Cours de Métamorphoses pour les 6&7èmes années - Humanus Objectum

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Aristarkh Merejkovski
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MessageSujet: Cours de Métamorphoses pour les 6&7èmes années - Humanus Objectum   Ven 11 Nov 2016 - 12:12


Le château dormait encore et tout son énorme corps semblait envoûté par ce sommeil si calme et impassible. Les énormes pierres des murs parvenaient encore à soutenir les quelques bruits causés par les ronflements ou autres paroles d’êtres encore pris dans leurs rêves. L’aube se levait, le soleil venait pourfendre le voile sombre de la nuit pour, lentement, naître à travers les rideaux des fenêtres. Quelques bestioles fuyaient cette arrivées, se réfugiant dans la Forêt, d’autres, au contraire, s’élevaient dans les airs, se dégourdissant les membres de quelques battements d’ailes. La journée allait être douce et agréable, le temps serait sans doute radieux pour ce mois de septembre qui marquait la rentrée des classes et, quelle chance, les élèves n’étaient pas encore découragés par la charge énorme de travail que leur donneraient à faire leurs professeurs. Tout allait bien dans le meilleur des mondes.

Pas pour Aristarkh, visiblement. Eveillé depuis bien longtemps maintenant, il se sentait pris d’un mal de crane à faire tomber un ogre d’un âge vigoureux. Ses sourcils se fronçaient plus encore qu’à l’ordinaire et pour lutter contre cette douleur, il ne trouvait pas mieux que visiter ce château qui l’accueillait désormais. L’obscurité offerte par les couloirs encore cachés du père lumineux reposait l’esprit du vieil homme qui profitait finalement de la tranquillité régnant dans ces passages qui deviendront, il le sait, rapidement engorgés de jeunes gens bruyants et ne seront que spectateurs passifs des bêtises de la jeunesse. A l’idée, Aristarkh grognait. C’était bien là un des inconvénients de sa nouvelle condition de professeur, à quoi bon le bruit, toujours le bruit ?

De sa main amaigrie à la peau tombante et violacée, il poussa le bois sombre qui formait la porte de sa salle de classe. Ça ferait l’affaire. Aucune excentricité, des plafonds hauts et des tables espacées, un climat propice au travail. La satisfaction de voir son lieu de travail déjà en état lui enleva le souci de le mettre à son goût. Pour autant, il lui restait un petit ajout à faire pour que tout soit fin prêt. D’un geste de sa longue baguette et dans un murmure, le vieillard jeta un sort qui fusa de milles jets sur les parois de la pièce dans laquelle il se trouvait. Les filins argentés parcouraient les angles de tous coins et glissaient comme des serpents, se rejoignant pour délimiter les faces de la salle de classe. Puis, plus rien. Le sort était en place, Aristarkh était déjà concentré sur une nouvelle chose. Ce sort d’isolation phonique suffirait sans doute à préserver ses élèves de l’agitation extérieure.

Le nouveau professeur rôdait autour de son bureau, canne en main, prêt à dégainer. D’un geste lent, presque fatigué, il vint s’assoir sur la chaise de bois posée face à toutes ces tables qui se multipliaient à perte de vue jusqu’au fond de la pièce. Il s’en leva très rapidement, un rictus au visage, cela ne lui convenait visiblement pas. Le bras du vieil homme se mit à s’agiter dans le vide, formant des gestes amples et complexes avec une précision et une fermeté surprenante pour un tel âge. A mesure de ses mouvements et de son incantation, la chaise s’était rapidement transformée, s’élargissant et s’élevant pour former un nouveau meuble, plus impressionnant et sans aucun doute plus confortable. Le bien plus élégant fauteuil noir paraissait un trône comparé au reste du mobilier.

Sans qu’il s’en soit rendu compte, Aristarkh avait montré ses premiers talents en Métamorphoses devant les premiers élèves arrivés discrètement dans la classe. Surpris, le vieux Merejkovski le masqua, feintant d’avoir entendu les intrusions premières qui laissaient maintenant cours à une arrivée progressive d’un tas d’élèves. Par chance, il commençait par les élèves de sixième et septième année, les gamins attendraient le soir pour rencontrer leur nouveau professeur de Métamorphoses.
Les murmures se répandaient depuis quelques minutes déjà, la porte avait été fermée et le professeur allait maintenant commencer son cours. Plus qu’une simple isolation au bruit, le sort du vieil homme donnait une atmosphère toute particulière à cette salle de classe, comme si elle était coupée du monde, les élèves s’en rendirent d’ailleurs compte rapidement, certains se sentant même malades.

