Every rock and tree and creature has a life, has a spirit, has a name [libre]

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Nottingham Williamson
Poufsouffle
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MessageSujet: Every rock and tree and creature has a life, has a spirit, has a name [libre]   Dim 23 Oct 2016 - 11:21

Le 24 octobre 1997, 7h30

Le vent s'élance, emporte quelques branches noueuses qui peinent à reprendre leur position initiale. Dans une symphonie de craquements, le saule danse. Malgré les rhumatismes que l'humidité automnale semble réveiller, il s'éveille, il s'étire, il se courbe. Il s'incline devant elle pour mieux se dresser l'instant d'après, imposant et menaçant. Parfois, une branche fine se tend plus que les autres et si elle tendait la main, juste un peu, elle pourrait en effleurer l'écorce. Mais Nottingham s'abstient. Elle sait qu'un séjour à l'infirmerie en ce moment ne serait pas des plus judicieux. Il paraît qu'un gamin a la dragoncelle. C'est encore une rumeur, juste un bourdonnement suspicieux, mais assez pour dissuader la poufsouffle d'aller s'étendre sur un des lits de Madame Pomfresh quand la contagion reste possible. Alors elle n'avance pas encore. Elle apprivoise. Elle patiente. Elle compte sur le charme de la douceur. Sur l'acceptation hypothétique d'un vieil arbre bougon.

La brume mord le bout de ses doigts et l'adolescente les plonge sous l'épais manteau dans lequel elle est emmitouflée. Assise en tailleur dans l'herbe humide, les joues rougies par le froid, une écharpe négligemment nouée autour de son cou et les cheveux rendus sauvages par les assauts du vent, elle tâche de ne pas bouger. Au dessus de sa tête, elle entend les hiboux qui regagnent le château. Les pattes alourdies par les magazines et courriers attendus avec impatience par leurs propriétaires, ils volent tous dans la même direction. Si elle levait les yeux, elle pourrait peut être distinguer leurs silhouettes à travers le lourd manteau de brume qui recouvre Poudlard, mais il lui faudrait pour cela quitter des yeux celui qui l'obsède. Le saule vaut plus que mille hiboux.

Un soupir, long et chaud, et l'air froid s'engouffre, se faufile entre ses lèvres entrouvertes pour lui glacer les poumons.


« J'ai faim. »

Son compagnon de bois et de feuilles ne répond pas, bien sûr, mais lorsqu'elle se saisit de son sac pour y chercher un muffin, elle le voit qui se tend, qui s'agite, comme s'il craignait une agression de sa part. Elle sourit et du bout des doigts s'empare du sachet qui protège le gâteau aux myrtilles de la gourmandise du chaton qui s'étire paresseusement au fond du sac. Curieux, il s'extirpe de son nid et prend place sur les genoux de sa maîtresse, usant de ses charmes, ronronnant aussi fort qu'il le peut et se frottant contre elle pour quémander une miette. Il renifle le petit déjeuner de Nottingham et constatant que ce n'est rien d'intéressant pour lui, il s'éloigne avec une dignité forcée. D'un pas de chat. Équinoxe avance droit vers l'arbre qui l'ignore. Elle a déjà remarqué cela au cours des années précédentes. Le saule ne semble pas s'intéresser aux animaux. Il les ignore, simplement. Ils ne sont pas une menace. Ils ne sont pas l'ennemi. Elle est l'ennemi. Quoi qu'elle fasse, elle ne parvient pas à être autre chose.

Alors elle mange. En silence, en tête à tête. Face à son désintérêt apparent, à son calme évident, l'arbre s'apaise. Le vent se calme un instant, et tout se fige. Nottingham sourit. C'est le moment. Prudente, elle mesure chaque mouvement. Décroise les jambes, pose les mains à terre… Rien. Pas de réaction de la part de l'arbre. Elle respire longuement, profondément et à quatre pattes, tend la main. Lentement, pas très loin. Elle sait qu'il pourrait la toucher s'il s'éveillait. Mais pour le moment, rien ne se passe. Elle tend un peu plus la main et s'immobilise. Assis au pied du saule, Nox l'observe, curieux. Il se demande probablement quelle mouche l'a piquée, encore peu habitué à ses manies. Alors qu'elle gardait la tête basse jusqu'ici, comme pour se soumettre à un animal plus gros qu'elle, la sorcière lève les yeux. L'arbre est d'un calme impressionnant, et elle se félicite. Elle n'est jamais allée aussi loin depuis qu'elle a cessé de courir bêtement vers lui, depuis qu'elle privilégie la patience à l'effet de surprise raté.

