Le banquet de la rentrée

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MessageSujet: Re: Le banquet de la rentrée    Mar 6 Sep 2016 - 21:44



Banquet de début d'année
1er septembre 1997




Astoria avait été surprise en retrouvant l'école de magie comme elle l'avait quittée. A l'identique. Rien n'avait changé, tout était exactement à la même place que lorsqu'elle avait quitté le château de Poudlard, le soir du 25 juin 1997, en même temps que tous les élèves évacués. Les mines étaient tristes, les regards ternes et accablés. Elle aussi, elle aurait sans doute eu la même expression, d'ailleurs, si elle ne se faisait pas violence pour ne pas le montrer. Si on regardait bien, ses yeux étaient un peu rougis et ils la picotaient, mais pour s'en apercevoir, encore fallait-il oser la regarder dans les yeux, au risque de recevoir une remarque bien aiguisée. Elle s'était installée dans un coin de la table des Gryffondors, là où elle avait trouvé une place. Pas au tout début - elle n'était jamais trop éloignée des professeurs - et pas trop loin non plus, pour ne pas manquer l'animation. Et elle réfléchissait, tranquille, le temps que la répartition se passe et que la nouvelle directrice n'ouvre le banquet. Evidemment, elle écoutait le discours de Minerva McGonagall. Mais d'une oreille distraite, toutefois, car elle ne pouvait empêcher une question de lui trotter dans la tête. Elle était inquiète.


Mais où était donc passé Féliks Karkaroff ?


Evidemment, elle ne l'avait pas lâché d'une semelle dans le Poudlard Express et puis, elle l'avait perdu de vue, alors qu'elle était montée dans l'une des calèches avec Hope. Alors, elle prit légèrement appui sur ses mains qu'elle avait posées à plat sur la table, et se releva légèrement, sans même se demander si elle allait déranger ses voisins de tablée ou non ; elle avait d'ailleurs réussis à renverser le jus de citrouille de l'un de ses camarades qui commença à pester contre elle - ce dont elle se fichait d'ailleurs royalement. La boisson se renversa sur la table - et comme fait exprès, vers à peu près tout le monde sauf Astoria, qui était bien trop occupée à faire défiler son regard dans la pièce jusqu'à ce que ce dernier s'arrête sur la table des Serdaigles, qu'elle observa avec attention pour voir si le précieux petit frère de Nastia et Stanislas Karkaroff se trouvait bien là - sait-on jamais ce qu'il aurait pu advenir de lui entre le Poudlard Express et la Grande Salle. Après tout, une rencontre avec un troll ou un kidnapping dans les bois était si vite arrivé, n'est-ce pas ? .

Et puis finalement, elle se réinstalla bien vite sur sa chaise. Peut-être que, dans le fond, elle n'avait pas vraiment envie de se faire déjà mal voir par tout le monde dès le soir du banquet de septembre - et, soyons honnête, elle avait tout de même toute l'année scolaire pour y parvenir. Mais le fait de ne pas l'avoir trouvé ne lui convenait pas trop. Alors elle se redressa une nouvelle fois, agançant encore plus ses camarades, pour l'apercevoir assis au tout début de la table des Bleu&Bronze. Soulagée, elle se réinstalla bien comme il le fallait - ou presque, car elle était plutôt assise en tailleur que de façon franchement conventionnelle, prenant plus de place sur le banc qu'elle ne l'aurait dû. Elle entendit un élève siffler de mécontentement à côté d'elle, aussi, alors qu'elle remuait pour avoir un peu plus de place, et pour toute réponse, elle lui lança un regard noir. Elle fut toutefois coupée dans son élan par l'apparition des différents plats plus apétissants les uns que les autres - et soyons honnêtes, un voyage en Poudlard Express depuis la gare de King's Cross jusqu'à l'école de Magie, cela donnait fin, on n'allait pas se mentir. Elle commença alors à se servir.

Astoria pouvait paraître sans coeur et se ficher complètement de tout ce qui se passait autours d'elle, cela comprenant également le discours de la nouvelle directrice ainsi que les évènements de juin dernier, tout comme les malheurs qui s'étaient abattus sur chacun des élèves et professeurs présents dans la pièce. Pourtant, il n'en était rien. Et en affichant ainsi un je-m'en-foutisme à toute épreuve, cela la détâchait de tout cela. Elle pouvait paraître dédaigneuse et hautaine, voire même irrespectueuse et insolente. Mais cet aspect là qu'elle montrait - toujours - d'elle lui permettait de rester dure et forte en public. Inatteignable, en quelques sortes, quoi que d'une façon bien différente de celle qu'avait Daphné d'être intouchable. Alors, il pouvait parfois arriver à Astoria d'être grossière. Mais dans le fond, elle ne s'en fichait pas du tout.

Comment le pourrait-elle, d'ailleurs, avec ce qui était arrivé à sa soeur ? Daphné s'était battue, ce soir-là. Elle avait pris part au combat et y avait laissé la perfection de son visage, lacéré par cette immonde créature que l'on osait appeler Fenrir Greyback. Pour Astoria il n'avait été qu'une bête immonde qui ne méritait pas de porter un nom - et en repensant à lui, d'ailleurs, son poing se serra sur le petit pain qu'elle avait attrapé machinalement. Et comment aurait-elle pu ignorer ce qui était arrivé à Hope, à Rowan et à toute leur famille ? Et Cyril... il est vrai qu'elle ne le connaissait pas beaucoup, mais elle savait qu'il était dans sa maison, qu'il était l'un des Gryffondors qu'elle croisait dans la salle commune. Elle pensa aussi tellement fort à sa cousine Gabrielle, qui avait perdu la vie. Et Flora. Et Orion. Et Camille. Qui garderaient des séquelles irrémédiables. Les stigmates de cette guerre se voyaient d'ailleurs sur Hestia qui, bien qu'elle n'ait pas pris part au combat et avait été évacuée avec les autres élèves plus jeunes, n'avait pas supporté tout ce qui s'était produit, pour elle et pour sa famille, depuis bien des mois maintenant. Elle avait été admise en urgence à Sainte Mangouste la veille au soir.

