaine gêne, comme s'il avait honte d'être heureux en croisant tous les regards tristes qui se pontaient sur lui. En temps normal, le jeune garçon aurait sans doute gesticulé dans tous les sens, posé un tas de questions à tout le monde, mais l'ambiance qui régnait dans la salle ne se prêtait pas à la situation. Les étudiants avaient des regards tristes, certains ne cachaient pas leurs larmes et cela, le petit Kvelgen l'avait vu dès l'instant ou Hagrid était venu à leur rencontre. On avait toujours dit à Evan à quel point ce géant était bienveillant et souriant, mais il n'avait rien vu de cela en le rencontrant. Toutefois les premières années semblaient avoir un regard un peu plus extérieur sur la situation et Evan avait pu profiter d'une agréable promenade en barque en se faisant quelquefois rappeler à l'ordre quand il tentait de se lever et de se pencher à droite et à gauche.

A présent, la promenade était terminée et tandis qu'il fixait l'assemblée devant lui, Evan du retenir ses larmes. Même le plafond n'était pas tel qu'on lui avait décrit, tout semblait différent, loin de ce qu'il s'était imaginé. Si différent que lorsque le Choixpeau l'attribuait au Griffondor, il lui fallut un petit temps avant de réagir. Il n'avait pas d'à priori particuliers sur les différentes maisons et Gryffondor lui convenait très bien, d'autant plus qu'il avait déjà rencontré quelques personnes de cette maison. Quand Evan si dirigea vers la table des Gryffondor, il fut accueilli par quelques applaudissements, probablement plus timide que d'ordinaire. Une fois à table, le gamin se présentait à sa nouvelle famille et s'arrêtait de parler quand la nouvelle directrice commençait son discours.

S'en suivis une minute de silence très émouvante ou Evan observait le plafond. Les noms ne lui disaient rien, mais ils auraient dû être ses nouveaux camarades d'écoles, peut-être même des amis. A son tour, Evan versait une larme qu'il balaya d'un revers de la main.

Fort heureusement, ce qui suivait apportait un petit baume au cœur au petit Kvelgen. Les tables se recouvraient de nourritures et de poissons en tout genre et Evan ne savait plus où donner de la tête. L'émotion était toujours omniprésente dans la salle, mais le jeune garçon commençait à parler avec ses camarades. Tout le monde semblait choisir ses mots comme s'ils avaient peur d'aborder des sujets délicats. Evan lui, mangeait et questionnait les plus âgé sur les cours, tout en observant la table des professeurs. A côté d'Evan, se trouvait une élève qu'il ne put s'empêcher de regarder. Elle ne semblait être que l'ombre d'elle-même, un ton pale et une certaine maigreur qui témoignait de quelques soucis d'ordres surement moraux. Le jeune garçon aurait voulu avoir les mots justes pour réconforter cette jolie blonde, mais il ne trouvait pas les mots. Il n'était pas dans la tête des gens, il n'avait pas subi l'attaque et n'avait perdu aucun proches.


«Tiens ! Tu veux du jus d'citrouille ? Moi j'm'appelle Evan...»

A dire vrai, le nouveau Gryffondor n'espérait pas réellement de réponses, il voulait simplement se montrer polie et disponible pour les gens. Bientôt, sans doute d'ici quelques jours, Evan redeviendrait le gamin turbulent et désobéissant qu'il était, mais pour l'heure il semblait bien calme et si on aurait raconté cela à ses proches, ils ne l'auraient pas cru.
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Gareth Davis
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MessageSujet: Re: Le banquet de la rentrée    Sam 3 Sep 2016 - 14:58

La rentrée tant attendue était enfin là. Gareth se trouvait maintenant dans la grande salle à la table des serdaigle. Il était content de ne plus avoir à subir le stress de la répartition devant toutes ces personnes qui regardaient les nouveaux avec le choixpeau magique sur la tête. D'un autre côté, Gareth était triste au fond de lui puisque son directeur de maison n'était plus là et que certains élèves qu'il aimait bien ne reviendraient jamais du royaume des mort comme Yvain Gallant.

Après s'être levé comme tout le monde dans la grande pièce, le nouveau directeur ou plutôt la nouvelle directrice Minerva MacGonagall fut un bref mais émouvant discours. Gareth qui avait les yeux sur la table des professeur vit qu'il en manquait. Pas de professeur de sortilèges ni de potions et il se demanda même qui allait remplacer McGonagall dans le cours qu'elle faisait encore l'année dernière.