Mais soudain, il se tord, se ploie, s'élance vers elle. Trop rapide et trop fort. Une branche lui bat la main et Nottingham recule avec un cri, tombe lourdement sur ses fesses et serre sa main blessée contre elle.


« Pourquoi ? »

L'arbre ne cesse plus de remuer, et elle se retourne. Tout allait bien, alors elle ne comprend pas. Jusqu'à ce qu'une voix se fasse entendre derrière elle.
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Eleonora McPhee
Poufsouffle
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MessageSujet: Re: Every rock and tree and creature has a life, has a spirit, has a name [libre]   Lun 24 Oct 2016 - 14:35

Une fois n’était pas coutume, Elo se réveillait tard, ce matin d’octobre. D’ailleurs, elle était même réveillée par Roquefort, qui lui marchait tranquillement sur le visage. C’était donc une patte dans la bouche et une longue queue autour du nez, que la Poufsouffle ouvrait les yeux en maugréant.
La soirée avait été longue. Elo devait terminer un difficile essai d’arithmancie. Elle n’en avait pas eu le temps, avant le début de sa ronde de nuit. A son retour, elle avait donc dû achever son travail, à son retour. A une heure aussi tardive, elle était bien moins performante et c’est donc vers 2 heures du matin, qu’elle s’était faufilée dans son dortoir, avait regardé les lits vides et s’était enfin glissé sous ses draps encore glacés.
Le lendemain matin, le réveil était par conséquent plus difficile que d’habitude. La préfète était la dernière dans le dortoir. Décidément, depuis le départ de Molly, les choses avaient bien changé.

Elo attrapa le rat et le posa de côté, avant de bailler en s’étirant longuement. Elle lança ensuite ses draps au loin, pour aérer son lit et laisser la fraicheur de la pièce la réveiller davantage.
Elle sauta ensuite hors du lit et enfila rapidement des vêtements propres. En arrivant dans la salle commune de Poufsouffle, elle croisa quelques retardataires et d’autres qui revenaient déjà de leur petit déjeuner. Elle s’arrêta pour les saluer ou leur faire des bises et échanger quelques mots avec certains, puis elle fila vers la Grande Salle.
Comme chaque matin, les lieux étaient un mélange de joyeux brouhahas et de silences grommeleux. Alors que certains élèves dormaient encore, le nez plongé dans leur bol de céréales, d’autres lisaient la Gazette et leur courrier ou devisaient gaiement.
Elo but rapidement un thé, qu’elle rafraichit avec beaucoup de lait et attrapa quelques fruits, qu’elle glissa dans son sac. Elle ressortit donc rapidement, pour profiter un peu du parc, avant de se rendre en cours.