« Aristarkh Merejkovski, ainsi se nomme celui que vous aurez le bonheur, ou le malheur à vous de voir, d’avoir pour professeur de Métamorphoses pour cette année au moins. Je ne vous cacherai pas n’avoir aucune idée de ce que vous avez pu faire l’année précédente et en avoir que peu à faire. » déclamait-il, installé dans son large fauteuil et parlant d’une voix forte que nul dans cette classe pouvait éviter. « Je ne sais pas, non plus, à quel genre de professeur vous êtes habitués. Ne vous inquiétez pas, je ne changerai pas pour m’y conformer, cela sera à vous de vous adapter. »

L’introduction avait le mérite d’être clair et un certain silence venait satisfaire le vieillard qui aimait le respect qu’on pouvait y lire.

« Vous serez confrontés, dès aujourd’hui, à des difficultés et je serai le premier à vous les plaquer devant votre vue. Vous n’échapperez pas à vos médiocrités éventuelles et certaines, ce n’est pas de cette manière que vous deviendrez de grands sorciers, d’aussi loin qu’on puisse imaginer que certains d’entre vous le deviennent. » ironisa-t-il, non sans un sourire au coin des lèvres.  L’exercice commençait d’ores et déjà à lui plaire. S’il aimait s’exprimer en public, ce qu’Aristarkh préférait de ces situations était de voir les réactions qu’il causait dans l’assemblée, aujourd’hui ne le laissait pas en reste. « Si vous trouvez mes cours trop dur, ce n’est en rien une erreur de perception de votre part, ils le seront et cela va commencer dès aujourd’hui. De plus, vos connaissances en Métamorphoses ne suffiront pas ici, il vous faudra de l’ingéniosité et une créativité repoussant vos limites, à défaut de cela, vous ne serez que des élèves médiocres nageant dans le bas niveau de la classe. Commençons. »

Les présentations étaient faites, Aristarkh marqua une pause et se leva, baguette en main. Les esprits nécessitaient un certain temps pour assimiler les propos tenus juste avant mais aussi la façon dont ils avaient été prononcés. Quelques chuchotements parcouraient la salle et le vieil homme patienta qu’ils cessent, non pas sans plusieurs raclements de gorge marquant les limites de sa patience.

« Aujourd’hui sera pour nous, je pense que vous l’aurez compris, l’occasion de faire connaissance. C’est pour vous l’occasion de montrer la meilleure facette de ce que vous êtes et pour moi de vous montrer comment nos relations se passeront. Certains d’entre vous ont, sans nul doute, un niveau en Métamorphoses proche du ridicule. Ils progresseront ou non, cela ne tient qu’à eux. D’autres se pensent bons, je leur montrerai qu’ils se trompent. La leçon d’aujourd’hui est simple et commencera par un travail pratique. » commença-t-il laissant son accent apparaître légèrement à quelques moments. « Vous ne serez aujourd’hui rien de plus que des meubles, littéralement… Du moins pour les meilleurs d’entre vous. Le jeu ne s’arrêtera pas là. Vous devez déjà avoir appris le sortilège d’Inanimatus Apparitus, j’ose l’espérer. Votre mission sera de vous dissimuler parmi d’autres objets que vous aurez créés. Pensez à tout, la Métamorphose n’est pas que visuelle, de plus, rien ne vous empêche de tromper mes sens en accordant certaines propriétés humaines aux objets que vous créerez, avec un peu de ruse, vous m’aurez peut-être, je vous laisse le croire. »

La leçon était lancée et le défi clairement exposé du nouveau professeur n’allait pas avoir de mal à attiser l’esprit joueur de certains élèves, ou au moins leur ego. La transformation humaine était des plus compliquées à maîtriser et certains sorciers de cette salle peinait déjà à faire apparaître des pots de fleur, difficile d’imaginer un succès général. Au fond de lui, Aristarkh espérait tout de même quelques surprises, une ou deux illusions qu’il mettrait plus d’une minute à résoudre…

« Tout se passe dans votre tête. Humanus Objectum n’est qu’une incantation qui libérera le sort mais celui ne sera créé que par la force de votre mental. Ce n’est pas tant une question de magie que d’intelligence, à vous de vous démarquer. A vos baguettes. »