Il fit alors des plats apparaître devant lui sur la table et se rassit afin de profiter de la nourriture. Son estomac gargouillait un peu, signe qu'il avait faim.

"Bonjour."

Il venait de voir un serdaigle qu'il connaissait en face de lui. Il lui demanda de lui passer la carafe de jus de patacitrouille.

"Merci."

On entendait le bruit des couverts et des plats qu'on se passaient mais il y avait peu de monde qui parlait entre eux sûrement du aux horribles évènements qu'il avait vécu en juin 1997. Gareth n'y avait pas participé puisqu'étant trop jeune ; il avait été évacué avec d'autres élèves.
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Aaron Swan
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MessageSujet: Re: Le banquet de la rentrée    Sam 3 Sep 2016 - 15:42

Nous y voilà. A cette fameuse rentrée de 1997, la rentrée de la mort, au sens propre comme figuré. Aaron s’était mis tout seul dans un compartiment du Poudlard Express, mais deux autres personnes s’étaient jointes à lui, un troisième et une cinquième. Cependant, personne n’avait parlé. Pas un bonjour, pas un salut. Rien, un silence morbide et pesant. D’ailleurs, ce silence ne régnait pas seulement dans leur compartiment, mais dans tout le train. Les trois étudiants se dévisageaient parfois, mais restèrent muets. Le jeune homme regardait le paysage composé de plaines vertes et de lacs se défilait, se disant qu’il avait une chance plus qu’inouïe que personne de sa connaissance fut tuée. Ce qui n’était pas le cas de beaucoup de monde, malheureusement… Et dire que des premières années allaient entrer dans l’école, avec tous ces visages meurtris et malheureux, les pauvres. Pour le Bleu et Bronze, ils étaient aussi à plaindre que ceux qui avaient vécu la bataille. Le train s’arrêta et les élèves sortirent sur la voie.

L’atmosphère du train n’avait pas changée, elle s’était juste déplacée sur le quai. Malgré le fait qu’il soit à l’air libre et qu’une petite brise très agréable soufflait, Aaron se sentait toujours aussi oppressée. Plusieurs élèves poussèrent des cris d’exclamations et de terreur en voyant les Sombrals, ces chevaux messagers de la Mort en personne. Le jeune homme les avait déjà remarqués il y quelques années, depuis qu’il avait vu le corps carbonisé et sans vie de son frère. Peter, ce frère qu’il adorait tant, même si celui-ci le détestait, et qui lui avait été enlevé trop tôt par son oncle. Beaucoup trop tôt. D’ailleurs, peut-être que cet oncle haï faisait partit des Magemorts, qui sait. Cette pensée combinée à celle de la bataille du château lui fit verser une petite larme. « Tout va bien ? » lui demanda une voie. Aaron se retourna et observa le garde-chasse, Rubeus Hagrid.

« Merci Hagrid. Tout va bien. Ne vous en faîtes pas pour moi, occupez-vous plutôt des premières années. Ils ont plus besoin de vous que moi. »

Hagrid lui donna une bonne claque dans le dos avant de partir en direction des premières. Le Serdaigle frotta sa larme naissante et embarqua dans une des calèches tiraient par un Sombral.

****

Le château avait été complètement reconstruit et les ruines fumantes avaient disparues. Poudlard se tenait devant eux comme pour dire : « La bataille n’était qu’un mauvais souvenir. Oubliez-le. ». Les couloirs où les cadavres s’entassaient et où les murs avaient été tachetés du sang des nombreuses victimes, Mangemorts comme étudiants, avaient été remplacés et les corps inhumés. Aaron avait, quant à lui, déjà oublié la bataille mais en voyant cette grande bâtisse, ce souvenir lui était revenu. Le jeune homme savait que dans quelques jours, il aurait de retour oublié cet épisode car pour lui, les personnes ambitieuses et intelligentes se tournaient vers l’avenir et ne regardaient plus le passé. Ce n’étaient pas le cas pour d’autres élèves qui avaient encore le visage meurtri comme s’ils revivaient la bataille. Enfin, les portes de la Grande Salle s’ouvrirent et les élèves pénétrèrent dans la pièce. C’était ici que le Serdaigle avait aperçu Vous-Savez-Qui, se battant contre un autre professeur de Poudlard. Heureusement pour lui, le Bleu et Bronze n’avait pas du l’affronter en personne car même s’il avait eu des notes extraordinaires en Défense contre les Forces du Mal, ce n’était que des notes et face au Seigneur des Ténèbres, Aaron aurait été tué. Il s’installa à la table des Aigles et applaudit les nouveaux élèves répartis dans sa maison. Le garçon écouta avec une grande attention le discours émouvant de la nouvelle directrice, Minerva McGonagall. Le jeune homme se leva comme tous les autres étudiants et observèrent la minute de silence. Pendant cette minute de silence, il remarqua l’absence du Directeur de sa maison, Filius Flitwick. Le Serdaigle ferma les yeux pour masquer ses larmes. La Directrice claqua des mains pour mettre fin au discours et les mets succulents apparurent sur les tables des quatre maisons.
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MessageSujet: Re: Le banquet de la rentrée    Sam 3 Sep 2016 - 16:45

