Time is running out. - Libre

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Nylah Hel
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MessageSujet: Time is running out. - Libre   Mar 4 Oct 2016 - 14:57

Mysterious thing, time. Powerful, and when meddled with, dangerous.



La fatigue est un état résultant de contraintes physiologiques ou psychologiques aboutissant à une diminution des performances physiques ou cognitives.









Cela faisait quelques jours maintenant que je n’avais pas trouvé un repos suffisant malgré mes heures de couché que l’on pourrait qualifier de plus que convenables. Les battements de mon cœur tapaient à l’intérieur de mon crâne, ce qui devenait maintenant de plus en plus récurrent et très inconfortable. J’avais prit l’habitude, lorsque cela se produisait, de cesser de marcher si j’étais en train de le faire afin de pouvoir appuyer mon corps fin et plutôt léger contre les briques d’un mur qui se trouvait à proximité. Je plaçais mes index et majeur contre mes tempes et les massait délicatement, durant quelques instants. Ce geste était nécessaire pour moi ces derniers temps, surtout lors des cours et autres activités où le silence n’était pas vraiment de mise. La bibliothèque était donc devenu l’un de mes endroits préférés, puisque le calme y régnait par obligation. Je reprenais son chemin comme si de rien n’était à l’entente de quelques voix qui raisonnaient dans ce grand couloir, ce qui annonçait la venue d’autres élèves. Etant une fille au tempérament froid et discret, je n’avais donc en aucun cas envie que qui que ce soit me demande ce qui n’allait pas. J’avais simplement horreur de ça, et préférais donc éviter le moindre contact dans ces conditions.



Flashback - 24 décembre 1990

“Au dessus, en dessous. Au dessus, en dessous. En dessous.. Non. Arrête de bouger !” Sa voix était aussi glaciale que la neige qui recouvrait le toit de la maison en ce réveillon de Noël. Je me tenais assise devant la cheminée, en tailleur sur le sol, les épaules recroquevillées après que cette phrase soit parvenue au creux de mes oreilles. Maman était en train de me faire une tresse, du moins, elle essayait. Tous les soirs de Noël, c’est ainsi qu’elle me peignait. Toujours la même tresse, faite au même endroit, avec la même robe. Ce jour-là avait l’air d’appartenir au passé, tant il n’avait presque pas changé. Cette année, ma tresse était beaucoup plus serrée. Ma robe était plus terne, et le sourire de ma mère avait disparu. Elle n’était que colère, mépris et dégoût. Je me relevait lorsque je comprit qu’elle avait terminée, et à ma plus grand surprise, elle prit mes mains dans les siennes. C’était un sentiment agréable, qui me donnait presque envie de me réjouir. Je la regardait avec un sourire digne du jeune enfant que j’étais, un enfant de sept ans. Elle plaça sa main pour me cacher la moitié du visage, mon œil bleu n’étant à présent plus visible et elle me disait, dans un murmure, comme si quelqu’un risquait de nous entendre. “Un jour, tu me vengera. Tu retrouvera ton père, et tu saura. Tu saura à quel point c’est un homme mauvais et lâche. Je le vois, dans ton regard sombre, que tu ne sera pas une bonne personne. Tu sera, comme lui, une déception de plus dans ma vie.” Elle reposait la paume de sa main contre le dos de sa jumelle, positionnée sur le haut de ses cuisses, un sourire aux lèvres. Elle arborait ce sourire comme si elle venait de gagner une bataille, tandis qu’elle avait fait disparaître le mien. La tête baissée, je pleurais silencieusement malgré que mes sanglots faisaient sursauter le haut de mon corps. Elle reprit, avant de replacer une mèche rebelle derrière mon oreille et de se relever. “Et arrête de pleurer. Personne ne se soucie du mal que tu peux ressentir. Et personne ne s’en souciera jamais.”



Ce souvenir se jetait à ma figure à chaque fois que je faiblissais, ce qui me faisait immédiatement reprendre mes esprits. Je ne m’étais même pas rendue compte que j’avais fait tout ce chemin jusqu’à la bibliothèque. A peine avais-je mit un pas dans cette pièce que je ressentais un grand sentiment de soulagement, ce silence étant bien plus qu’apaisant pour moi en ce moment où le sommeil n’avait visiblement pas la moindre envie de me côtoyer. Il se faisait de plus en plus court, de plus en plus rare. J’observais dans un premier temps la bibliothèque, partant de la gauche pour rejoindre la droite, simplement de mon regard. “Cette pièce est vraiment immense”, pensais-je. Après tout le temps que je passais dans cet endroit, sa grandeur m’impressionnait toujours autant. Il y avait des groupes qui étudiaient ensemble, des personnes seules qui voulaient simplement se plonger dans un livre pour échapper à quelque chose, et d’autres qui faisaient des recherches pour retrouver quelque chose qui leur avaient échappés. Cette tâche, c’était également la mienne. Je ne savais pas vraiment par où commencer, mais il y a un début à tout, comme on dit. Je marchais entre les tables, tel un fantôme, me sentant presque invisible. C’était un sentiment agréable pour moi, sans même que je ne sache pourquoi. C’était ainsi depuis plusieurs années maintenant, et ça penchait en ma faveur, parfois. Je m’installais à une table, sortant un livre que j’avais reçu en cadeau, ne sachant pas d’où il parvenait ni même de qui. Il y avait simplement une petite carte, entre les feuilles ternes. C’était un très vieux livre.