Un instant, l'on aurait presque pu voir sa mine se défaire et son air se radoucir. Elle se ravisa bien vite toutefois - hors de question de sembler se ramollir aux yeux des anciens, ou de passer pour une gentille nouvelle copine pour les petits nouveaux qui ne connaissaient encore rien à Poudlard. Elle reporta alors son attention sur les plats qui se trouvait devant elle, et attrapa une cuillère qu'un élève s'apprêtait à attraper pour se servir, en premier un peu de purée.










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Eleonora McPhee
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MessageSujet: Re: Le banquet de la rentrée    Mar 6 Sep 2016 - 22:51

Le Poudlard express avait parcouru la campagne anglaise, puis les terres d’Ecosse, dans un calme relatif. Les interpellations entre les compartiments et les rires habituels étaient plus rares. Les élèves échangeaient entre eux et avaient le plaisir de se retrouver, mais les souvenirs de vacances n’étaient pas au cœur des discussions.
Même le chariot de friandise restait chargé de douceurs après sa traversée du train. Elo avait acheté quelques tablettes de chocolat, dont elle distribuait les carreaux à ses amis  et aux élèves plus tristes que les autres. D’après Lupin, le chocolat soulageait une partie des souffrances morales et si son professeur préféré de DCFM le disait, c’était probablement vrai.
C’est ainsi qu’elle arriva à Pré-au-Lard, au terme d’une patrouille plus amère que sa première, l’an dernier.
Sur le quai, elle croisa le regard triste d’Hagrid. D’un sourire, elle tenta de le réconforter. Mais c’est là, qu’elle comprit vraiment que la soirée allait être longue et rude.

La préfète savait déjà qu’elle devrait montrer l’exemple et soutenir les autres élèves. Mais elle douta d’y parvenir. Cela faisait 3 semaines, maintenant, qu’elle n’avait plus touché à la potion de Joie Enflammée. Elle restait irascible et stressée. Et tout lui semblait si terne, avec le manque. Les couleurs étaient pastel, les sons étouffés, les saveurs fades… Tout manquait d’intérêt. Combien de fois avait-elle crié contre ses parents ou Molly, les derniers jours. Et ils avaient supporté et assumé cela.
Depuis peu, elle retrouvait le contrôle, mais elle restait bien fragile.

Elle rejoignit Molly, qui montait dans une calèche, tirée par un cheval cadavérique. Bon sang, ils n’avaient rien de mieux à proposer, pour cette rentrée ? Pourquoi ne pas avoir usé de magie, comme d’habitude, pour mouvoir les carrosses ? Elle évita de s’attarder sur les animaux de bât, mais nota qu’elle devrait s’y intéresser plus tard.
Lili, Angel, Molly et elle firent le trajet ensemble, dans un silence de plomb. Elo posa une main sur le genou de Molly, pour se donner du courage et souriait tant bien que mal à Angel. Mais Lili avait une tête à faire peur.
Quand elles arrivèrent, Elo fit une bise à chacune, leur glissant un mot à l’oreille :

Courage, on va le faire et gagner ce nouveau combat…

Elle se dirigea, d’un pas raide, vers les portes et traversa le hall puis la grande salle jusqu’à la table des Poufsouffle, laissant au bout de la table, des places, pour les futures membres de sa Maison. Elle se réjouissait d’accueillir des âmes pures et jeunes, des futurs amis, elle l’espérait.
A proximité, elle vit passer le Moine Gras, qui la salua et lui souhaita une belle année scolaire.
Près d’elle, les places se remplissaient, toutes sauf une. Celle d’Aaron restait désespérément vide. Autour, les Sixièmes années montaient une veille martiale et ne laissaient pas le doute, quand à leur intention. Personne ne s’installerait ce soir, à cette place. Lorsqu’un élève osa leur demander de se pousser, il faillit y avoir des échanges d’insultes et de coups. Eleonora eut à peine le temps d’user de son autorité, pour intimer le silence et de la tenue. Elle trouva ensuite une place au malheureux élève, qui subirait sûrement d’autres attaques, les prochaines semaines.

Heureusement la répartition commença et tout le monde autour d’elle, accueillit de bon cœur, les nouveaux Poufsouffle. Pendant des longues minutes, la joie remplaça la lourde tristesse. Meol, l’adorable Meol, était là et avait un mot pour chacun des arrivants. Elo eut envie de l’embrasser tellement elle lui faisait du bien, à elle aussi.

Pendant la minute de silence, les émotions se bousculèrent dans le cœur de la Poufsouffle. La plupart des morts avaient joué un rôle dans la vie d’Elo, bon ou mauvais et c’étaient des bouts de vie, qu’elle perdait avec eux. Elle ne put éviter de penser à tous les élèves disparus depuis la mort de Diggory et le retour de Vous-Savez-Qui. Elle se mordit jusqu’au sang l’intérieur des joues, pour éviter de pleurer. Une préfète ne pleurait pas, pour elle. Surtout pas alors que les élèves de première année l’observaient.
La minute de silence s’acheva. Malgré les sanglots, on pouvait dire qu’elle avait été respectée.
Déjà apparaissaient les plats et les boissons. La vie retrouvait son cours et Elo se laissa porter par la curiosité et la motivation des nouveaux venus. Elle fit son possible pour suivre les discussions et participer à tout cela.
Au fond d’elle, elle se demandait si elle avait vu les elfes, dans la rétrospective et elle en doutait. N’avaient-ils pas protégé l’école, eux aussi, alors qu’ils étaient des simples cuisiniers et domestiques ?
Elle avait du mal à profiter pleinement du banquet, même si elle savait bien, que c’était le meilleur hommage qu’elle pouvait rendre à tous ceux, moldus, sorciers comme créatures, qui avaient été les victimes de la folie meurtrière des Mangemorts.
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MessageSujet: Re: Le banquet de la rentrée    Mer 7 Sep 2016 - 1:56

Banquet  de la Rentrée
Evie DeWinter & Tout le peuple

On m’avait libérée. Haveirson avait étrangement ouvert ses portes à nouveau et, à l’instant où on a pu sortir, je me suis jetée dehors en hurlant comme une hystérique. Deux mois, enfermée dans un château que je ne connaissais pas, avec une foule d’inconnus, ça a de quoi vous rendre irritable, croyez moi. Le soleil, le vent, l’herbe au sol… c’est bizarre, combien de si petites choses du quotidien peuvent vous manquer sans que vous ne vous en rendiez compte.