L’atmosphère était lourde comme une tonne de plomb. Depuis King’s Cross jusqu’à la Grande Salle rénovée. Des mots à peine soufflés, des sourires malades. Comme pour ne pas déranger le repos de ceux qui avaient trouvé la mort ici. Ajoutons à ça la disparition du directeur. Ça commençait à faire beaucoup, pour la communauté magique. Même lui, d’habitude prompt à tout tourner en dérision, semblait éteint. Le Grant n’était plus le feu follet joyeux, du moins pas aujourd’hui. Fallait respecter la douleur des autres, entre autre. Après, faudrait passer à autre chose aussi. Faire table rase du passé ; sinon on n’avancerait pas. Tous stagnaient dans les bribes de souvenirs mornes du sanglant mois de juin. Ça se lisait dans leurs yeux.

Hors de question de s’arrêter de vivre pour autant. Le blond était enchanté de revenir au château. Pour sa dernière année, qui plus est. Ensuite bye-bye Poudlard ; bonjour Haveirson. La grande vie l’attendait de l’autre côté ! Merlin, que c’était compliqué de rester positif avec ces visages déconfits. Ça commençait doucement à le gonfler, d’ailleurs. Heureusement, ils arrivaient bientôt. Les carrosses filaient vers l’entrée de l’école. Autant regarder dehors, ça valait toujours mieux. Il faisait moche. Un soupir exaspéré lui échappa. C’était sans doute la pire rentrée de toute sa vie. Et il allait être gavé à la soupe à la grimace, jusqu’à ce soir, dans les dortoirs.

Dans un silence solennel et tendu, les élèves rallièrent la Grande Salle. Charlie lui avait tout raconté dans les détails ; sa destruction, le sacrifice héroïque de deux élèves. Leur mort avait des allures de tragédie grecque, là où la Fatalité est intransigeante. Évidemment, c’était foutrement malheureux, tout ce qui était arrivé. Mais il n’arrivait pas à compatir plus que ça. Il l’avait pas vécu ; ce serait carrément mal venu de s’approprier la souffrance de ceux qui y étaient. Stevie avait beau scruter les murs à s’en éjecter les yeux des orbites, il voyait pas de différence dans la rénovation. Justement, peut-être que la différence se cachait dans cette petite chose qu’il ne pourrait jamais toucher du doigt. Puis soyons honnêtes ; il avait jamais trop fais gaffe à l’architecture au point de s’en souvenir parfaitement.

Le Lion s’installa au pif à la table de sa maison. McGonagall gouvernait maintenant, et il était sûr qu’elle assurerait. En plus d’avoir la tête de l’emploi, elle était taillée pour être directrice. Ses quelques mots rappelèrent à tous l’ambiance de deuil. Le blond se retint de soupirer, lever les yeux au ciel, se rasseoir. Tout ça dans l’ordre. Une minute de silence, donc. Son regard brun se posait aléatoirement, jusqu’à croiser celui d’une brune. Son blason vert et argent jurait affreusement avec son rouge et or. Mais elle aussi, paraissait irritée par cette messe improvisée. Une crinière familièrement blanche se tenait non loin d’elle. Dire que sa jumelle avait survécu. Peut-être qu’elle voyait les changements, elle, dans la Grande Salle.

Dumbledore avait succombé, c’était un secret pour personne. Répugné ou admiré, dans les deux cas, il a toujours été considéré comme un grand sorcier. Stevie dira jamais le contraire. De là à verser une larme pour lui, non. Fallait pas déconner. C’était une personne admirable, qui pensait avant tout au bien commun. Mais l’espèce de déification autour de ce personnage, c’était too much. Il devait avoir ses petits secrets crasseux, lui aussi. Personne n’était à l’abri de sa propre humanité ; imparfaite. Surtout pas avec une telle renommée. La répartition arriva comme un soulagement. Enfin, on se raccrochait au moindre repère qu’on apercevait. Histoire de reprendre une vie normale, sans pour autant oublier. Les nouvelles têtes défilaient, attendant de savoir à quelle sauce ils allaient être mangés. Ça lui rappelait leur répartition, à Charlie et lui.