“On ne voit bien qu’avec le cœur.
L’essentiel est invisible pour les yeux.”

Aucune signature ? Ça, ça ne penchait clairement pas en ma faveur, je devais bien l’admettre. C’était une phrase on ne peut plus claire, mais qui avait un sens caché, cela me semblait bien évident. Je retournais le livre deux ou trois fois, comme si la couverture allait changer entre temps. Elle était brune un peu délavée avec quelques reliefs, qui ressemblaient aux moulures anciennes. Il y avait tout un tas de choses écrites à l’intérieur, mais qui semblaient être dans une langue que je ne comprenais absolument pas. Ce n’était pas la mienne, c’est sûr. Mais était-ce au moins dans une langue connue quelconque ? Mon mal de tête me jouait à nouveau des tours, cette fois-ci il était bien plus fort que d’habitude, ce qui me faisait lâcher instantanément mon livre. J’avais réellement besoin de sommeil, et j’étais bien décidée ce soir à l’attraper, l’enfermer et le forcer à cohabiter avec moi ne serait-ce que pour cette nuit. Plusieurs élèves, qui étaient autour de moi, me fixaient après avoir entendu mon livre tomber contre la table dans un bruit sourd bien qu’il n’était pas excessif. Je me relevais après avoir rangé celui-ci dans mon sac sans fond que je promenais partout avec moi, ne voulant en aucun cas que quelqu’un y touche ne serait-ce que par curiosité. Je le gardais sur moi, même pour aller chercher un simple livre qui se trouvait à quelques pas de ma personne. Je marchais dans cette direction, m’approchant de la “section des potions” tout en observant les élèves qui me regardaient encore, comme si quelque chose clochait sur ma figure. Ne faisant absolument pas attention à ce qui pouvait se trouver devant moi, l’inévitable arriva, mon corps percutant un semblable. Je m’excusait sans plus attendre, sans même avoir vu le visage de la personne à qui je venais de faire du tort de manière involontaire, non sans compter en bruit de fond quelques gloussements et bruits de surprises absolument non nécessaires.


“Excuse-moi, je ne regardais pas où j’allais. Je ne t’ai pas fait mal ?”



Spoiler:
 
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Meolian Farmest
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MessageSujet: Re: Time is running out. - Libre   Mar 4 Oct 2016 - 17:48

En ce dimanche 5 octobre, après le repas du midi Meolian eut une irrésistible envie de se diriger vers la bibliothèque. Elle aimait se réfugier dans les livres, découvrir ce que ceux-ci pouvaient lui apporter. Elle n'était pourtant pas littéraire  spécialement ni grande lectrice, mais le côté calme et cocooning de la pièce lui permettait de se reposer après des longues semaines de labeur.

Elle se dirigea rapidement dans la salle commune de sa maison, son dortoir, récupéra quelques éléments nécessaires à une prise de notes sur  ce qu'elle découvrirait dans ses lectures de l'après midi et entreprit d'aller vers la bibliothèque.

Arrivée sur place, elle remarqua déjà plusieurs groupes d'étudiants de ci de la, dans un silence religieux respectant la pièce comme un endroit d'études mais aussi de détente. La plupart d'entre eux était seul, certains erraient pour récupérer un livre et repartait aussitôt. Elle remarqua une jeune fille un peu plus loin, de sa famille il lui semblait bien qui divaguait entre les rangées probablement à la recherche d'un livre précis. Elle n'en avait que faire pour le moment, elle éprouvait en cette après midi un désir de solitude.

Elle avait envie de se détendre aujourd'hui, aussi elle prit un livre sur la divination, une des matières qu'elle préférait, dans laquelle elle s'échappait. Son esprit vagabondait, des rêves éveillés. Elle se perdait littéralement dans cette matière mais cela lui procurait à chaque session un plaisir inexplicable.

Alors qu'elle était absorbée par ses pensées, elle entendit un bruit sourd derrière elle qui lui fit hausser les sourcils. La pièce déjà silencieuse le devint encore plus. Elle ouvrit les yeux se retourna et vit la jeune femme qu'elle avait vue tout à l'heure depuis l'entrée dans la pièce ; il s'agissait de Nylah, une fille de sa maison, d'un an son aînée. Contrairement à d'autres elle n'avait jamais fait de pas l'une envers l'autre. Elle semblait naturellement réservée et tourmentée. Meolian aurait aimé lui parler, mais Nylah avait autour d'elle comme un cocon de protection, qu'elle n'arrivait pas à pénétrer. Peut être était ce l'occasion aujourd'hui ? Mais elle ne savait vraiment pas par où commencer ; Meolian habituellement tellement à l'aise dans l'amorce des discussions était depuis quelques mois bien plus réservée et apprenait de ses erreurs. Et cette attitude de Nylah n'aidait pas à amorcer une discussion ou un échange quelconque.

