When night comes. ft Harmony K. Sharen

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Nylah Hel
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MessageSujet: When night comes. ft Harmony K. Sharen   Mar 4 Oct 2016 - 19:51

“Lumos”







Une petite lumière émanait de l’obscurité légendaire de la forêt interdite. Cet endroit si spécial et si terrifiant le jour, devenait presque oublié après le couché du soleil tant il était impensable de s’y glisser dans une telle noirceur. Il n’y faisait jamais chaud, et des créatures dont on osait imaginer le visage s’y aventuraient fréquemment. Les quelques feuilles déjà mortes qui étaient tombées des arbres omniprésents dans cet immense espace laissaient entendre un bruit de craquement à chaque pas que j’effectuais. Je tenait ma baguette d’une main tremblante, essayant d’appercevoir le moindre mouvement, la moindre petite ombre malgré que ma vue ne pouvait distinguer quoi que ce soit à plus de trois mètres. Une petite branche se brisa. En temps normal, c’était le genre de bruit auquel on ne faisait guère attention. Le genre de bruit qui était presque inaudible, tant il était infime. Mais cette fois-ci, il était si décuplé que je ne pouvait contrôler un sursaut, mon rythme cardiaque augmentant considérablement. Le premier réflexe que j’avais fut de plaquer mon dos contre l’écorce d’un arbre, comme si c’était suffisant pour me cacher de tous les dangers qui pouvaient surgir. J’eut également une pensée soudaine qui me traversait l’esprit. La mort viendrait-elle me chercher ? Je retenait ma respiration autant que je le pouvait, comme si abandonner mon souffle pouvait me sauver la vie. Qui sait, il était peut-être préférable de suffoquer que d’avoir affaire à une créature inconnue, ou pire. Un lourd silence prit possession de l’atmosphère, laissant le vent murmurer ses brises entre les branches qui menaçaient de se déshabiller complètement de leur feuillage. L’automne approchait, on pouvait maintenant en être certains. Je me décidait finalement à respirer, ce qui ne calmait malheureusement pas le rythme effreiné que prenait mon coeur qui était, d’après moi, au bord de la tachycardie. Je regardais la carte que je tenais dans mon autre main, force est de constater que je l’avait totalement froissée tant je l’avait serrée entre mes doigts. Dans un soupir d’exaspération, je me retournais face à l’arbre contre lequel j’étais appuyée tout en coinçant ma baguette encore illuminée entre mes dents, libérant mes mains qui pouvaient à présent s’affairer à la tâche qui allait leur être confiées. Je plaquais le parchemin contre l’écorce froid, passant la paume de mes mains dessus afin de lisser le papier. Je plissait les yeux, les fermant presque avant qu’ils ne s’ouvrent si grands que j’avais presque l’impression qu’ils allaient sortir de leurs orbites. “C’est ici ! C’est ici, j’en suis certaine.”, disais-je à haute voix, comme si rien ni personne ne pouvait m’entendre. Je me rendais immédiatement compte de cette erreur considérable qui pouvait, sans aucun doute, attirer l’attention de tout être se promenant dans les alentours en plus de la lumière qui émanait de ma baguette. Autre détail que j’avais visiblement ommis, c’est qu’en prononçant ces mots, celle-ci tombait sur le sol irrégulier et couvert de terre. Il n’avait pas plu aujourd’hui, heureusement pour moi. Tout en me penchant pour la récupérer, je coupais à nouveau ma respiration. Cette fois-ci, c’était bel et bien des pas que j’entendais.

“Nox”

L’obscurité ne peut chasser l’obscurité. Seule la lumière le peut. Elle semblait peu à peu absorber mon corps, je devenais sienne. Quant à la lumière, je ne pouvais l’invoquer à nouveau. C’était beaucoup trop risqué, malgré que je sois maintenant aveuglée. Il paraît que l’ouïe se développe dans ces conditions et, pour être honnête avec moi-même, cette pensée ne me rassurait pas vraiment. Le vent soufflait un peu plus fort et se rafraichissait au fil des minutes qui s’écoulaient. Je levais les yeux au ciel tout en mimant le geste de la parole, bien qu’aucun son ne sortait de ma bouche. D’extérieur, on aurait pu penser que je priais une quelconque force divine pour qu’il ne m’arrive rien. En réalité, je jurais simplement contre moi-même, ne sachant absolument pas pourquoi j’avais eu la soit disant brillante idée de me rendre dans ce lieu à cette heure-ci. Je rangeais ma baguette dans la poche de ma longue veste. Ce n’était pas le moment de la perdre ou de l’oublier. J’en faisais de même pour la carte, je reviendrai à mes recherches plus tard. Il était l’heure pour moi de retourner au château. Je me relevait, prête à courir aussi vite que je le pouvais mais, lorsque je distinguais les pas qui se rapprochaient rapidement de moi, je ne pouvais faire autrement que de me résigner à affronter ce qui avait l’air si pressé de me rencontrer.