Parlant de manger, son estomac se manifestait. Le clap sonore invoqua les plats débordants de nourriture variée. Le Grant se servit copieusement, hésitant pas à jouer des coudes pour écarter les nouveaux. Fallait montrer qui était le chef d’emblée. Au bout de la table, une Aldabella spectrale, irradiant de tristesse. Son regard inquiet se transforma bien vite en son sourire habituel, à mi-chemin entre le charme et la bonne humeur. Il déposa son assiette garnie près d’elle. C’était une façon de dire qu’elle avait que la peau sur les os. Avec entrain, il lança :

« - Alors préfète-parfaite, prête pour la nouvelle année ? Va falloir les mater, les lionceaux. Il tourna sa tête vers un petit brun, fraîchement Gryffondorisé. Pas vrai, gamin ? »

Stevie savait qu’il avait une chance sur deux de se faire rembarrer. Mais bon, autant essayer. Et puis il en avait marre de cette ambiance pourrie. Si il avait envie de lugubre, il pouvait aller glander sur une tombe, ça ferait le même effet. Non, fallait se ressaisir ! Et heureusement que y avait des fanfarons comme lui pour saupoudrer toute cette négativité de positif. Haut les cœurs !
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Meolian Farmest
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MessageSujet: Re: Le banquet de la rentrée    Sam 3 Sep 2016 - 17:25

L'atmosphère avait été lourde du quai d'embarquement jusqu'à la grande salle où elle se trouvait maintenant. Mais malgré cette lourdeur elle avait jallonée par les cris de joie des nouveaux, leur stress aussi de la future répartition. elle n'avait pas combattu comme ses ainés mais elle voyait les mines lugubres autour d'elle, même sa préfette semblait être marquée. Plus que jamais elle se mettrait à son service pour la seconder en ce début d'année. Elle suivit tout le monde durant la lente procession jusqu'au chateau, on entendait des sanglots de ci de là mais malgré elle, elle persévéra à maintenir la tête haute.

Elle respectait ce devoir de souvenir, de mémoire ; demain serait encore probablement une journée riche en émotion surtout après ce que la nouvelle Directrice venait d'annoncer. Mais elle était persudée dès le lendemain, la vie reprendrait son cours et il fallait être prêt. La menace existait encore, peut être se trouvait elle même entre les ranges des élèves anciens, nouveaux mais la terreur ne servait à rien il fallait dorénavant être vigilant encore plus qu'avant

Elle s'était assise calmement à la table des Poufsouffle à proximité des places libres pour accueillir les nouveaux répartis dans leur maison ; peu à peu les places vides se remplirent sous les yeux de la Directrice qui était seule. Meolian se fit par ailleurs la remarque de qui allient être les nouveaux Professeurs.

Elle était reconnaissante envers les anciens qui en la soutenant et encourageant sa persevérance faisait d'elle aujourd'hui une jeune fille avec un entrain manifeste mais tout autant réservé. Sa maladresse était là à n'en pas douter mais elle la maitrisait, sans précipitation.

Elle était perdue dans ses pensées au point qu'elle ne vit pas arriver le banquet ; c'est quand elle entendit les divers bruits de fourchette et couteau autour d'elle qu'elle réalisa qu'il avait été servi

Elle se tourna alors vers sa tablée et adressa un c'est parti pour une nouvelle année les amis, bienvenu aux nouveaux, bon appétit à tous
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Joon Park
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MessageSujet: Re: Le banquet de la rentrée    Dim 4 Sep 2016 - 4:11



Retrouver son rythme quotidien depuis les évènements de l'année dernière était loin d'être facile. L'atmosphère depuis qu'il avait mis les pieds dans le train jusqu'à son arriver dans l'enceinte de l'école lui paraissait lourde et étouffante. Pour la première fois, il sentait un grand mal aise de se retrouver dans cet endroit qui à l'époque lui semblait tellement spéciale. Maintenant, il avait plutôt envie de partir et de ne plus y remettre les pieds. Tout ce qui l'entourait l'écœurait... Si à l'époque, il aurait pris plaisir aller vers les autres et prétendre en avoir quelque chose à faire de leur petite personne ce n'était plus le cas aujourd'hui. Ses gens l’écœuraient... À ses yeux, ils n'étaient rien d'autre que des animaux blessé remplie de plaie nauséabonde que l'on pouvais sentir à un km a la ronde et qui vous infectait a votre tour. Joon avait ses propres problèmes et il refusait de ce laissé noyer sous la tristesse et la souffrance de ses gens. Par contre, il comprenait ce sentiment que certains avaient pu ou pouvaient ressentir.