Elo sortit du château et fut saisit par la beauté du paysage. La brume couvrait d’un voile discret et cotonneux les pentes alentours et le lac. Au loin, les grands arbres de la Forêt Interdite perçaient le brouillard et leurs sommets étaient éclairés par le soleil.
Un peu plus bas, dans le parc, elle peut voir le Saule Cogneur. Il était calme, ce qui surprit Eleonora. Elle y regarda d’un peu plus près et trouva une silhouette assise à proximité. Curieuse, Elo s’approcha rapidement de celui ou celle, qui défiait ainsi l’agressif arbre. Lentement, elle vit se découper plus clairement une silhouette qu’elle connaissait bien.
Nottingham partageait le dortoir avec elle. Jusqu’à présent, emportée par la tornade Molly, elle avait eu peu de relations avec la discrète Poufsouffle, mais elle devait bien admettre, qu’elle l’avait toujours trouvée reposante et agréable et qu’elle espérait se lier davantage avec des personnes de son genre, depuis peu.
Lentement, avec sa démarche féline et discrète, Elo approcha donc de l’autre Poufsouffle. Cette dernière semblait concentrée sur le Saule et l’approchait à quatre pattes. Pour ne pas la déranger et pour ne pas inquiéter plus que cela l’arbre sauvage, Elo s’immobilisa à distance. Elle sortit son paquet de cigarettes et alluma l’une d’elles, en protégeant la flamme de son briquet dans sa deuxième main, en coupe.
Il y avait un peu de vent et elle sentait rougir ses joues, avec les assauts de la bise.
Alors qu’elle relevait les yeux sur Nottie, elle vit une branche partir et fouetter la jeune fille.
Elo n’avait pas eu le temps de l’avertir. Et elle se posa la même question, que l’autre Poufsouffle. Pourquoi ? Pourquoi cette plante était-elle si violente ? Et ses souvenirs la  renvoyèrent vers ses années précédentes, quand des élèves essayaient de toucher son tronc, de passer entre ses branches ou de récupérer des rameaux, trophées de leur témérité.
Elle prit sa cigarette entre les doigts, laissant dépasser le filtre, mais protégeant l’extrémité rougeoyante dans sa main, hors d’atteinte des assauts du vent et elle parla à la pauvre Poufsouffle.

Ça va bien Nottingham ? Il ne t’a pas fait trop mal ?
Et elle ajouta la question qui lui brûlait les lèvres.
Tu crois que les sorciers ont été si stupides avec lui, pour qu’aujourd’hui il cherche à tout prix, à nous éloigner ?
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MessageSujet: Re: Every rock and tree and creature has a life, has a spirit, has a name [libre]   Ven 28 Oct 2016 - 1:26



LE SAULE COGNEUR




P rendre l'air ; cela faisait un bien fou. Surtout avec ce début d'année bien mouvementé. Tout d'abord, à la surprise générale, elle avait été élue préfète de Gryffondor, une chose bien surprenante - sans doute était-ce son courage ou bien sa témérité qui avait fait la différence - ; ensuite, Cataleya Galvão avait fait irruption dans la vie d'Astoria comme un météorite qui se serait crashée sur terre ; puis il y avait eu les secrets et les cachoteries de Hope qui avaient été enfin dévoilés ; et finalement, il y avait cet Anonyme qui lui avait offert un cadeau en avance pour son anniversaire ; sans parler que les parents de Hestia semblaient avoir une mystérieuse nouvelle à annoncer à leur fille. Autant dire que la rentrée et le début de l'automne étaient chargés ! Alors elle avait envie de s'évader un peu. Loin de tout le monde. Pour se ressourcer.

Astoria avait d'ailleurs ignoré le petit groupe de premières années qui étaient venus la trouver alors qu'elle se promenait dans le parc. Apparemment, l'un d'entre eux avait volé des chocogrenouilles à un autre... un drame ! Mais Astoria était en pause. Alors il était absolument hors de question qu'elle se fasse enquiquiner ce jour-là. Ils n'avaient qu'à aller trouver Steven Grant ! Et, alors qu'elle tentait de les semer, ses pas la conduisirent jusqu'à l'endroit du parc où se trouvait le Saule Cogneur, cet arbre moche et actuellement déplumé. C'est alors qu'elle reconnut de loin la silhouette de Nottingham Williamson, son amie de Poufsouffle. Immédiatement, cela suffit à étirer un sourire sur ses lèvres ; elles se connaissaient depuis si longtemps que la voir lui redonnait toujours le sourire. Elle ne s'était même pas rendue compte qu'Eleonora McPhee arrivait par un autre endroit, et juste au moment où elle s'avançait... le Saule Cogneur gifla Nottie avec l'une de ses lianes.