J’avais passé une bonne dizaine de minutes dehors, à apprécier la chaleur douce de l’automne naissant. Puis, je m’étais résignée à retrouver Chauncey. Il fallait que je partes ; j’avais déjà raté le départ de Poudlard Express, et je devais trouver un autre moyen d’atteindre l’école. Mais avant, je voulais lui faire mes adieux proprement. Alors, dès que je suis tombée sur lui, je lui ai accordé un petit sourire moqueur. « Je peux sortir, Calmar. J’suis libre, donc t’as un fardeau en moins sur les épaules. T’as encore la p’tite brune à tolérer par contre, bonne chance pour ça. » Un silence s’était installé, et nous avons échangé encore pendant quelques minutes. Puis les minutes se sont changées en heures.  On a siroté un nouveau thé, on a ri, on s’est insulté. Étrangement, j’avais plus vraiment envie de partir, malgré la colère que j’avais éprouvée en étant prisonnière de l’Académie. Pourtant, la soirée était plus qu’entamée, et je devais bien ramener mes fesses à Poudlard. Sans oublier que Grant serait probablement en rogne car je lui ai pas écrit de l’été - à noter que cette phrase s’applique  à un jumeau comme à l’autre.- Ainsi donc, après des au revoirs un peu malaisants, j’ai transplané chez moi.

Mes pauvres parents ; ils étaient morts d’inquiétude. Enfin, c’est ce qu’ils disent. C’est pas comme  s’ils s’étaient donné la peine de me chercher, non ; ils sont tout de même allés en France, tranquille. Bon, ils font ce qu’ils veulent, mais pour la crédibilité de leur soucis, on repassera. Ils ont tout de même pensé à me rapporter un porte clé avec la Tour Eiffel. Charmant. Totalement mon genre, ces babioles de touriste.

J’ai donc bouclé mes affaires, revêtu mon uniforme et, en un craquement, j’étais de nouveau disparue. Il m’a fallu marcher de Pré-Au-Lard jusqu’au château avec ma valise, alors que les roues se coinçaient dans la boue d’automne. Frustrée, j’ai fini par jeter un Wingardium Leviosa, et mes bagages m’ont suivi jusqu’à l’intérieur. Il devait être dépassé dix-neuf heures ; la Grande Salle paraissait déjà bondée, à en juger le bruit qui en émanait. J’ai donc abandonné mon bric-à-brac dans le couloir et je suis foncée vers le banquet. Les poings serrés, je marchais d’un pas ferme vers la table des professeurs. J’irai dire coucou à Grant après, j’ai des choses à régler, avant.


« Il est où, Flitwick, hein ? » lançais-je d’une voix forte. « J’ai passé mon été enfermée dans un putain de château car il a cru que c’était une bonne idée d’me faire découvrir votre université magique, ou j’sais pas quoi. Il est où, le nain ? Mon potentiel et moi, on a deux mots à lui dire ! »

Constatant que, visiblement, le professeur n’est pas là, je fais volte-face en soupirant. Puis, je me dirige vers la table des Serpentard et cherche Charlie du regard. Dès que je la trouve, je pose ma main sur son épaule.


« Grant, j’suis tellement navrée. J’ai reçu ta lettre, mais Flitwick m’a envoyé à Haveirson et, bien sûr, y a eu une quarantaine. J’pouvais pas sortir, ni envoyer de missives, ni rien. J’étais coincée. »


Je croise les bras contre ma poitrine, puis une idée m’envahit. Cherchant à tâtons le souvenir de Paris, je le sors de ma poche et le montre à la Verte. La petite tour argentée prend des teintes presque dorées avec les bougies qui flottent au-dessus de nos têtes.

« Mes parents se sont bien fait plaisir et sont allé en France quand même. Ils ont rapporté ça, et j’me suis dis que ça pourrait peut-être te plaire, à défaut de pas t’avoir envoyé de carte postale. »



Puis, après un petit sourire, je gagne la table des Gryffondors. Bordel, cette ambiance est plus que lourde ! Qu’est-ce qui leur prend, à tous ? J’observe leur mine piteuse en grimaçant, en profitant pour analyser les visages des p’tits nouveaux. Passant près de Nathan, je lui ébouriffe les cheveux en ricanant, avec de retrouver l’autre Grant. À croire que je traîne qu’avec cette famille. À ses côtés se trouve Prendergast, qui fait franchement peur à voir. Me posant derrière eux, je pointe l’assiette se trouvant entre les deux et demande à la blonde -si on peut encore l’appeler comme ça- :


« Tu vas manger ça ? Non ? Parfait. »



Je saisis un morceau de fromage et l'enfouir dans ma bouche, avant de m’asseoir entre les deux.  La bouche pleine, j’adresse un sourire tout sauf gracieux à Stevent et, écartant les bras, je lui lance :


« Ch’té pas tcho manquché, Gchant ? »





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Jasper L. Greengrass
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MessageSujet: Re: Le banquet de la rentrée    Dim 11 Sep 2016 - 11:27

Le Banquet
DE LA RENTRÉE

La mort rattrape ceux qui la fuient. Nul n'est meilleure chasseresse que la Faucheuse elle-même. Elle a quelque chose d'incroyablement fascinant et de surnaturel dans son processus. La mort est sans aucun doute la plus grande serial-killeuse que le monde ait porté. Tous la connaissent, peu la cherchent mais au final, tous la trouvent. Elle nous a pris un proche, un ami, un parent, quelque soient les circonstances. Certains finissent par attendre sa visite, qu'elle arrive aux pieds de leur lit et leur montre le fameux billet Roissy Charles-de-Gaulle/Paradis tout frais payé. D'autres la croisent au détour d'une ruelle, d'un virage, ou bien de manière encore plus brusque. La Mort n'est pas patiente, c'est un fait. Si elle vous serre la main, soyez sûr que son baiser ne tardera pas. Vous pouvez toujours essayer de vous débattre pour vous arracher à son étreinte, mais ceux qui réussissent à sortir de ses serres doivent alors être prêts à s'engager dans une course-poursuite infernale. Vous ai-je déjà dit que nul n'est meilleure chasseresse que la Faucheuse elle-même ? Personne ne lui échappe. Tôt ou tard, elle vous tend le billet. Car La Mort, aussi terrifiante soit-elle, est la chose la plus sûre que l'Homme ait façonné depuis sa venue au monde.