Joon connaissait la douleur. Il savait la souffrance de perdre des être cher, de voir ces personnes mourir sous ses yeux sans qu'on est rien pu faire. Et ce vide. Ce vide qui ronge chaque partie de votre être acause de cette douleur insoutenable qui prend toute la place. Mais ce qu'il ne comprenait pas, c'était comment certaine personne pouvais crouler sous ses émotions là. Certes beaucoup avais perdu la vie cette nuit là, comme Dumbledore. Mais pleurer leurs morts allait-il les ramener ? Demain viendrait-il cogner au pas de votre porte avec un grand sourire de pauvre con ? La réponse était non. Alors pour Joon valais mieux encaisser la douleur comme un homme et vivre avec sans faire chier le peuple autour, car la vie continue, le temps ça ne s'arrête pas. Ce n'est pas parce que quelqu'un est parti trop top que tu dois cesser d'exister. Surtout qu’aux yeux de Joon la vie était quelque chose qui se devais d'être vécus à fond et non perdre son temps a se morfonde sur ce qu'on a perdu. Profitons de ce qu'il nous reste.


D'une oreille distraite, Joon écoutait à peine ce qui se passait dans la grande salle. Comme le petit discoure ou les élève de première qui se faisait répartir. Rien de cela ne l'intéressait. Tout ce dont il avait envie était de manger et ensuite aller dormir. D'ailleurs, la fatigue tombait peu à peu sur les paupières félines et ornées de cernes, preuve d'un manque de sommeil flagrant, mais moins il dormait, mieux c'était pour le rouge et, or. Cela lui permettait de fuir ses cauchemars et ne plus retrouver ses images qui s'infiltraient dans son inconscience. D'ailleurs, ses cauchemars semblèrent prendre une nouvelle forme au fil du temps, appuyant un peu plus sur cette phobie qu'il avait de l'abandon. Depuis qu'il avait été mis à la porte, il avait du mal à voir un avenir concret pour lui dans ce monde. Il n'avait plus rien mis à port sa fierté. Valait mieux ne pas penser à l’ avenir pour le moment. Il essaya alors de ce concentré sur les maisons que le choixpeau nommait à chaque nouvelle tête. D'ailleurs, c'est avec la tête lovée dans ses bras croisés qu'il rejoignit finalement les limbes...


 


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Jasper L. Greengrass
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MessageSujet: Re: Le banquet de la rentrée    Dim 4 Sep 2016 - 22:07

Le Banquet de la Rentrée
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Les fantômes des morts hantaient l'esprit des vivants. Le trajet lors du Poudlard Express avait été un mélange paradoxal de rires et de pleurs. L'ombre opaque de la bataille qui avait vu s'achever le règne de Voldemort continuait de s'étendre tel un nuage d'orage au-dessus des têtes des adolescents. L'échine courbée, le regard fuyant, les corps ramassés sur eux-même comme si la gravité se rappelait douloureusement dans leurs membres tétanisés par l'angoisse et la sourde mélancolie qui s'étaient emparés d'eux et avaient peu à peu faits leurs nids respectives au sein de leur coeur rongé par des ténèbres abyssales, tous semblaient dans l'attente d'une nouvelle catastrophe. La mort de Celui-Dont-On-Ne-Devait-Prononcer-Le-Nom, tout comme celle Grindelwald, n'avait pas rendu le monde plus sûr. Cela n'avait eu pour finalité que de poser un énorme écriteau où l'on pouvait écrire « Place vacante » à côté du trône du plus gros sorcier psychopathe du moment. Le monde n'était pas blanc, ni fait de nuances. Le monde était d'un noir immaculé, profond, d'un noir vorace dévorant tous les éclats lointains de lumière, d'espoir et de joie. Happant de son voile infernal les résistances muettes faites à la violence qu'il dégageait. Jasper, dans cet orchestre grandiosement macabre qu'était l'univers, n'entendait plus que les échos de la folie se répondre et se répandre.