Flashback 9 janvier 1989

Reste là, et ne bouge surtout pas.” Il refermait la porte sans un mot de plus. Dans un placard ? Pourquoi devais-je me cacher dans un placard ? Je collais mon oreille à la porte en bois presque blanc, voulant savoir pourquoi il voulait tellement dissimuler ma présence. Si ma mère me l’avait demandé, je ne l’aurais sûrement pas écoutée. Mais pour ce qui est de mon père, jamais je n’oserais défier son autorité. Je n’avais pas peur de lui, non, je voulais simplement qu’il soit content de moi. Je distinguais des voix, mais je ne pouvais pas entendre ce qu’ils disaient. Il y avait des voix masculines plutôt graves, et une voix de femme qui avait l’air étrange. Ce n’était pas maman, elle n’était pas à la maison aujourd’hui. Une chance, d’ailleurs. Les meubles bougaient, des objets tombaient. Je décollais mon oreille de la portière sur laquelle il y avait des petites lattes avec, entre chacune d’elle, un espace infime qui me permettait de mes petits yeux de voir ce qui pouvait se passer mais seulement dans la chambre. Lorsque je vit un inconnu s’y aventurer, suivi de mon père, je reculais tout en restant assise, pour me fondre dans les robes et chemisiers. Il tendit sa baguette en  sa direction d’un air hautain et presque enjoué. “On le trouvera. Et si ce n’est pas le cas, tu sais ce qu’il te reste à faire si tu ne veux pas que l’on prenne des mesures plus.. Drastiques.”






Le craquement d’une nouvelle branche me fit sortir de mes pensées dans un sursaut d’effraiement. Sans réfléchir, je me retournais sans plus attendre tout en sortant la baguette de ma poche, en pointant le bout sur le cou de l’être qui se trouvait à présent face à moi. “Avada !” Je me stoppais aussitôt. Ce sont les mots que j’avais réussi à discerner lorsqu’il les avait murmurés à l’oreille de mon père avant de disparaître et dont je n’avais pas compris le sens jusqu’à lors. Les professeurs nous avaient enseignés que c’était un sort interdit, et qu’en aucun cas nous ne devrions l’utiliser. Je le savais et c’est pour cela que je n’avais pas prononcé un mot de plus. La peur m’avait envahie et j’avais été incapable de sortir d’autres mots, malgré que je n’y avais pas songé un seul instant. Etre plongée dans la pénombre ne m’empêchait pas de distinguer la silhouette qui me semblait humaine. “Lumos.” Je me risquais alors à découvrir l’identité de cette personne, sans plus attendre, découvrant avec un immense soulagement que j’avais affaire à ma partenaire en cours de potions.

“Tu m’as fait peur, j’ai cru que c’était autre chose.”
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Harmony K. Sharen
Serpentard
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MessageSujet: Re: When night comes. ft Harmony K. Sharen   Mer 5 Oct 2016 - 16:20

Le statut de préfet s'accompagnait de privilèges. Outre la salle de bains dont Harmony avait entendu Drago chanter en large les louanges, il y avait une tolérance plus souple envers les comportements nocturnes. Un préfet qui en croisait un autre pouvait toujours s'arranger, dire que, certes, il n'était pas sur le chemin de sa ronde, mais quelque chose lui avait paru suspect. En tout cas, c'est ce qu'on lui avait toujours dit.
Harmony demeurait prudente, d'autant plus désormais que la sécurité du château avait été renforcée – la rénovation après la Bataille en avait été l'opportunité. Par ailleurs, d'autres moyens de protection avaient été maintenus, en sus des enchantements sur la pierre. Le Monde magique restait agité, tel que la Blonde l'avait prédit et ainsi que les nouvelles le laissaient voir – elle fronçait automatiquement les sourcils en songeant à l'attaque du Chemin de Traverse par Bellatrix Lestrange. Ce genre de fou furieux était ce qui avait causé la perte du mouvement en faveur de la survie du monde sorcier. Ces personnes infâmes au sang pur et à l'âme viciée qui entouraient le Seigneur des Ténèbres – et dont Il faisait d'ailleurs partie – étaient responsable de la dérive sanguinaire et égotique de la Cause. Il n'était plus question de politique mais d'une cruauté avide et personnelle.

