You cannot run away from weakness. - Féliks

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Invité
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MessageSujet: You cannot run away from weakness. - Féliks   Jeu 3 Nov 2016 - 19:32



PEOPLE CRY NOT BECAUSE THEY ARE WEAK ;
IT'S BECAUSE THEY HAVE BEEN STRONG FOR TOO LONG




Le temps semblait être à l'orage, ce jour-là. Du moins était-ce qu'Astoria pensait voir depuis les grandes fenêtres de son dortoir. Pourtant, il ne pleuvait pas. Le ciel laissait deviner les formes vaporeuses des nuages, alors que le jour ne s'était pas encore levé. Mais elle ne dormait déjà plus. Elle restait là, assise sur son lit à attendre. Mais attendre quoi ? Elle-même n'aurait pas su le dire. Et, d'un coup, elle en eut assez. Déjà habillée, elle posa sa cape sur ses épaules et l'attacha autours de son cou, puis elle descendit de son dortoir et quitta la Salle Commune de Gryffondor. C'était le jour de son seizième anniversaire mais pourtant elle n'avait le coeur à rien. Chaque année elle était impatiente, extatique, à l'idée de savoir ce qu'elle ferait, quels cadeaux lui seraient offerts et surtout comment la journée se passerait. Mais pas cette fois. Non, cette année serait en effet bien différente des autres. Sweet Sixteen. Quelle ironie. Cette journée ne semblait rien avoir de douce ou d'agréable, bien au contraire.

Cinq heure trente du matin et elle était déjà dans le parc de Poudlard, resserrant sa cape de sorcière contre elle pour se parer du froid. Il fallait qu'elle réfléchisse, qu'elle prenne l'air et qu'elle s'éloigne. De tout et de tout le monde. Ce n'était sans doute pas la solution, mais c'était toutefois la seule qu'elle avait. Alors, depuis près de trois semaines à présent, elle s'appliquait à ignorer les gens du mieux qu'il lui était possible de le faire ; elle s'éloignait et elle s'isolait. Elle avait de plus en plus de mal à trouver le sommeil, elle dormait peu et mal, surtout, parce qu'à présent elle savait que quelque chose lui manquait, une pièce du puzzle, et qu'il lui faudrait découvrir laquelle pour permettre aux rouages de s'enclencher. Dans le fond, elle l'avait toujours su, que quelque chose n'allait pas, mais elle avait préféré ne pas y penser car c'était plus simple ainsi ; mais à présent elle ne pouvait plus fuir l'évidence - il fallait qu'elle lui fasse face. .

Elle avait laissé les minutes s'écouler, les heures défiler, et ne s'était même pas donné la peine de se présenter dans la Grande Salle pour le petit déjeuner. Elle avait assisté au lever du soleil. Là, debout face au Lac Noir, les pieds à tout juste quelques centimètres de l'eau, elle jetait des cailloux devant elle, au hasard, alors que de l'autre côté de la rive, elle discernait difficilement ces formes sombres qui représentaient des sombrals, créatures étranges et sinistres qu'elle pouvait à présent voir. Mais pourquoi elle ? Et tandis que les premiers rayons de lumière de la journée éclairaient l'étendue d'eau, elle jeta tous ses cailloux dans l'eau d'un seul coup, énervée, et partit un peu plus loin, comme une enfant boudeuse. Elle s'assit dans l'herbe, adossée contre une pierre, et continuait de fixer devant elle un point imaginaire. Son regard était plus dur que d'habitude, plus sombre et plus contrarié, surtout. Et sans doute tiré par le manque de sommeil. Mais alors que cela aurait sans doute dû la rendre moins énergique, au contraire, la fatigue l'énervait et la tenait éveillée.




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