Andrew était là. Il savait que le monde savait. Que le monde connaissait ce qu'il avait fait lors de la bataille. Ils savaient tous, Jasper savait. Il était responsable de leurs morts. Comme tous ici. Comme tous les faibles et les lâches qui s'étaient rangés du côté de cette raclure de Voldemort. Mais Jasper n'en avait plus cure. La plaie qui s'était formé à l'endroit qu'occupait auparavant Alycia et Cyril ne se refermerait sans doute jamais et haïr le monde entier de son egoïsme n'arrangerait pas les choses. On ne met pas un pansement sur un membre gangrené. Il ne cracherait pas sa haine à l'univers pour se sentir mieux. Mais la rancoeur était là, bien présente, comme un poison insidieux qui s'écoulait dans ses veines et menaçait de consumer son être entier. Il vit Charlie le regarder et lui fit un grand sourire avant de lui adresser un clin d'oeil entendu. Il savait que la blonde n'était pas insensible à son charme et elle lui plaisait vraisemblablement bien. Il ne se sentait pas encore de flirter avec qui que ce soit après les pertes qu'il devait endurer mais il savait qu'il en était de même pour elle. Il ne la quitta pas des yeux, leurs deux regards se croisant alors qu'une certaine chaleur venait embraser ses joues. Sa peau ébène, heureusement, cachait ce genre de déconvenue, qui pouvait s'avérer particulièrement gênant par moment.

« Aussi bien que le peut un homme qui a perdu sa copine alors qu'elle était dans les bras de son ex et son meilleur ami tué par le père d'un autre pote, mort aussi. Mais ça va, t'inquiètes pas. Assis-toi, je t'en prie. Je meurs de faim. » Malgré ce qu'avait fait Andrew, il l'aimait et le protégerait...
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MessageSujet: Re: Le banquet de la rentrée    Dim 11 Sep 2016 - 12:38



Banquet de début d'année
1er septembre 1997




A présent rassurée d'avoir retrouvé son cher petit Féliks au milieu de tous ces dangereux Serdaigles, Astoria pouvait profiter du repas de début d'année comme il se devait. Quoi que, tout bien réfléchi, à peut-être un détail près : la petite Gryffondor qui avait reçu sur son nouvel uniforme flambant neuf tout le jus de citrouille qu'Astoria avait renversé. Et de toute évidence, elle ne semblait pas beaucoup apprécier le fait de sentir le potiron, vu le regard peu engageant qu'elle lançait à Astoria. La jeune Greengrass, elle, s'en fichait éperdument et ne daigna même pas tourner la tête vers la jeune fille - encore moins s'excuser. Pourtant, la jeune Rouge&Or semblait vraiment rancunière sur ce coup-là. Et Astoria en eut très vite marre. « Oh, ça va, pas la peine de me regarder comme ça, toi ! Tu me gâches l'appétit ! », dit-elle tout en soufflant assez bruyamment.

Ni une ni deux, la petite soeur de Daphné Greengrass se leva de sa place, dérangeant encore une fois ses voisins de tablée, et elle prit son assiette, ses couverts, son verre et coinça tout ceci comme elle le pouvait contre elle, afin que cela ne tombe pas. Et avant de partir, elle se servit plein de petites choses - des légumes, des petits pains salés... - si bien que son assiette était à deux doigts de déborder. Elle ne s'en soucia pas plus que ça, bloqua le tout contre elle, et partit le plus vite possible jusqu'à ce qu'elle trouve une place adéquate. Et par « place », Astoria voulait dire qu'elle cherchait le premier endroit où elle trouverait des personnes sympathiques. L'espace d'un instant elle eut envie de rejoindre Féliks - peut-être aurait-elle réussi à passer pour une Serdaigle, qui sait ? - mais changea d'idée lorsqu'elle aperçu Jasper, son cousin. Parfait ! Elle s'installerait là.

Mais Jasper n'était pas tout seul. Il y avait des gens tout autour de là où il était installé, mais qu'importe ! Sorry not sorry. « C'est ma place ici », dit-elle à une fille de Gryffondor qui se trouvait face à Jasper ( sans qu'elle ne lui parle pour autant, cela dit ), et Astoria se colla volontairement à elle, la poussa sans ménagement et dégagea les affaires de la jeune fille de sorte qu'elle ait la place nécessaire pour s'installer convenablement. Surprise, la Gryffondor n'eut pas le temps d'empêcher Astoria de se mettre là et, en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire, cette dernière s'était déjà assise en tailleurs sur le banc, comme elle le faisait toujours. En posant son assiette sur la table, la montagne de petits pains qu'elle ramenait avec elle - ce qui était assez inutile puisqu'il y avait de la nourriture de partout - s'écroula partiellement, et les pains roulèrent sur la table. Zut !

A présent assise face à Jasper, Astoria se servit une nouvelle fois du jus de citrouille - qu'elle tenterait de ne pas renverser. « Hey, hey, hey ! Comment ça va par ici ? Qu'est-ce que j'ai loupé d'intéressant ? ». Et puis en fait, Jasper n'était pas seul. Il y a avait un garçon qui semblait lui parler. Andrew Coyti. Astoria ne le connaissait pas vraiment, mais sa réputation le précédait. Elle ne saurait pas dire si elle l'appréciait ou non, mais dans tous les cas, cela importait peu à Astoria. « Alors, Andrew ? Bien tes vacances ? C'était comment le centre de détention ? ». A vrai dire, Astoria était réellement curieuse de le savoir. Mais comme à son habitude, elle n'avait absolument aucun tact.