« NOTTIE ! », cria-t-elle. « NOTTIE ! Oh non, ma Nottie... ». Et sans plus attendre, Astoria se précipita vers elle. Elle se mit à courir  jusqu'à arriver au Saule Cogneur, et manqua de peu de tomber dans la précipitation, mais elle se rattrapa à la dernière minute. Astoria arriva finalement à côté de Nottie, essoufflée à cause de sa course, et elle inspecta sa main sans un mot. « Oh.... Salut, Elo ! », dit-elle à son amie et collègue qu'elle n'avait absolument pas remarquée avant, du fait qu'elle s'inquiétait pour Nottie, qui était assise par terre. Puis elle tourna son regard vers le Saule Cogneur. Un regard courroucé. Elle fit quelques pas dans sa direction, plus en avant que ses deux amies. « Hey, toi, là, vieil arbre décrépit ! Tu n'as que ça à faire que de faire du mal aux gens ? Tu devrais avoir honte ! ». Surtout qu'il était question de Nottie, et que cette dernière était adorable. Et, dans un coup de colère, pour venger sa malheureuse amie de cet infâme arbre aussi moche que méchant, elle attrapa une pierre de la taille de sa main, et la lança de toutes ses forces sur le Saule Cogneur. Elle avait réussi son coup, car la pierre s'écrasa sur l'une ses branches. Fière quelques instants, elle arrêta de fanfaronner quand elle vit l'arbre s'agiter. « Oh.. oh... ». Plus encore quand elle vit s'abattre l'une de ses branches non loin d'elle. Elle eut tout juste le temps de s'écarter. « Vite ! Il faut partir ! ». Du géni, c'était indéniable. Et le Saule redoublait de fureur et de violence.









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Nottingham Williamson
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MessageSujet: Re: Every rock and tree and creature has a life, has a spirit, has a name [libre]   Mer 9 Nov 2016 - 18:57

Elle avait avancé. Dans sa longue tentative d'apprivoisement, Nottingham avait fait des progrès, elle le savait. Au fur et à mesure du temps qu'elle passait à le contempler, il s'apaisait. Chaque fois qu'elle revenait, il se déchaînait pourtant, comme si rien ne changeait jamais. Mais elle savait. Il se reposait plus vite, s'immobilisait plus souvent. Et elle gagnait du terrain. Oh, pas grand-chose, non. C'était une histoire de centimètres peut être, une distance probablement imperceptible pour quiconque se prenait à observer son petit manège. Mais Nottingham savait. Il faut beaucoup de temps pour apprivoiser un être. Et si cela était vrai pour un homme, un renard, ça l'était très probablement pour un arbre magique.

Pourtant, malgré cette évolution assez positive, la jeune Poufsouffle venait d'essuyer un énième échec. La main contre sa poitrine, serrée fébrilement pour tenter d'étouffer la douleur, son regard s'était fait plus implorant que doux. Elle ne comprenait pas, et pire encore, elle avait peur d'avoir cette fois réellement fait marche arrière. Assise dans l'herbe humide, elle allait questionner encore l'arbre dont les branches sifflaient de fureur lorsqu'elle reconnut la voix qui s'adressait à elle, la présence qui avait tout fait rater. Elle ne pouvait pas en vouloir à Eleonora à vrai dire. Elle savait que ce serait venu à un moment ou à un autre. Un pas de plus, un éternuement malvenu, tout aurait pu avoir cet effet sur le saule agité. Les larmes se pressant le long de ses cils, Nottingham inspecta sa main. Les doigts étaient trop douloureux pour qu'elle puisse les bouger, et toute sa main brûlait. Sa peau pâle était piquée de rouge, la peau griffée par la force du coup. Un coup de fouet sur la main n'aurait pas été plus douloureux. Pourtant elle déglutit avant d'esquisser un sourire tremblant.

« Oui, ça va. Un léger désaccord, rien de plus. Il a eu peur tu sais ? Il n'est pas méchant. »

Elle disait la chose exactement comme elle la pensait, mais l'espace d'une seconde elle se demanda si Eleonora comprendrait. Beaucoup ne voyaient le saule que comme un vieil arbre banal, simplement enchanté pour frapper quiconque l'approcherait de trop près. Il était comme le dernier piège protecteur d'un trésor, mais pour une grande partie des élèves, il n'était que du bois et des feuilles, quand elle le savait vivant, unique. Alors la question de sa camarade la surprit à tel point qu'elle ne put réprimer un hoquet et contempla le vieil arbre un instant, tandis qu'il s'éveillait de nouveau, se dressait dans une série effrayante de craquement, mué par une colère dont la source se fit bientôt connaître.