De leurs contours glauques, le squelette fantomatique des victimes de ce soir-là, que personne ne voyait mais dont tous sentaient la présence, déambulaient d'esprit en esprit, vagabondant, flottant d'un esprit décharné à un autre corps charnel pour étendre leur empire mental. Le visage d'Alycia, suivi de celui de Cyril, Monsieur Weasley, Gabrielle, se substituaient l'un après l'autre devant les yeux de Jasper. Il avait perdu son meilleur ami, sa petite copine et une amie d'enfance le même soir. Comme si cela n'était pas suffisant, sa cousine était défigurée. La dette de la victoire, comme aimait l'appeler cet étalage de cadavres et de blessés ses parents, avait été chère à payer. Tout cela à cause de la folie d'un homme... Ou du moins ce qu'il en restait. Il avait vu la dépouille de Voldemort. Le Ministère l'avait exhibé, cette marionnette, ce patin inanimé. L'avait exhibé des semaines entières pour espérer faire naître un simulacre de bonheur dans la poitrine des gens. Mais le peuple était en deuil. Tout le monde avait perdu quelqu'un ce soir-là. Aucun grand discours, aucun texte, aucune médaille ne viendraient effacer le sillon rouge sang qui était venu éclabousser de sa marque suffocante les manuels d'Histoire. Aucune formule magique, aucune potion, aucune épitaphe, ne feraient revenir ceux qui avaient été leurs amis, leurs proches, leurs pères, leurs soeurs, leurs cousines, leurs soeurs. Rien ne viendrait épancher le spleen qui était le leur.

Il ne se cachait pas. Ses yeux n'étaient pas rougis comme la troisième année de Serdaigle qui essayait de masquer ses larmes, son port était exemplaire, sa démarche contrôlée, son attitude exemplaire, ses vêtements impeccables, sa coupe de cheveux soignée. Il n'était pas négligé comme tous ses élèves dont on voyait un épi par-ci, par-là dépasser de leur chevelure, etc. Rien ne semblait avoir changé aux premiers abords chez lui. Mais si on y prêtait une attention particulière, on s'apercevait que sa mâchoire était plus saillante, ses joues davantage creusées, son regard plus froid. Il était un poil plus raide aussi, comme si une tension permanente coulait dans ses membres. Quelque chose de presque imperceptible pour un inconnu mais pour une connaissance ou un oeil averti, le masque s'effritait au premier regard. Comme neige au soleil. Jasper, cet été, à ressasser les souvenirs, était devenu plus sévère, plus rude, mais pas moins mignon, au contraire. On sentait se dégager de lui une aura de puissance calme, une force latente mais sans aucun doute destructrice. Cette dernière épreuve, qu'il avait dû surmonter seul, coupé du monde, semblait avoir finalisé le processus d'évolution qu'il avait entamé une décennie auparavant. Il était devenu ce que le destin avait voulu façonner, un conquérant, bien plus qu'un homme moyen. Une sorte de statue de héros grec mouvante et pensante, couleur ébène.

Et cela, nul ne l'avait manqué, car tous l'avaient remarqué dans la Grande Salle alors qu'il s'asseyait à la table des Gryffondor.
RÉSUMÉ:
 
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MessageSujet: Re: Le banquet de la rentrée    Lun 5 Sep 2016 - 3:17

Le banquet !! La serdaigle ne voulait surtout pas y participer. Revenir dans ce château lui rappela le faite qu'elle avait été évacuée avec les plus jeunes élèves et n'avait donc pas pu défendre ces chers murs de pierres. Elle était pourtant obligée d'y assister puisque l'école était obligatoire pour les sorciers comme les moldus.

Elle n'avait pas parler durant le trajet en calèche même si elle n'avait pas été seule dans ce moyen de locomotion. Ona semblait un peu plus renfermée et ce n'était pas les quelques lettres qu'elle avait écrite à Morange qui l'avait réconfortée. Ces messages étaient restés sans réponses. Elle n'avait plus eu de nouvelles de son petit ami depuis l'évacuation du château au mois de juin 1997. Et même dans la grande salle, elle ne le vit pas ou alors son regard refusait de le voir malgré elle.

Ona s'assit à sa table habituelle. C'est à dire celle des aigles de Poudlard. Elle était une serdaigle depuis maintenant cinq années et elle n'avait plus à passer la répartition.

"Salut Aaron. Ca a été tes vacances ?"

Elle s'était en effet assis juste à côté d'un camarade de sixième année qu'elle ne connaissait pas vraiment. Elle ne lui avait jamais parler plus que les politesses d'usage. Et là, elle n'eut pas le loisir d'entendre sa réponse car la nouvelle directrice de l'école, Minerva Mac Gonagall invita tous les élèves présents à se lever lorsqu'elle eut fini son discours.