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Jasper L. Greengrass
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MessageSujet: Re: Cours de Métamorphoses pour les 6&7èmes années - Humanus Objectum   Sam 12 Nov 2016 - 21:17


Le décès de l'éminent Albus Dumbledore avait changé bien des choses au sein des murs de Poudlard. L'école avait vu sa hiérarchie entière chamboulée suite à la nomination au pouvoir de Miss Minerva McGonagall. Le poste de métamorphose, autrefois occupé par la nouvelle directrice s'en était retrouvé vacant, le poste de Sortilèges aussi suite à la retraite du professeur Flitwick. Tous les élèves en parlaient depuis des jours et des jours, sans cesse, spéculant sur qui et comment seraient les nouveaux arrivants. Certains, dont les parents travaillaient au Ministère connaissaient déjà la professeure de Sortilèges, Julina Fergeot. L'avis était mitigé, certains Sang-Purs commençaient déjà la détester parce qu'elle était contre la pureté du sang, et d'autres élèves la trouvaient excellentes. Pour avoir eu un cours avec elle, Jasper était assez optimiste sur son verdict. Elle semblait sympathique, chaleureuse, compétente et tolérante. Pas étonnant que l'Aristocratie ne l'aime pas, la tolérance avait toujours été mal vu et Dumbledore, à cause de ça, s'était fait un paquet d'ennemis dans ce milieu.

Mais celui qui passait au crible aujourd'hui se nommait Aritstarkh Merejkovski. Nouveau professeur remplaçant la très célèbre et populaire Minerva McGonagall, connue pour sa rigueur, sa justesse et ses capacités pédagogiques, nul doute qu'il devrait faire ses preuves pour rivaliser avec sa prédécesseur car il y aurait sans aucune hésitation possible bon nombre de comparaisons faites. La première heure, pour chaque classe, serait donc un moment crucial autant pour les élèves que pour le professeur, tant dans la relation qu'ils allaient nouer que dans l'avis que tous se feraient de lui.

L'approche d'Aristarkh fut bien plus brutale que Miss Fergeot. Alors que celle-ci avait salué les élèves en les invitant à s'asseoir à mesure qu'ils entraient en leur offrant à tous un cookie, ce fut un silence rigoureux qui accueillit les élèves de sixième et septième année ce jour-là. Le professeur, selon les dires de certains, venait de transformer une maigre chaise inconfortable en un massif fauteuil noir plus large que le bureau derrière lequel il se tenait.

A mesure que le professeur parlait, une fois tous les élèves arrivés, Jasper vit la surprise, voir même le mépris se dessiner sur le visage de certains. Le Gryffondor resta impassible, son sourire toujours gravé, son buste droit, ses yeux fixés sur le professeur qui essayait des les impressionner. La relation élève-professeur avait été toujours, qu'importe ses acteurs ou l'établissement, une relation de force. A partir de là, deux types de professeurs se démarquaient : ceux qui privilégiait des relations cordiales en usant de ce pouvoir pour établir un respect mutuel et prôner une pédagogie favorisant l'enseignement et ceux marquant plus fort que nécessaire cette relation de force pour intimer à tous de façon plus ou mois subtile un silence, une rigueur, une concentration et une écoute à toute épreuve, sans quoi tomberait inévitablement des sanctions. A dire vrai, Jasper voyait très bien de quel bois était taillé Aristarkh, le genre de professeur souffrant sans aucun doute d'un complexe d'infériorité flagrant, mais il n'en avait cure. Rogue était de la même étoffe et qu'importe la difficulté prétendue de ses exercices fallacieux, il avait toujours réussi à décrocher sans se forcer un Optimal sous le sourire forcé mais grinçant d'un Professeur déçu. Il avait des facilités, le sort serait maîtrisé en une heure, deux si, comme le disait si bien le professeur, l'incantation était ardue.