Astoria.

Comme elle allait être furieuse, la petite lionne ! Comme elle allait tempêter, pareille au saule, en constatant l'imprudence de sa chère amie. Nottingham frémit en appréhendant la réprimande. Mais rien ne vint sur le moment. Sur le visage d'Astoria, elle ne lisait que de l'inquiétude. Elle ne lui adressa même pas la parole au début, se contentant d'accorder à la préfète poufsouffle un salut trop calme pour qu'elle se sente bien. Quand Astoria était calme, l'apocalypse approchait. Et maintenant que son amie observait sa main en silence, elle réalisait avoir entendu sa voix au loin, quelques instants plus tôt. Absorbée par les mouvements du saule et l'arrivée d'Eleonora, elle n'avait pas réalisé sur le moment, mais elle se souvenait maintenant du cri inquiet à demi étouffé par la brume. La petite Greengrass allait elle exploser ? Imploser ?

« Astoria... »

Et enfin, son amie redevint elle-même, ce qui ne présageait rien de bon mais en un sens, était tout de même plutôt rassurant. Un peu. Et un flot d'insulte s'échappa de sa si jolie bouche. Sans prendre le temps de plus réfléchir, Nottingham s'agrippa à Eleonora de sa main valide pour se relever tandis qu'Astoria avançait vers le pauvre arbre, le sermonnant avec fureur. Non, non, non ! Très mauvaise idée. Et au moment où la pierre fusa - n'avait-elle pas trouvé encore plus gros que ce presque rocher ? - Nottingham cria le nom de son amie, entre tristesse et colère. Astoria visait juste et sous le choc de la pierre contre l'écorce, une petite branche se brisa. Bien sûr, l'arbre se déchaîna. Bien sûr, elles étaient dans de beaux draps.

Astoria manqua d'être touchée à son tour et Nottingham écarquilla les yeux, acquiesçant à la remarque assez perspicace de sa camarade. Elle ne lâcha pas Eleonora, et en criant aux filles de courir, elle tourna le dos au pauvre saule et s'élança sans réfléchir, droit devant elle. Le plus vite possible, le plus loin possible. Cela n'était pas réellement logique à vrai dire, il leur aurait suffit de quelques pas pour être hors de la porté des plus longues branches mais entre la surprise, la douleur, la peur, la sorcière ne réfléchissait plus convenablement. Une fois que le souffle lui manqua, elle s'arrêta subitement, libéra enfin Eleonora et s'appuya contre le tronc d'un petit arbre sans grand intérêt, totalement immobile, le temps de reprendre son souffle.

« Tu vois… c'est ça… qu'il a. Et ça répond à ta question de… tout à l'heure. »

Quand Astoria fut avec elles, la colère qui grondait fit exploser le barrage qui la retenait bien au fond d'elle et elle hurla.

« Mais qu'est ce que tu avais dans le crâne ? Tu as des envies de… tu...Raaaah ! Mais n'importe quoi Astoria, tu voulais mourir ou quoi ? Et puis qu'est ce qui t'a pris de lui faire du mal hein ? Et on se demande pourquoi il s'énerve tant quand on l'approche ! Ça t'arrive d'avoir du respect ? »

Puis la rage s'essouffla. Assez vite à vrai dire. Et elle enlaça son amie d'enfance, la serra contre elle en soupirant, sa voix se faisant à nouveau douce et plus mesurée.

« Je suis désolée, j'ai eu très peur. »

Elle recula d'un pas et avec une moue gênée, demanda à ses deux amies si tout allait bien.
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MessageSujet: Re: Every rock and tree and creature has a life, has a spirit, has a name [libre]   Aujourd'hui à 23:02

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