"Bon passons au repas. Aaron peux-tu me passer le plat de tourte à la viande s'il te plaît ?"

En effet les plats venaient d'apparaître sur les quatre grandes tables en bois de la Grande Salle. Comme toujours, les elfes de maison avaient fait un excellent travail pensa Ona. Elle dit juste :

"Je suis bien content de voir que les elfes de maison cuisinent toujours aussi bien."
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Andrew L. Coyti
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MessageSujet: Re: Le banquet de la rentrée    Lun 5 Sep 2016 - 4:54

C’était l’instant qu’Andrew attendait tant. En fsit l’instant que probablement beaucoup de jeune sorcier dans ce monde attendant avec impatience. Ou du moins impatience était peut-être un bien grand mot. Car en fait Andrew avait plutôt peur de cette rentrer à la grande école de Poudlard. Peur de ce que les gens penserait en le voyant arriver dans la grande salle comme étant l’un des pires traitre de sa maison de Gryffondor. Pourquoi avait-il rejoins les partisans l’année passer? Il se posait encore la questions. Alors qu’il débarquait de la calèche qui le menait directement au chateau, il vit pour la première fois attacher au calèche quelque chose qu’il n’avait jamais vu. Harris leur avait dit que ce n’était que des ‘’ Sombral’’ étais-ce parce qu’Andrew avait vu la mort devant ses yeux qu’il voyait ces créature? Peut-être. C’était une question sa se poser et il regarda étrangement le Sombral avant de partir en directions du château de Poudlard. Une autre année qui commençait signifiait une autre année qui était bonne pour les ennuies. Et dieu sait qu’Andrew ait bon pour se créer des ennuies dans ce maudis château. Il entra alors dans le chateau et remarqua la nouvelle statut qu’on avait ériger en hommage au mort de Poudlard. Tout de suite, une vague d’émotions remplis Andrew. Il repensait à cette maudite Gazette du sorcier qui lui avait appris la mort d’Alycia. Il ne pu regarder là statut plus longtemp et ferma les yeux pour passé son chemin et le continuer et s’en aller directement dans la grande salle. S’il regardait encore un tant soit peu là statut, il sentait qu’il allait se mettre à pleurer. Mais, les larmes ne coulèrent pas.


Il alla à la table des Gryffondor comme à son habitude et décida d’aller s’asseoir à côté d’un mec qu’il reconnus non pas instantanément mais, sur le coup il fit presque un sursaut. C’était Jasper. Il l’avait emmener à l’infirmerie l’année passé lorsque ce dernier c’était promener nu dans les couloirs avec Morange et avait finit par s’évanouir. Jasper avait beaucoup changer durant les vacances. Et probablement qu’il en dirait de même pour Andrew. Alors que les première année était maintenant repartis et què Mcgonagal avait prononcé son discours, il était à présent temps de commençer le buffet. C’était temps! Andrew avait une faim de loup. Non pas qu’il n’ait pas manger beaucoup durant qu’il était au centre spécialisé mais, c’était à peu près cela.


Andrew – Hey Jasper ! Ça fait longtemps. Tu as passé de bonne vacance?’’
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MessageSujet: Re: Le banquet de la rentrée    Lun 5 Sep 2016 - 9:41

Le Poudlard Express était arrivé à destination, après des heures de balade en pleine campagne. Ca faisait bizarre de remettre les pieds ici. Quand on se rappelle comment chacun avait fui cet endroit, il y a deux mois à peine. Et voilà, on pouvait officiellement dire que la nouvelle année à Poudlard commençait. Il faisait nuit, et à peine sorti du train, les élèves pouvaient entendre l’habituelle phrase d’Hagrid : « les première années par ici ». Un gros nounours ce Hagrid. Il pouvait faire peur au premier abord mais il était doux comme du coton. Les élèves de première année, le rejoignirent donc.  

Contrairement aux autres années, où l’on lisait la joie et la bonne humeur sur les visages des élèves ravis de retrouver Poudlard, cette année, c’était l’anxiété qui se lisait sur les visages. Chacun appréhendait cette nouvelle année qui serait forcément différente des autres.