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Rubeus Hagrid
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MessageSujet: Re: Le banquet de la rentrée    Dim 11 Sep 2016 - 15:25

Le géant avait rassemblé les premières années tous aussi intimidés les uns que les autres par leur première rentrée et par la grande taille du garde-chasse. Il salua quelques élèves qu’il avait vu grandir et qu’il appréciait. Et la jeune Prendergast, elle en avait vu des choses horribles. Il la regardait effaré de constater le changer qui avait opéré sur elle cet été, lui disant quelques mots. Des mots qui semblèrent ne pas être approuvés d'ailleurs par la rouge et or. Elle lui demanda de ne pas éprouvé de pitié pour elle, restant digne dans les épreuves qu'elle devait actuellement traversés. « Oui, enfin si tu veux venir boire le thè prochainement, ma porte est ouverte, ma petite » lui dit-il avec un sourire quand même compatissant.

Rubeus salue encore quelques élèves alors qu'Aldabella s'en va. Puis à son tour, il tourne les talons pour partir en direction des barques pour la traversée du Lac Noir avec les apprentis sorciers.

*******

Le géant écoute le discours du professeur McGonagall et ne peut retenir ses larmes qui coulent en abondance sur ces grosses joues joufflues et qui vont se perdre dans sa barbe hirsute. Il renifle bruyamment avant de sortir un mouchoir marron de sa poche pour se moucher tout aussi bruyamment. C’est un sensible ce Hagrid, et les trois derniers mois écoulés ont étés épuisants, surtout au niveau psychologique. Il regarde les élèves présents et remarque les bancs beaucoup moins peuplés que d’habitude. Quelle tristesse !
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Andrew L. Coyti
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MessageSujet: Re: Le banquet de la rentrée    Lun 12 Sep 2016 - 2:38

Andrew avait été très surpris que Jasper l’accepte à ses côté à la table des Gryffondor. Après tout ce qu’Andrew avait fait c’était encore surprenant qu’un autre Gryffondor veuille encore de lui à ses côté. Et il aurait bien raison de le refuser d’ailleurs. Mais, ce dernier l’avait accepter comme s’il était redevenus comme avant. Mais rien n’était comme avant. Plus rien n’allait être comme avant lorsqu’il allait se promener près du Lac et ça il le savait très bien. C’était la què tout c’était derouler. La bataille contre le calmar géant avait probablement détruir une bonne partis des bâtisse qui était la. Mais, ils avaient été reconstruite. Par quel magie? Andrew ne le savait pas. Il commença alors à remplir son assiette de toute sorte de chose qu’il y avait sur la table. Il avait faim et au centre, il n’avait pas beaucoup manger il fallait dire. Le banquet allait le rendre un peu plus en forme. Ça c’était une chose assurer.


Andrew – Je suis désoler Jasper... En fait je crois qu’on a tous eu un été assez mouvementée...’’ En parlant de mouvementée. Une tornade passa en coup de vent et il vit une longue chevelure passé directement à côté d’une Gryffondor puis s’installer directement en face de Jasper. Il ne connaissait pas cette fille. Mais, apparemment elle, elle le connaissait puisqu’elle lui demanda comment avait été son été au centre. Comtent était-elle au courent pour le centre? Probablement qu’il y avait eu des nouvelles du procès. Tout le monde avait eu des nouvelles et Andrew commença à se poser de sérieuses questions. Il commença à tourner discretement la tête vers les autres personnes qui était en trains de manger. Voyant que ces dernière personne était bien trop occuper à manger il commença à relaxer et prit une boucher dans son assiette.


Andrew – Je... Je te défis de passé qu’une journée dans ce foutus centre. J’ai passé les pir vacance de toute ma vie. Et què le premier qui va me jeter une pierre je lui en balance une en vengeance... Ce centre est à rendre dingue et il ne devrait même pas exister. ‘’ il venait de dire toute la vérité et rien que la vérité. Bien qu’elle était probablement blessante pour la Gryffondor, c’était la les dernière parole qu’Andrew dirait sur ce centre. Il n’aimait pas en discuter et ça serait la dernière fois qu’il en discuterait.
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Cataleya Galvão
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MessageSujet: Re: Le banquet de la rentrée    Mar 13 Sep 2016 - 14:25






    Cataleya attendait. Qu’est-ce qu’elle attendait déjà ? Pendant un instant, elle avait espéré que quelqu’un l’approche, que ce même quelqu’un lui écorche le dos à coup de chatouilles intempestives. Ce même quelqu’un qui aurait illuminé la Grande Salle à coup de rire d’enfant heureux. Ce même quelqu’un qui aurait dû entrer en deuxième année. Cataleya avait toujours aimé scruter le ciel de la Grande Salle et s’interroger sur le rire des étoiles, ses sœurs. Avec elles, elle entamait un étonnant dialogue. Un instant, Cataleya se mit à rire à gorge déployé, l’espace d’un instant elle avait oublié. Que se cachait-il dans les méandres du cerveau et de l’âme de l’adolescente ? Elle se retournait cette question sans réponse jusqu’à ce que la tristesse ombre son regard.

    Elle secoua sa petite tête brune et chercha, du bout de ses doigts, entre ses cheveux, la trace d’une lointaine blessure prouvant sa chute lors de l’attaque de Poudlard. Puis elle entendit un rire scintillant, dont le son renvoyait la lumière du soleil en une myriade d’éclats argentés. Gwen. « T’es une vraie poule mouillée, Galvão ! » Est-ce qu’une partie de son imagination venait de lui botter les fesses ? Affirmatif ! Elle était là au milieu des premières années, elle avait eu peur de revenir à Poudlard. Elle avait voulu revivre sa première année, au moment où tout était encore parfait. Elle avait perdu Gwen, et elle avait cru que Poudlard ne serait plus la même. Elle pouvait recommencer, elle pouvait refaire une année. Elle allait faire sa deuxième sans Gwen mais pour Gwen et pour elle.