Elle y pensait souvent, lorsqu'elle s'attardait en soirée près du Lac. Depuis que le Calamar était de retour, quand bien même elle ne pouvait le voir ou même distinguer sa présence, Harmony était rassérénée par ces ballades crépusculaires. Il lui semblait percevoir la présence lointaine, comme un écho, de son ami disparu. Elle pouvait pas tellement expliquer le lien qu'elle faisait entre lui et le céphalopode – les créatures de l'eau n'étaient pas ses favorites. Toutefois, sa mère s'occupait d'animaux marins – ainsi la tendresse qu'elle lui portait se répercutait sur la bête invisible qui avait combattu vaillamment pour protéger le château.
Elle avait ressenti une haine sans nom contre les Weasley et aurait voulu que la tête du père n'ait pas roulé, pour pouvoir témoigner contre cet incapable dangereux. A cette mort nette et rapide, elle aurait préféré qu'il subisse Azkaban et ses Détraqueurs. Et puis, comme pour les autres, elle avait fini par l'accepter. Elle avait encadré le dessin, figeant l'instant derrière une vitre – témoin d'un passé inatteignable – et se promenait au bord du Lac.

Ce soir-là, elle avança plus près de la lisière de la forêt. Elle n'avait jamais été trop aventureuse – sa raison l'emportait toujours sur sa curiosité, s'enorgueillissait-elle. Mais alors que ses pensées voguaient aux souvenirs partagés avec Cyril Evans, elle se rappelait de leur tentative de protéger un arbre. A bien y réfléchir, elle avait fini par accepter, voire apprécier le caractère protecteur de son aîné – même envers les plantes ! C'était d'ailleurs à son contact qu'elle avait fini par réaliser qu'elle devait renouer avec sa fratrie. Lui n'en avait pas eu la chance...
A la lisière, elle était bien incapable de se souvenir au secours de quel arbre ils étaient venus. Tout se ressemblait sous le seul regard de la Lune.

Or un craquement attira son attention et, quelques mètres plus loin, elle distinguait une lumière. Intriguée, elle sortit de la poche de sa cape sa baguette, qu'elle réussissait à nouveau à manier sans trop de difficulté, et approcha. Cela ressemblait à un Lumos, mais elle ne pouvait distinguer la silhouette derrière la nimbe.
A pas précautionneux, baguette avancée – la sérénité des berges l'avait quittée, elle avançait. Et, alors qu'elle sondait la nuit, une voix répondit à ses questions suspendues. La lumière reprit et le visage familier de Nylah Hel apparut.
« Ici, oui, tu m'étonnes que tu craignes de croiser quelqu'un ou quelque chose... Que fais-tu là, Nylah ? »
Sa partenaire de potions était une fille agréable quoique facilement distraite. Les deux jeunes filles avaient trouvé la bonne distance et s'entendaient bien – malgré les racontars et les ricanements de leurs voisins qui croyaient que leurs chamailleries étaient signe d'une discorde. Loin de là.
Toutefois, sa présence ici l'intriguait. Elle ne croyait pas les Pouffsouffle pleutres et timorés – c'était en compagnie d'une de leurs membres qu'elle avait fait la rencontre du Scroutt à Pétards – toutefois elle ne voyait pas Nylah comme une jeune fille rêvant de sensations fortes de sorte à se balader en pleine nuit dans la Forêt interdite !

« Ecoute, on pourra pas rester longtemps, le couvre-feu est dans quelques minutes. Je pourrai pas justifier ta présence avec moi sans devoir te mettre une heure de colle. Mais que cherchais-tu ici ? Si t'as une bonne raison, je peux t'aider rapidement avant qu'on déguerpisse. » En effet, Harmony n'était pas rassurée. D'abord, parce que le lieu regorgeait de créatures inqualifiables. Et ensuite et surtout, parce que le règlement interdisait sa présence ici.



Hiboux
If I told you that a flower
BLOOMED IN A DARK ROOM
would you trust it ?
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