Et parlant de différence cela commence, dès maintenant. Beaucoup d’élèves voyaient des sortes de chevaux bizarres (d’après leurs dires), qui étaient accrochés aux calèches. Des calèches qui d’habitude roulaient tous seuls. Angel avait pensé à une blague de mauvais gout, mais Hagrid confirma en expliquant que c’étaient des sombrals. Angel savait ce qu’étaient des sombrals. Il s’agissait de créatures qui ne pouvaient être vus que par ceux qui avaient vu la mort en face. Du coup, la serpentard ne les vit pas. Mais vu la tête que faisait Lili, cette dernière les voyaient bien. Angel attrapa son bras et la serra légèrement…

Elle monta ensuite dans une des calèches, avec Lili, donc, et Nora son duo préfete, et Molly son amie. Les quatre jeunes filles firent le voyage, de la gare à Poudlard, silencieusement. Enfin, elles arrivèrent, et descendirent toujours aussi silencieusement pour se diriger vers le château qui avait été reconstruit. Ça faisait vraiment bizarre de revenir ici… vraiment. Beaucoup se mirent à pleurer. Angel en avait les larmes aux yeux, mais se retint. Le château et ses environs étaient parfaitement neufs. Comme si rien ne s’était passé, ici. Et pourtant, Merlin sait quelle horreur avait eu lieu, il y a deux mois… Franchissant les portes de la grande Salle, Angel vit Lili s’effondrer sur le sol. Aussitôt la jeune fille releva son amie par le bras. Elle ne devait pas flanchée maintenant ! surtout pas !!

- Ca va aller Lil’,

Dit-elle en la tenant toujours par le bras et en se dirigeant vers la table des Verts et Argents. A la place du grand Directeur de tous les temps, le professeur Mac Gonagall était assise, l’air dur et sevère, encore plus que d'habitude. L’absence du Professeur Dumbledore, rappela à chacun, à quel point ce qui s’était passé était bel et bien réel. Le silence toujours aussi pesant, chacun s’installa à sa table.

La cérémonie de la répartition des premières années, se déroula de la même manière que les années précédentes, un peu plus calmement peut etre. Une fois cela fait, la nouvelle directrice se leva pour le discours de la rentrée. Elle proposa une minute de silence pour toutes les victimes de la guerre. Angel se leva comme tous les élèves. Elle pensa fort à ceux qui lui étaient proches : Aly et Aaron entre autres. C’était dur, plus dur que ce qu’elle aurait pensé ! Elle inspira lentement pour ne pas éclater en sanglot, elle devait rester forte, au moins pour Lili, qui avait besoin d’elle comme d’un pilier.

Enfin, la Directrice reprit la parole et expliqua que les cours du lendemain après midi étaient annulés et qu’à la place, il allait y avoir une cérémonie en hommage aux victimes. Encore un moment difficile pour tout le monde, mais il fallait le faire ! Elle fini par conclure en disant que le buffet était ouvert. Un buffet encore plus fabuleux que d’habitude, mais bizarrement Angel avait le ventre noué et ne réussi pas à manger.

- Lili, tu veux quoi ?

Demanda t-elle en voyant que son amie ne mangeait rien.
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Jaya Elmandjra
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MessageSujet: Re: Le banquet de la rentrée    Lun 5 Sep 2016 - 17:03

Jaya avait été très heureuse lorsqu'elle avait reçu sa lettre pour Poudlard. Elle avait entendu tellement de choses sur cette école. Elle avait eu quelques brides d'informations quand aux événements qui s'étaient produits ici même quelques mois plus tôt.

Elle avait admiré ce chateau. Ce chateau qui avait été reconstruit en a peine quelques mois. Pourtant une tristesse émanait de cet endroit, qui avait été témoin d'atrocités. Tellement de sorciers étaient morts entre ces murs, qu'elle ne pu s'empêcher de verser quelques larmes. Larmes qu'elle essuya de suite pour que personne ne les voit. Elle jeta un coup d'oeil autour d'elle. C'est bon, personne n'avait semblé remarquer ses larmes. Elle n'avait pas envie de passer pour une mauviette dès le premier jour.

Arrivée dans la grande salle, son regard fut attiré par le plafond. Le nom de tous les élèves ayant perdus la vie dans la bataille flottait dans les airs. Elle avait trouvé que c'était un bel hommage à rendre à ces personnes. Pour ne pas les oubliés.

Lorsque la cérémonie de répartition avait commencé et qu'elle avait été envoyée à Gryffondor, elle avait été ravie. Comme pour Evan, quelques timides applaudissements se sont fait entendre. Elle se dirigea rapidement vers sa table et s'installa à côté du jeune homme.

- Moi je voudrais bien un peu de jus de citrouille, dit elle lorsqu'il en avait proposer. Je m'appelle Jaya. Je suis contente d'être ici, malgré ce qui vient de se passer... Et toi?
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MessageSujet: Re: Le banquet de la rentrée    Aujourd'hui à 23:05

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