    Arquant un sourcil, Cataleya éclata d’un rire cristallin qui fit sursauter tous les premières années qui l’entouraient. « Poussez-vous les nains ! Poudlard m’attend ! » Elle était aussi petite, et pourtant elle s’imposait. Provocante, elle quitta le rassemblement des premières années pour se rapprocher du choixpeau. Sous le regard appuyé de la vieille McGonagall, elle effectua une révérence et se tourna en lançant. « Galvão est de retour ! Prépare-toi Poudlard ! » Elle avait déjà une idée en tête. Comme tout le monde, elle avait sa place ici –dans ce grand château. Et elle allait leur montrer qui elle était. C’est simplement, qu’elle se dirigea vers la table de Gryffondor. Mais alors qu’elle glissait sur le sol de la Grande Salle, comme sur une piste de ski. Elle se stoppa net, lorsqu’elle vit une petite tête de sauvage. Astoria Greengrass.

    Grrrrrrrrrrr. Cataleya avait beaucoup entendu parler d’elle lors du trajet dans le Poudlard Express. On disait d’elle, qu’elle était une sauvage et une activiste du « vivons dangereusement ». La jeune Galvão avait hâte de pouvoir l’évaluer. Est-ce qu’elle était digne de son statut ou pas ?! C’est ce qu’on allait voir. Et aux côtés de la brune, il y avait : Andrew. Il avait fait énormément parler de lui pendant l’été, mais ça Cataleya ne l’avait découvert que dans le Poudlard Express. Ses parents avaient tenu à la garder éloigner des nouvelles de l’Angleterre durant tout l’été. De ce fait, elle n’était pas vraiment au courant de ce qui avait pu se produire les deux derniers mois. Elle n’avait pas de préjugés sur les actions de l’adolescent. Elle était la Suisse, neutre en toute impartialité. L’impartial choisit, et le neutre s’abstient de le faire. Vous comprenez ?

    Ne distinguant que la sauvageonne, elle entra dans son champ de vision brutalement et sans aucune délicatesse. Provocation ? « Astoria Greengrass ? Tu es vieilles je te l’accorde ! Tu as donc plus de niveau ! MAIS je te préviens je suis au même niveau que toi ! Je suis la Reine du « vivre dangereusement » ! Et je vais te le prouver ! Mais avant je dois voir quelqu’un ! Bon appétit ! » Et sur ces douces paroles, elle quitta la table des Gryffondors. Elle attendrait la fin du banquet pour revenir vers la Gryffondor. En attendant, elle avait d’autres serpents à fouetter. Elle lança alors un regard vers la table des Serpentards. Elle comptait bien s’y installer provisoirement. Elle devait absolument voir son ange gardien. Qui finirait avec des cheveux blancs avant la fin de l’année.



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MessageSujet: Re: Le banquet de la rentrée    Mer 14 Sep 2016 - 11:56



Banquet de début d'année
1er septembre 1997




Astoria n'avait réellement que faire de déranger les autres élèves. En effet, ils pouvaient bien tous être mécontents de la façon dont elle agissait, en vérité, cela lui importait bien peu du moment que elle, elle allait bien. Et tandis que des élèves se retrouvaient aspergés de jus de citrouille, et que deux autres avaient été obligés de changer de place pour que elle, elle puisse s'installer face à Jasper... Astoria, elle, allait plutôt bien maintenant. Elle prenait ses aises, s'étalant volontairement sur le banc pour pousser les autres à s'éloigner le plus possible. Et elle était finalement parvenue à ce qu'elle voulait : avoir une place agréable.

Elle avait également entrepris de faire la conversation avec le garçon qui se trouvait à côté de Jasper. Andrew Coyti, célèbre pour son implication lors de la bataille... et pas du bon côté. Immédiatement, Astoria reposa le petit pain à moitié dévoré qu'elle tenait dans les mains et plissa les yeux tout en dévisageant Andrew. « Inutile de me " défier " de quoi que ce soit, Coyti », répondit-elle tout en marquant une courte pause. Elle s'appuya ensuite légèrement sur la table, dans la direction d'Andrew, tout en pointant sa fourchette pleine de purée dégoulinante sur lui - dont la moitié tomba d'ailleurs sur la table. « Et entre nous, je te déconseille très sincèrement de t'amuser à me jeter une pierre dessus. T'as compris ? ». En vérité, il en fallait bien plus pour blesser Astoria mais... une remarque pareille était amplement suffisante pour la faire démarrer au quart de tour.

Et suite à cela, la Gryffondor se réinstalla à sa place. « Je ne faisais que poser une simple question », dit-elle en croisant les bras et en relevant le menton, le plus innocemment du monde. Elle enleva ensuite la montagne de petits pains qui se trouvaient dans son assiette et entreprit de manger son plat tout en lançant des regards à Andrew qui voulaient bien dire « Fais bien attention à toi, je t'ai à l'oeil ! ». Et juste à ce moment-là, une tornade arriva à côté d'elle. Décidément, on ne pouvait jamais être tranquille ! « Mais tu es qui, toi ? », lança-t-elle tout en soupirant - et assez dédaigneusement il fallait bien l'avouer. Mais la petite Gryffondor - qui semblait pleine d'énergie ! - poursuivit, sans vraiment laisser à Astoria le temps de répondre grand chose. « Plus de niveau » ? « Reine du vivre dangereusement » ? Et là, Astoria comprit. Elle éclata de rire devant cette petite Gryffondor. « Ah oui ? Tu vas me le montrer ? Eh bien je suis curieuse de voir ça ! », dit-elle, amusée, tout en continuant de rigoler. Et la petite tornade partit en direction de la table des Serpentards. Galvão, qu'elle s'appelait. Un nom qu'Astoria aurait bien du mal à oublier cette année.







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Professeur McGonagall
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MessageSujet: Re: Le banquet de la rentrée    Mer 14 Sep 2016 - 18:37

De son fauteuil qui trône au milieu de la table des professeurs, la directrice scrute l’arrivée de ses anciens élèves. Elle apparaît toujours stricte, mais son regard demeure, envers eux, bienveillant. Elle est fière de ses élèves. Fière de les voir à nouveau ici, où ils ont affrontés le pire. Fière du courage qu’ils ont manifesté deux mois auparavant, et qu’ils manifestent encore une fois aujourd’hui, en revenant sur les lieux de l’effroyable bataille.