C'est donc serein qu'il aborda l'exercice, commençant par dupliquer à coup de baguettes les différents objets présent autour de lui qui formèrent bientôt un tas informe d'objets de cours. Les plumes, les encriers, les cahiers se démultipliaient sous les coups souples et précis du jeune Lion, bien décidé à montrer toute l'étendu de son talent au professeur aigri. Le comportement et le discours de ce dernier ne gênait pas outre-mesure Jasper qui, n'avait jamais noué de liens quelconques avec le corps professoral, n'espérant d'eux rien de plus qu'ils fassent leur métier, enseignent, sans avoir à nouer des relations avec. Des objets qui d'abord n'étaient que des copies exactes de ses affaires. Faire apparaître un objet qui se tenait déjà devant nous n'avait rien de bien compliqué. C'était simplement un sort de transfert plus complexe, le plus grand effort à fournir étant simplement de concentrer son regard sur l'objet que l'on voulait cloner. L'Inanimatus Apparitus, en contre partie, devenait plus à même de provoquer des difficultés pour les élèves les moins doués dès qu'il est question d'imaginer dans son esprit l'objet en question.

Certains, sous l'effort ou l'énervement, criaient les incantations adéquates. Jasper lui, se contentait de pointer sa baguette dans la direction voulue et les objets se créer, semblaient sortir de la baguette sous un jet discontinu et varié. Ils faisaient apparaître et disparaître les objets sans même que ses lèvres n'esquissent un simple geste, son esprit tendu vers d'autres sphères, ses yeux suivant mécaniquement ses mouvements amples et affirmant sa naissance dans un milieu fort aisé. L'adolescent dégageait une grâce certaine, une prestance que peu de sorciers avaient le plaisir de connaître. Il en était arrivé à l'étape intermédiaire, il ne s'agissait plus de copies mais bien d'imaginer, de demander à son cerveau de créer une sorte de modèle en trois dimensions d'un objet qui tromperait le professeur. Jasper, pensait même peut-être pouvoir essayé quelque chose qu'il avait lu dans l'un des livres de ses parents, un manuel qui s'était avéré particulièrement intéressant et enrichissant mais rempli de sorts complexes qu'il n'apprendrait pas avant plusieurs années.

Il avait douté de l'utiliser à mesure qu'un cahier avec des sourcils, un sac avec une bouche puis une plume avec deux yeux se formaient devant lui. Un mince tapis d'objets était présent sur sa table à mesure qu'il les disposait soigneusement, en vérifiant la qualité de ses copies et de ses efforts. Si une réplication présentait un défaut, il jetait un Évanesco, l'objet se dématérialisait alors devant ses yeux...

Enfin, l'instant le plus important arrivait. Il avait réservé la majorité de ses forces et de sa concentration aux deux sorts qui allait parachever son oeuvre. Soit ils les réussissait, et l'exercice serait amplement réussi. Soit il échouait et serait relégué au rang d'élèves moyens, pas médiocres mais pas loin, vu le barème strict et rude que devait être celui de Mister Merejkovski... Humanus Objectum et sa touche secrète. Un brin de culot qui lui apporterait soit l'admiration du professeur, soit son mépris. Tout ou rien... Il se répéta dans sa tête qu'il avait déjà fait des sortilèges bien plus complexes au club des duels, des sortilèges qui nécessitaient à certain des jours et des jours de répétitions intensives. Il se concentra donc, se remémorant en détails la page qui l'avait inspiré. Il se força à se détendre, brandissant sa baguette sur la plume avec des yeux, expirant, inspirant, expirant. Il fit le geste qu'exhortait la page et murmura l'incantation pour s'assurer la plus grande chance de réussite.

« Animatus. »

La plume se mit à cligner des yeux. Jasper ne savait pas si l'animation était suffisamment bonne pour tromper le professeur et même si elle tiendrait plus de quelques secondes. Respirant une dernière fois, il se força à tendre sa volonté un maximum vers ce à quoi il voulait ressembler. Sans savoir réellement le geste qu'il devait effectuer, il pointa sa baguette sur le haut de son crâne et formula l'incantation.


« Evanesco. Humanus Objectum. »

Alors une plume tomba sur le sol, la table disparut et tous les objets que Jasper avait cloné depuis le début de l'heure tombèrent sur le sol dans un fracas étouffé par le sort lancé auparavant par le professeur. Et le jeune Gryffondor disparut sous un tas d'objets hétéroclites mais identiques entre eux. Des dizaines de plumes, d'encriers, de sacs en tout genre étaient amassés au même endroit. Et sur le tas, en évidence, il y avait un sac avec une bouche, un cahier avec des sourcils et une plume avec des yeux qui clignaient. Les jeux étaient faits, les dés étaient lancés. C'était au tour de Mister Aristarkh Merejkovski, désormais.     
Résumé:
 
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