Elle la vit ramasser son livre puis le déposer dans son sac avant de se relever précipitamment. Hum maladroite ? Non pas vraiment ; elle semblait à première vue plus prise dans ses pensées... d'ailleurs de quelles pensées pouvaient il s'agir ? Autant de questions qui se bousculaient dans la tête de Meolian, autant de questions qu'elle garda pour elle ; peut être aurait elle l'occasion, un jour de les poser à Nylah ; mais elle doutait que ce jour à la bibliothèque fut le bon.

Elle allait proposer à Nylah de venir s'assoeir à ses côtés pour faire plus ample connaissance quand elle vit « l'accident » arriver. Elle venait en se relevant et avançant tête baissée de percuter une autre  personne. Intérieurement, la situation la fit sourire même si elle s'était reconnue un peu dans cette maladresse. Elle ne put réprimer un sourire qu'elle ravala rapidement.

Pendant qu'elle entendait Nylah s'excuser, Meolian se releva, reporta son livre là où elle l'avait pris  et entreprit de rejoindre sa partenaire de maison ; si toutefois, elle pouvait l'aider et ainsi lier connaissance, ce ne serait pas une journée perdue pour elle.
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Léonor Wooden
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MessageSujet: Re: Time is running out. - Libre   Mar 4 Oct 2016 - 19:33



Time is running out.
Méolian, Nylah & Léonor.


Les bras chargés de ses plumes et encres, je me dirige promptement vers la bibliothèque. Affreusement pressée de commencer à en mettre plein les mirettes.
L'entrevue de la veille avec Gareth avait éveillé de nouveaux sens en moi. J'étais un peu plus distraite au réveil, mais il était hors de question de se laisser avoir par des sentiments ou par l'appel du corps et de la chair.
J'ai un but et je compte l'atteindre, ici. A Poudlard.

Je bifurque à un couloir puis un autre.
Plongée dans mes pensées, dans les découvertes du journal d'Alycia la veille. Ce qu'il avait pu m'apporter, pas grand chose, juste deux noms. Celui d'une autre cousine et l'autre d'un mage noir... J'ignorais encore à qui je devais écrire. Je n'étais pas sûre de voir mon hibou revenir avec une réponse du mage, ni même qu'il le trouve.
Pourtant je devrais essayer.
Je devais comprendre, refaire les liens de ma cousine. Les remodeler, les reconstruire.
Refaire ce monde avant qu'il n'explose et soit englouti par la lumière et la bienfaisance malgré les douleurs qui s'estomperaient, comme le reste.

Alors j'entre dans la bibliothèque quand une fille, un être. Un truc. Me bouscule. Les plumes s'envolent, l'encre se déverse sur les pierres et sur mes chaussures, neuves. Une tache atterrit sur ma jupe. Le verre se brise et la stupéfaction avec.

Si je ne m'étais pas donné comme ordre de réagir avec une certaine nonchalance, je l'aurais très certainement étranglée, sous mes doigts, enfonçant mes ongles dans sa chair. La regardant bleuir jusqu'à l'entendre suffoquer des excuses.
Je reste interdite, perdue. Que devais-je faire ? Si j'ouvrais la bouche, je l'insultais, si je bougeais, je la tuais.
Alors je constate seulement. Agacée.
Je plisse le nez et la regarde, la petite chose qui se noie sous les excuses. « Mal ? »
Le mot est craché.
Je suis serpentarde, de bonne famille. J'ai le droit d'être hautaine, malsaine.
Pourtant, je me retiens. « Tu ne m'as pas fait mal, non. »
Je serre les dents, restons calme. « Mais tu as brisé une valeur assez importante de matériel scolaire, dont la plupart devaient être utilisés dans l'instant. » Le ton est sec mais loin d'être désagréable.
Mais la nature est parfois difficile à chasser. « Je ne nettoierai pas tes maladresses, je te prierai de trouver un sort ou un balai pour nettoyer ce bordel. Je vais me laver les mains... en attendant. »

Je me dirige vers les toilettes de l'étage et nettoie ses mains sales.
Sales comme le reste du monde.
Je tremble légèrement, retenir mon impulsivité était encore plus difficile que de retenir d'arracher les lèvres de Gareth. Insupportable.
Je me passe de l'eau sur le visage, me regarde dans le miroir. Je dois rester calme.

Après un petit instant, je reviens à la scène de crime. Parce que c'est un crime que de gâcher tout ce matériel.

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MessageSujet: Re: Time is running out. - Libre   Aujourd'hui à 1:11

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