C’est Pomona qui accompagne les nouveaux apprentis sorciers jusqu’au devant des quatre tables. Elle seconde la directrice maintenant, et son travail lui tient toujours très à cœur. Alors qu’elle déroule le parchemin sur lequel se trouve la liste des jeunes sorciers à répartir, une élève dans la file bouscule tout le monde, s’attirant le regard courroucé de la directrice. Oui, le professeur McGonagall est choquée de voir une élève de sa maison se comporter de la sorte. Car il s’agit bien d’une élève déjà répartie et qui rentre en deuxième année. La directrice se lève, le regard brillant d’une colère contenue. « Miss Galvão ! Votre comportement est inadmissible ! Veuillez vous asseoir à votre table ! Vous viendrez me voir dans mon bureau demain matin. » Gronda le professeur McGonagall. Aussi compatissante qu’elle pouvait l’être avec ses élèves qui avaient vécu le pire, elle ne tolérerait aucunement ce genre de dérive. Cataleya semblait cependant être dure d’oreille, car après quelques mots échangés avec une élève de sa maison, elle partit en direction de la table des Serpentards. « Miss Galvão, vous n’êtes pas à Serpentard il me semble, je vous ai dit à votre table ! » Ordonna le professeur McGonagall dont la patience commencait à s’amenuiser devant le comportement provocant de son élève. Après que Cataleya soit finalement retournée à la table des Gryffondors, le professeur McGonagall se rassit, digne et silencieuse, montrant l'exemple de ce qu'elle attendait de ses élèves durant la Cérémonie de Répartition.
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MessageSujet: Re: Le banquet de la rentrée    Mer 21 Sep 2016 - 19:25


Le matin du premier septembre 1997, Daphné Nyx Greengrass avait vomi de terreur dans la salle de bain de porcelaine du Manoir Greengrass.

La bile avait brûlé sa gorge et sa bouche, car elle n’avait rien à vomir – son estomac était si noué, serré comme si elle portait un corset, qu’elle avait été incapable de manger au petit-déjeuner ; buvant soigneusement son thé à petites gorgées, interdisant à l’un de leurs Elfe de Maison de faire remarquer à son père que son assiette était demeurée désespérément vide durant toute la durée du repas. Il était, de toute manière, bien trop préoccupé pour le remarquer ; il savait ce qui approchait. L’orage grondait autour de leur famille depuis des mois désormais, et il avait parfaitement conscience que, contrairement aux illusions dont pouvaient s’abreuver les aïeux et ceux qui étaient nés dans les branches tellement noueuses qu’il était étonnant qu’elles ne se soient déjà pas écroulées, ce ne serait pas Astoria la téméraire qui allait enflammer l’aristocratie.

Astoria était chatoyante comme le pétrole qu’elle avait déversé sur les traditions des Sang Pur ; Daphné serait celle qui créerait l’étincelle nécessaire au brasier.

Le sol était froid, et ses genoux étaient gelés ; le marbre des dalles, aux motifs si familiers qu’elle les connaissait par cœur depuis longtemps maintenant, n’étaient pas aussi réconfortants qu’elle aurait pu l’imaginer. Sans doute parce qu’elle n’avait pas passé l’été au Manoir Greengrass, contrairement à son habitude. Elle l’avait d’abord passé dans cette chambre de Sainte Mangouste, lugubre sans la présence de Blaise – mais Blaise avait été partout, avait pris possession de la pièce en déposant ses affaires sur les chaises et dans les armoires, sur la commode et dans les tiroirs ; et Daphné s’était sentie chez elle, car son foyer n’était pas le manoir ouvragé dans lequel elle vomissait, mais il s’agissait bien de l’endroit où se trouvait Blaise, quel qu’il soit – puis elle était allée en Italie avec lui, comme un dernier tour d’honneur.

Blaise était resté en Italie. Il ne serait pas là, à la rentrée – il avait d’autres buts à poursuivre, désormais. Et Daphné l’avait toujours su, car il y avait cette flamme qui s’allumait dans son regard lorsqu’il parlait de son père, de son héritage, de ce qu’il avait laissé ; alors Daphné l’avait laissé partir sans même le regretter un instant, et sa bague trônait désormais à son annulaire gauche, comme une promesse silencieuse.

***

Les Sombrals, squelettiques et dérangeants, dégageaient pourtant une certaine beauté, une certaine allure qui leur était propre, impossible à dissimuler et dont elle ne parvenait pas à détacher le regard. Jusqu’à la Bataille, elle avait été incapable de les voir, pensant que les diligences ne faisaient qu’avancer seules, enchantées ; mais désormais, elle était presque soulagée de comprendre comment cela fonctionnait.

Les cicatrices qui dévoraient son visage ne brûlaient presque plus, désormais.

Elle ne regarda pas par la fenêtre pour contempler le trajet, se contentant de sourire aux remarques de ses camarades, la plupart encore un peu gauche vis-à-vis des traces que Fenrir Greyback avaient laissées ; et l’héritière Greengrass se maintenait encore mieux que d’habitude, plus déliée et altière qu’elle ne l’avait jamais été ; car ces cicatrices se devaient d’être portées comme la plus belle des parures, comme si elles étaient d’or et d’argent, si elle ne voulait pas laisser apparaître le moindre signe de faiblesse.

A la moindre fêlure, son monde exploserait, et l’aristocratie pourraient s’y enfoncer. Ils n’attendaient tous qu’un faux pas de sa part pour la destituer, pour la remplacer dans son règne sans partage et sans égal sur les héritières de sang bleu, parfumé par les relents aigres que pouvait avoir la consanguinité.

Entrer dans le Château manqua de fissurer le masque qu’elle portait. Une fois dans le hall, elle entendit un craquement – assourdissant, brutal, bestial – et le masque se fêla.

Le craquement n’existait pas, réalisa-t-elle au bout de quelques secondes à chercher l’origine du bruit ; pas plus que les hurlements qu’elle entendait, au loin, ou les bruits assourdissants des crépitements de la magie, des sortilèges qui étaient lancés et qui l’aveuglaient, des jets de lumière qui illuminaient le Hall au lieu des chandelles habituelles ; et la silhouette de Fenrir Greyback n’était pas là, pas plus que le cadavre de Cyril, étendu à ses pieds, rapidement rejoints par celui d’Astoria dans un craquement d’os sinistres.

Elle avait envie de vomir.

Forçant ses pieds à bouger, forçant son corps à rejoindre la table des Serpentard, elle s’assit en face de Charlie, et prétendit écouter la chanson du Choixpeau et les noms des répartis avec attention, applaudissant poliment à chaque fois que quelqu’un rejoignait sa Maison. Elle prit même le temps de vérifier qu’Astoria, Hope et Jasper étaient bien assis, et, pour ceux qui portaient le même nom qu’elle, qu’ils ne se donnaient pas en spectacle.

Prétendit, seulement. Car elle sentait sa magie s’agiter en elle, électrisant la moindre parcelle de son corps, à la limite d’être indisciplinée et dangereuse ; la peur avait cet effet-là, sur elle. Eveillait ses velléités, détruisait les barrières qu’elle avait érigées autour d’elle pour se contrôler, formait des images sur ses rétines.

Le sortilège du Fidelitas est un sortilège extrêmement difficile qui permet…

Respire.

… de protéger un objet, un secret ou même des personnes…


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Runix Liddell
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MessageSujet: Re: Le banquet de la rentrée    Jeu 13 Oct 2016 - 3:23



Banquet de la rentrée

1er septembre 1997


«Ça y est, on y était pour de vrai. On ne peut plus revenir en arrière.» pensa Runix en passant tout juste les énormes portes de la grande salle. Cette année, le banquet de la rentrée était pour tous ceux ayant combattue lors de la bataille de Poudlard synonyme de souvenir douloureux. Nous souffrons tellement tous et chacun. Certains de manière différente que d'autres. Runix avait redouté ce moment toute l'été. Celui où elle allait n'avoir d'autre choix que de ré-affronter psychologiquement ce qu'il l'avait affecter physiquement. La panique s'installa chez la sorcière, une envie subite et urgente de fuir de cette endroit s'empara d'elle. Pourtant, personne ne l'avait interpeller malgré tout elle se sentait coincé. Elle se ressaisit rapidement pour ne pas qu'on la remarque. La jeune élève poursuivit sa route vers sa table de maison. Elle prit place au côté de Lilianor comme elles l'avaient convenu plus tôt dans le train.

Mis à parts quelque chuchotements ici et là, un silence pesait dans la grande pièce. Les murmurent cessèrent, laissant ainsi place à la minute de silence rendant hommage à ceux ayant succomber lors de la bataille. Durant cette minute, Runix revis tous les visages de tout ceux et celles qui auraient du être ici aujourd'hui, assissent à leurs table respective. Tout ceux qui se sont battu jusqu'à leur dernier souffle. Tout ceux qu'elle avait vu mourir sous ses yeux sans rien faire. Bien sûr, elle n'avait pu rien faire puisqu'elle se fit évacué avec les autres de son âge ou plus jeune. Cependant elle avait tenter de rester, s'échapper de l'évacuation. Elle avait vu, dès les quelques premières minutes, des élèves mourir sous ses yeux. Elle tenta de rester pour combattre, mais elle n'en eu pas la possibilité. Elle tenta de ne pas pleurer. Mais lorsqu'elle entendit un léger reniflement et qu'elle vit la blondinette à sa gauche avec des coulés de larmes défilant sur ses joues comme des chutes d'eau, elle lui prit la main la serra fort et se fondit à son tours en larmes. Elle ne ressentait pas la même peine, mais elles éprouvaient toutes deux une douleur semblable. Runix ne parla presque pas de la soirée, comme tout le monde en général.


Spoiler:
 


Dernière édition par Runix Liddell le Sam 12 Nov 2016 - 22:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le banquet de la rentrée    Sam 5 Nov 2016 - 11:33

Les portes dorées s’ouvrirent, faisant tourner plusieurs têtes curieuses. Qui donc avait l’audace d’être en retard le jour de la rentrée ? Steven se dressa sur son banc, et un sourire fendit son visage. C’était évident qu’il avait notifié son absence dans la foule d’élèves. Cette hâte qu’il avait éprouvée de revenir à Poudlard, peut-être qu’elle y était pour quelque chose. En tout cas, il était ravi de voir Evie pester contre Flitwick, au beau milieu des tables. Certains la toisaient avec l’air perplexe des gens qui jugent. D’autres semblaient agacés par cette nouvelle agitation. Le blond la suivit des yeux quand elle alla saluer sa sœur. L’air désolé qu’elles échangèrent ne lui rappela qu’une chose ; la confrontation désastreuse de cet été. Voyant que la Lionne revenait chez les siens, il s’empressa de saluer Jasper qui venait d’arriver.

Ni bonjour ni rien, elle s’empara de l’assiette remplie qu’il avait proposée à Prendergast. Son regard se fit intensément noir ; c’était carrément déplacé, même venant d’elle. Si elle crevait la dalle à ce point, y avait tous les plats à sa portée. Piquer la bouffe d’autrui, ça rentrait pas dans les choses qu’il tolérait. Question de respect, en fait. En tout cas, le premier qui touche au contenu de l’assiette du Grant, il se mange un pain. Et pas au sens nutritif du terme. Refroidi par l’attitude de la fringante blonde, il la salua sans plus.

« - Non ça va, j’ai survécu. Tout ne tourne pas autour de toi, t'sais. Puis il posa sa main sur celle d’Aldabella, pour attirer son regard. Elle était glacée. Je vais y aller, le voyage m’a tué. On se voit demain. Avant de se lever, il lui indiqua les plats fumants du menton. Bonne nuit à tous ! » dit-il pour les Gryffondors repus et goinfres.

Quelques élèves de sa maison se levèrent en même temps que lui, pour rejoindre la salle commune. L’estomac lourd de dinde, les paupières lourdes de sommeil. Le jeune homme lança un dernier coup d’œil général à la Grande Salle. Bizarrement, son regard tomba sur le dernier des Karkaroff. Après quelques secondes inertes, il lança au groupe :

« - Vous trouvez pas que Feliks Karkaroff porte super bien les robes pour un garçon ? »

Ricanement collectif d’une approbation sans appel.

HRP:
 
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MessageSujet: Re: Le banquet de la rentrée    Aujourd'hui à 14:58

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